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    Restauration collective : Eurest Maroc redéfinit sa stratégie

    Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    Nouvelle équipe dirigeante, création de nouvelles fonctions, nouveaux marchés et créneaux... Eurest Maroc renforce ses positions sur le marché marocain de la restauration collective. L'entreprise double son chiffre d'affaires et le nombre de repas servis par jour.


    L'Université Al Akhawayn (1.000 repas/jour), la RAM (1.200), General Tire (800) et le Gazoduc (600 repas/jour), viennent d'intégrer le giron d'Eurest Maroc, société de restauration collective, qui totalise aujourd'hui 13.000 repas par jour contre près de 6.000 en 1994.
    L'entreprise double ainsi le nombre de repas et annonce un chiffre d'affaires pour 1995 de l'ordre de 30 millions de DH et de 65 millions de DH pour 1996.
    Depuis son arrivée à la tête d'Eurest Maroc il y a un peu moins d'une année, M. Arnould della Faille se dit "satisfait du bilan, mais des efforts restent évidemment encore à fournir, le marché de la restauration collective au Maroc étant en pleine expansion".
    Côté chiffres, pour l'année 1996, avance-t-il, Eurest Maroc projette d'atteindre près de 3,5 millions de repas, consommera 1.800 tonnes de fruits et légumes, 600 tonnes de viandes, poissons et poulets, 2,5 millions d'oeufs et 3,5 millions de parisiennes.
    Outre l'investissement de la cuisine centrale(1) réalisé en 1994 pour un montant de 5 millions de DH, Eurest Maroc a investi en 1995 près de 2 millions de DH. Entièrement autofinancé, cet investissement a été destiné à l'achat de matériel de cuisine et des caisses informatiques placées au niveau des entreprises, système d'encaissement utilisant le badge du personnel pour le pointage et le paiement des repas. Aujourd'hui, les prix des repas varient entre 24 et 45 DH, les entreprises finançant plus de 70% du coût.

    Management décentralisé


    Par ailleurs, au niveau de la redéfinition de la politique du groupe, la société s'est dotée d'une nouvelle structure interne et a mis en place un management largement décentralisé, afin de tenir compte des spécificités locales et de la gestion des ressources humaines. "Auparavant, tous les pouvoirs de décision étaient concentrés entre les mains de la Direction Générale, situation normale eu égard à la taille de l'entreprise il y a quelques années. Aujourd'hui le marché s'est développé, la structure de l'entreprise a suivi", explique M. della Faille.
    Ainsi, la société a concentré ses efforts sur la création de nouveaux postes et de nouvelles fonctions. Les changements ont notamment touché le département de la finance avec la mise en place d'un système de gestion comptable analytique de contrôle budgétaire, suivie de la création de la direction administrative, de la direction commerciale et marketing. Les changements ont également concerné le renforcement de l'équipe opérationnelle avec à la tête deux directeurs, dont un chargé du suivi de la cuisine centrale et l'autre du service traiteur. Ce dernier créneau, qui concerne l'organisation de manifestations au sein des entreprises (cocktails, séminaires, inaugurations...), vient d'être intégré parmi les activités de la société.

    Par ailleurs, la filiale marocaine possède son département ingénierie intégré, spécialisé dans l'aménagement et l'équipement des restaurants et cuisines. Ce département intervient comme concepteur et parfois même comme maître d'ouvrage délégué, dans la création ou la restructuration de restaurants. L'entreprise réalise ainsi les plans pour les cuisines des entreprises, oriente le projet, définit les zones et les plans définitifs. Elle élabore également un cahier des charges pour le matériel, et éventuellement l'adjudication et la commande, l'exécution et la réception de l'installation. A l'actif d'Eurest, plus de 30 missions d'ingénierie.
    Le fonctionnement de "toute cette machine", tient à préciser M. della Faille, repose sur un certain nombre de règles. Il s'agit principalement de la fidélisation de la clientèle (avec à l'actif d'Eurest Maroc près de 35 références sur Casablanca, Rabat et El Jadida) ainsi que de la constance dans la qualité basée sur des analyses bactériologiques alimentaires régulières au niveau de la cuisine centrale et des établissements dôtés des structures adéquates.

    Diversification


    Depuis sa création en 1985, Eurest Maroc diversifie sa clientèle. La société compte ainsi parmi ses contrats la restauration scolaire et universitaire et envisage le développement du secteur hospitalier. "Celui-ci, souligne M. della Faille, s'ouvre de plus en plus à la restauration collective, avec des exigences spécifiques, telles que des menus personnalisés et conformes aux prescriptions médicales". Aussi, la société est en cours de finalisation d'études au niveau de ce créneau avec le concours et l'assistance technique de professionnels internationaux de la gestion hospitalière d'Eurest International.
    Enfin, concernant les problèmes que vit actuellement le secteur, M. della Faille met l'accent sur le problème de "la concurrence déloyale qui fragilise extrêmement la position d'Eurest sur le marché marocain".
    Des démarches auprès des administrations concernées seront entreprises afin de "leur expliquer que nous représentons 600 emplois qui sont en péril à cause de la concurrence déloyale de traiteurs indépendants qui ne respectent aucune loi, ni de déclaration du personnel, ni de déclaration de TVA, ni de garantie qualitative...".

    Meriem OUDGHIRI

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