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    Réseau électrique : Laâyoune raccordée en 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:220 Le 07/03/1996 | Partager

    Le réseau électrique qui arrive actuellement jusqu'à Tan-Tan sera étendu à Laâyoune dans deux ans. Cette connexion va permettre, entre autres, d'accroître de 97 Mw la puissance installée de la ville et de rapprocher l'échéance de raccordement de l'ensemble des provinces sahariennes. Coût du projet: 182 millions de DH.


    La ligne de raccordement du réseau d'électricité de Laâyoune au réseau national via Tarfaya et Tan-Tan sera opérationnelle en 1998, selon l'Office National de l'Electricité (ONE). Le coût du projet s'élève à 182 millions de DH. Selon de premières estimations, cet investissement devait nécessiter 305 millions de DH. Ce moindre coût a été obtenu suite à un réexamen de tous les paramètres de construction de la ligne, l'accent ayant été mis sur l'optimisation des moyens internes. Ainsi, la réalisation des travaux de montage, de vérification et de mise en service de la ligne, notamment, va être assurée par les propres équipes de l'Office.
    Cette ligne de raccordement de 225KV est la réponse optimale aux objectifs prioritaires, politiques et économiques du pays. C'est en substance ce qu'a affirmé, lors du dernier Conseil d'administration de l'Office, le Premier ministre, M. Abdellatif Filali, pour rappeler l'importance du projet.
    En vue de répondre aux besoins en électricité de Laâyoune, l'ONE pouvait, soit acquérir tous les quatre ans un groupe supplémentaire de 7 Mw au prix de 160 millions de DH (valeur 1995), soit connecter Laâyoune au réseau du pays. Si l'Office a finalement opté pour la seconde solution, c'est parce qu'une étude économique à court, moyen et long termes a permis de révéler que le raccordement représentait en effet la solution optimale. De plus, le bon sens voulait également que les infrastructures déjà en place soient rentabilisées.

    Au-delà donc de son aspect politique, la construction de la ligne Laâyoune-Tan Tan vise à augmenter la capacité d'alimentation en électricité de toute la région. En effet, et selon les prévisions de l'ONE, la consommation de la ville est appelée à croître de 12% jusqu'à l'an 2000. La puissance appelée par la ville de Laâyoune et sa région varie actuellement entre 6Mw durant la journée, 12 Mw à la pointe (entre 18h et 23h) et 3,5 Mw de minuit à 6h. La centrale de Laâyoune garantit une puissance de 14 Mw. Elle est dotée de trois groupes Diesel de 7Mw fonctionnant au fuel lourd.
    La capacité d'alimentation en électricité devait être améliorée également en prévision de la mise en service par l'Office National de l'Eau Potable (ONEP) d'une station de dessalement d'eau de mer. Cette dernière est entrée en fonction en novembre dernier et appelle, toujours selon l'ONE, une puissance de 3 Mw. D'ailleurs, pour assurer la satisfaction de sa demande énergétique croissante, l'ONEP participe à hauteur d'un tiers environ (60 millions de DH) au financement de la ligne Laâyoune-Tan-Tan.

    En sortant Laâyoune de son isolement, l'ONE va donc accroître de 97 Mw la puissance installée de la ville et améliorer la rentabilité de la ligne haute tension qui s'arrête à Tan-Tan. Bien plus, l'extension du réseau électrique jusqu'à Laâyoune va permettre de "rapprocher l'échéance de raccordement de l'ensemble des provinces sahariennes et d'exploiter les possibilités de mise en valeur des potentialités d'énergies renouvelables, notamment à Dakhla". La qualité des vents soufflant sur cette ville offre l'opportunité de la construction d'un parc éolien d'une capacité supérieure à celle de Koudia Blanco à Tétouan (50 Mw), affirme l'ONE.
    Parallèlement à la centrale de l'ONE, Phosboucraâ, filiale de l'OCP, dispose de ses propres moyens de production d'électricité pour une puissance de 76 Mw. C'est d'ailleurs l'OCP qui a, conformément à une convention conclue avec l'ONE, assuré de 1985 à 1988 l'alimentation de la ville et de sa région. Depuis, l'interconnexion ONE-OCP permet "un secours mutuel". Les deux Offices étudient actuellement les possibilités d'optimiser l'utilisation de leurs moyens respectifs et de connecter les groupes de Phosboucraâ au réseau national.

    Hakima EL MARIKY

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