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Courrier des Lecteurs

Reprise timorée du secteur non agricole

Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

Les perspectives de croissance sont bien meilleures qu'en 1997. Cependant, les supputations vont bon train quant au score qui sera réalisé. Raréfaction des pluies et hésitation du secteur non agricole atténuent l'optimisme affiché en début d'année.


LA question demeure. Quel sera le niveau de croissance en 1998? A l'évidence, la raréfaction des pluies, constatée entre la mi-février et la fin mars, a sensiblement tempéré l'optimisme des conjoncturistes, plus particulièrement pour ce qui concerne la production céréalière qui continue d'avoir un fort impact sur l'ensemble de l'économie. Cette incertitude vaut également pour le secteur non agricole. La raison: une tendance très nette ne s'est pas encore dégagée, du moins si l'on se réfère aux anticipations des chefs d'entreprise interrogés par la Direction de la Statistique dans son enquête de février.

Pour le premier trimestre, cette Direction misait sur une progression de 4,3% en glissement annuel de la valeur ajoutée des industries de transformation. Hormis les IMME (Industries Mécaniques, Métal-lurgiques et Electriques), tous les autres secteurs devraient être en progression. Côté mines, la croissance initialement attendue au cours du premier trimestre est de 5,3% en glissement annuel, tandis que la valeur ajoutée du secteur énergétique devrait croître de 2,1%, particulièrement sous la poussée du raffinage et de l'amélioration de la production d'électricité et d'eau.
De l'enquête qualitative de février il ressort que le secteur non agricole se montre relativement timoré. A en croire les chefs d'entreprise interrogés, l'augmentation de la production minière devrait être moins importante que lors du dernier trimestre 1997, marquant une variation de 1% en raison de la baisse anticipée de la demande globale.
L'effectif employé dans le secteur énergétique resterait stable, malgré une augmentation de 5% de la production. Idem pour l'industrie de transformation qui ne devrait connaître qu'une progression de 1% de la production.

Commerciaux et financiers


Quand bien même les opérateurs économiques ont généralement l'habitude de tirer vers le bas, cette situation hésitante se lit à travers les chiffres du mois de janvier publiés dans le bulletin mensuel de la DS, «Repères Statistiques». La production nette d'électricité a totalisé 1.005 MkW/h, en hausse de 6,2% par rapport au même mois de 1997. Dans le même temps, le volume de pétrole mis en oeuvre chutait de 7% en janvier 1998 par rapport au premier mois de 1997 à 440.300 tonnes. Paradoxalement, l'évolution positive du secteur énergétique prévue pour le premier trimestre est attribuée à l'activité de raffinage par les opérateurs économiques.
Quant à la production de phosphates, elle s'est appréciée de 5,5% par rapport à janvier 1997 à 1,872 million de tonnes. Chemin inverse pour le secteur cimentier qui a concédé un recul de la production de l'ordre de 9,2%, marquant 416.000 tonnes (non comprise la production d'Asment) contre 458.000 en janvier 1997. Outre Asment dont la capacité est d'environ 625.000 t/an, les pluies enregistrées au cours du même mois ne constituent pas le seul facteur explicatif. L'attentisme général qui a précédé la désignation du premier ministre peut être invoqué.

Quant au tourisme, il affiche une sensible fermeté. En janvier, le secteur a enregistré 103.000 entrées, marquant une hausse de 18,2% par rapport au même mois de l'année précédente. Corrélativement, les nuitées se sont améliorées passant de 604.000 en janvier 1997 à 707.000. Cette évolution favorable est confirmée par des hôteliers de Marrakech et Agadir, destination qui affiche complet pour l'Aïd. Néanmoins, «les recettes ne suivent pas en raison des bas tarifs», déplore-t-on.
Les hésitations du début de l'année sont aussi reflétées par la bourse, un indicateur qu'il convient désormais de prendre en considération pour mesurer le niveau de confiance.
Comparativement à la même période de 1997, le volume des transactions a chuté de 29,5% à fin février à 2,4 milliards de Dirhams.
En somme, le bon alterne avec le moins bon. Chez les entreprises, la démarche consiste à doper les ventes et à serrer les cordons de la bourse ou accélérer les recouvrements. L'observation des offres d'emplois le confirme. Les employeurs manifestent une forte demande pour les commerciaux et les financiers.

Alié Dior NDOUR

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