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Reportage : El Jadida: Des atouts mais…

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. Malgré quelques bonnes volontés, la ville a du mal à décoller«La province est riche par ses potentialités économiques et ses hommes!« C'est en seule une phrase qu'un simple Jedidi pourrait vous décrire la province d'El Jadida. Beaucoup d'hommes influents en politique et économie viennent d'El Jadida: feu Arsalane El Jadidi, le général Benslimane, la famille Kadiri, M. Driss Jettou... Malheureusement, la vérité est ailleurs. Certes, la province a d'énormes atouts économiques (zone industrielle, tourisme, agriculture, pêche…) et ses responsables sont de plus en plus conscients du danger que pourrait encore causer un laisser-aller. Mais c'est justement certains décideurs jedidis qui ont, pendant longtemps, marginalisé leur ville. El Jadida représente, selon certains, le symbole même d'une mauvaise gérance. «Le truquage électoral, des décennies durant, a entraîné chez les élus une absence quasi totale de responsabilité«, estime M. Mohamed Tamli (Istiqlali qui vient d'être élu), l'un des conseillers municipaux les plus intraitables de la ville.Depuis les élections de 1997, un nouveau bureau dirige le Conseil municipal de la ville. A sa tête, M. Ahmed Fayçal Kadiri, également député RNI. Il faut dire que l'actuel bureau n'a pas hérité d'une situation agréable. A cause d'une gestion antérieure désastreuse, le bureau municipal a consacré la première année de son mandant à apurer la situation financière. Depuis, plusieurs autres dossiers ont été rouverts.Le problème de l'assainissement est sans nul doute l'une des affaires les plus épineuses que les autorités (municipalité et préfecture) d'El Jadida devaient affronter. En période de pluies, on redoute le pire. Une bonne partie du réseau d'assainissement déborde sur la ville, dont les principales artères sont inondées. Pour les piétons, traverser une route relève d'un véritable exploit. Ils doivent non seulement éviter les flaques d'eau, mais également toutes sortes de débris (y compris les excréments humains). «Certaines maisons demeurent plusieurs jours inaccessibles pour leurs habitants«, déplore un commerçant de la ville.Pour mettre un terme à ce phénomène, que la presse locale (qui sort de manière intermittente, à l'occasion des voeux officiels par exemple) désigne comme étant la «honte« d'El Jadida, la municipalité a entrepris plusieurs travaux. C'est ainsi que les pompes de la station de relevage, en panne depuis près de 20 ans, ont enfin été réparées grâce au budget de la préfecture pour la somme de 6,5 millions de DH (il faut souligner ici le rôle important que joue l'actuel gouverneur unanimement apprécié). Ces travaux ont permis de résoudre sensiblement les problèmes d'inondation de la ville et de pollution de la zone industrielle.De plus, fin 1999, le Conseil municipal d'El Jadida a remis un dossier de crédit au Fonds d'Equipement Communal (FEC) pour le financement d'un vaste programme de construction de voiries et de réseaux d'assainissement. C'est ainsi que 56 millions de DH ont été débloqués.L'appel d'offres pour la première tranche du programme a été lancé quelques mois après. Il concernait d'une part la construction, pour certains quartiers, d'un réseau d'assainissement et d'autre part, la réhabilitation des voies les moins endommagées. En juin 2000, alors qu'elle n'a pas la meilleure offre financière, le marché a été adjugé à la société «La Route Marocaine« pour 21 millions de DH. Selon le président du Conseil communal, le motif de l'éviction du moins-disant est simple: un décret de 1999 sur les passations des marchés publics «nous permet de prendre en considération d'autres critères que le financier».Même scénario lors de l'appel d'offres pour la réalisation de la seconde tranche du programme. Une commission s'est réunie pour étudier les offres des différents soumissionnaires. Le service technique a choisi, encore une fois, la société «La Route Marocaine« pour la bagatelle de 20 millions de DH, alors qu'un autre soumissionnaire n'en exigeait que 17. Cette affaire a soulevé une vive polémique entre le chef de service technique, M. Hassan Kissani (fonctionnaire municipal) et le rapporteur du budget, M. Abdelkrim Tamli, un élu municipal. Ce dernier refusant d'entériner le choix de «La Route Marocaine« pour la réalisation de la seconde tranche du programme. Selon M. Rachid Aâouani, ingénieur et chef de cabinet de M. Kadiri: «La Route Marocaine nous propose un délai d'exécution de 6 mois alors que le moins-disant en exige 10«. Quant au rapporteur du budget, il estime que quatre mois de différence ne valent pas les 3 millions de DH. Ce cas montre que c'est dans une ambiance politique tendue que les affaires courantes sont traitées à El Jadida.


Centre commercial Al Kalaâ: Un dépotoir en plein centre-ville

En plein centre-ville, un terrain municipal de 4.000 m2. C'est en 1989 que les travaux de construction du centre commercial Al Kalaâ ont débuté. Il était envisagé que ce bâtiment soit également le lieu de regroupement des principales sociétés de la ville. A cause des difficultés rencontrées lors de la construction des fondations du centre, l'entrepreneur a stoppé les travaux après avoir encaissé 9,8 millions de DH. Il réclame toujours 3 millions à la municipalité, qui doit 2,1 millions de DH à la Banque Populaire. Cette dernière, malgré les concessions qu'elle a pu faire, exige également son argent. Depuis, à plus de 3 mètres de profondeur, une fuite de la nappe phréatique inonde complètement les fondations. Pire encore, cet énorme lac fait également office de dépotoir d'ordures ménagères pour les voisins. En décembre 2000, la municipalité a lancé un appel d'offres afin de colmater la brèche. Comme l'affaire a été portée devant la justice, les autorités attendent le feu vert du tribunal pour pouvoir débuter les travaux. En attendant, rien ne bouge.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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