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    Economie

    Rentrée scolaire: Plus d’élèves, moins de professeurs!

    Par L'Economiste | Edition N°:2354 Le 05/09/2006 | Partager

    . Fortes pressions sur les arrivées au collège. Cycle du bac: plusieurs changements en vueLes élèves n’ont plus que quelques jours avant de retrouver les bancs de l’école. Le ministère de l’Education nationale a fixé la date de la reprise, le jeudi 14 septembre, pour tous les établissements scolaires du Royaume. Ils seront environ 4.006.700 à fréquenter pour la première fois l’école soit une augmentation de 1,8% par rapport à l’année précédente. Pour le collégial, les estimations tablent sur 1.440.980 inscrits soit +10% par rapport à 2005. Le nombre des lycéens connaîtra également une évolution positive (+6,3%) avec 686.700 inscrits. En revanche, la généralisation de la scolarisation n’est pas encore acquise. Ainsi, seuls 95,9% des enfants en âge d’aller à l’école sont effectivement scolarisés. Ce taux est appelé à connaître une sensible augmentation suite à un arrêté ministériel datant d’avril 2006 qui ramène l’âge de scolarisation de 6 ans à 5 ans et demi. La rentrée scolaire 2006/2007 se déroulera sur fond d’achèvement du processus de restructuration des cycles primaire et secondaire et dont les manuels ne connaîtront aucun changement. En revanche, le MEN introduira pour la première fois le manuel de la langue amazighe pour la quatrième année du primaire. La nouveauté pour le cycle du baccalauréat est la mise en place de 9 filières au niveau de la deuxième année du lycée. Ceci a permis de corriger l’éclatement des options qui brouillait l’ancien système. Par exemple, au lieu des 13 filières dans la branche industrie, il n’en reste plus que deux: génie électrique et mécanique. Cette restructuration qui a nécessité la révision des programmes s’est traduite par l’élaboration de cinquante nouveaux manuels scolaires. La dernière année du bac connaîtra également des changements à partir de l’année prochaine. . Orienter plus vers les sciences et techniques La nouvelle approche consiste en une spécialisation accrue puisque les élèves auront à choisir entre pas moins de 14 filières réparties au sein de cinq grandes spécialités que sont: l’enseignement originel, les lettres, les sciences mathématiques, les sciences expérimentales et les technologies. La révision de l’architecture pédagogique est sous-tendue par la volonté d’orienter plus d’élèves vers les sciences et techniques à raison de 2/3-1/3. Il s’agit en fait de répondre au besoin criant en ingénieurs et techniciens. «Inciter les jeunes à s’orienter davantage vers les filières scientifiques n’est possible que via une meilleure élaboration des supports pédagogiques et la sensibilisation aux multiples opportunités offertes par le plan Emergence», souligne Khallaf. Cette politique commence à porter ses fruits dans la mesure où les prévisions pour l’année 2006/ 2007 font état d’une répartition de 60%/40%. Les conseillers pédagogiques jouent un rôle central à cet égard. Leur nombre sera renforcé à partir de la prochaine rentrée par soixante nouveaux conseillers d’orientation.Mais à quoi peut servir une réforme de l’enseignement en l’absence de ressources humaines de valeur? En effet, l’Education nationale souffre d’un déficit d’enseignants qui n’est pas sans porter un coup à la qualité de l’encadrement. Il n’est pas rare de se retrouver avec des classes de 43 voire 45 élèves, ce qui est à l’évidence contre-productif. Selon les estimations de la direction de l’évaluation, de l’organisation de la vie scolaire et des formations inter académiques, le déficit est de 1.600 enseignants dans le primaire et de 2.000 pour le collège et le lycée. Dans ces deux derniers cycles, le recrutement urge dans la mesure où la généralisation de l’anglais et de l’informatique ainsi que l’introduction de l’éducation musicale surcharge le corps enseignant. La difficulté de trouver des remplaçants aux enseignants absents pour maladie ou congé de maternité est une des graves conséquences de cette pénurie. Souvent, les enseignants ne savant plus où donner de la tête quand ils sont obligés de gérer à la fois leurs cours et ceux de leurs collègues absents.  Le management des ressources humaines de l’Education nationale depuis le début de la décennie est aux antipodes des recommandations de la charte de l’éducation-formation qui prévoient une augmentation de 5% des effectifs des enseignants chaque année. La rationalisation budgétaire est l’argument mis en avant par le ministère pour expliquer une réduction de moitié des postes budgétaires qui sont passés de 7.000 à 3.500.


    Le privé ne suit pas

    Si la charte d’Education et de formation recommande une participation du secteur privé à hauteur de 20% de l’encadrement pédagogique, la réalité de l’enseignement privé est encore loin de cet objectif. Au niveau du primaire, l’implication ne dépasse pas les 6,5% et chute à moins de 2% au niveau secondaire qualifiant. Cette situation s’explique par les difficultés financières qui poussent les opérateurs de formations à réclamer une amnistie fiscale et des incitations d’investissements. Autre problème handicapant pour le privé est la pénurie du corps enseignant.


    Classes intégrées

    Selon Khallaf, beaucoup d’efforts restent à fournir en matière de scolarisation des élèves aux besoins spécifiques. En 12 ans (de 1994 à 2006), seules 187 classes intégrées ont été créées avec une proportion de 13 à 15 handicapés par classe. La convention de partenariat, datant d’avril dernier, entre le ministère de l’Education nationale, le secrétariat d’Etat à la famille, le département de la Santé ainsi que la Fondation Mohammed V devrait changer les choses. Ainsi, il est prévu la création de 200 nouvelles classes intégrées chaque année sur une période de 3 ans. Déjà pour la rentrée 2006/2007, 243 nouvelles classes sont prêtes. Morad EL KHEZZARI

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