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Rentrée scolaire: Pas de nouveauté

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

La rentrée 1998-99 est presque anodine. Elle apporte néanmoins son lot de nouveautés, notamment à la Faculté de Droits de Casablanca où démarrent cette année trois types de DESS. Dans l'enseignement privé, la fiscalisation continue de faire des remous.


Pour la majorité des parents, l'addition de la rentrée scolaire est très salée. Selon l'enquête de L'Economiste, 19% des familles marocaines dépensent plus de 1.000 DH par enfant pour la rentrée sans parler des autres frais (inscription et vêtements). Globalement, la rentrée 1998-99 a accueilli 4,7 millions d'élèves (primaire et secondaire). Autant d'élèves et de parents, qui, listes de fournitures en mains, se sont rués dans les librairies et les papeteries. C'est en effet la saison des moissons pour ces métiers. Chez les industriels, c'est 50% du chiffre d'affaires qui est réalisé lors du mois de septembre.
Côté livres scolaires, pas de changement. L'année 1998-99 s'inscrit dans la continuité. Les éditeurs pourront écouler les stocks constitués et compenser par la même occasion les marges.
Cette rentrée sera quand même particulière, car elle arrive avec de nouvelles idées. C'est en effet la première année d'exercice du nouveau ministre de l'Education Nationale.
Ses objectifs à moyen terme sont ambitieux: abaisser l'âge de scolarisation à 6 ans et la généraliser en 2001. A l'horizon 2010, l'objectif est de généraliser le second cycle fondamental. En effet, après plus de 40 ans d'indépendance, la généralisation de l'enseignement est un semi-échec. Un échec tout court, si l'on n'écoute que les salons riches de Casa et Rabat...

Outre la rentrée classique, cette année verra la concrétisation d'une panoplie d'actions. C'est le cas notamment du programme national de soutien à la scolarisation en milieu rural. Une étude réalisée par le MEN sur la scolarisation en milieu rural a relevé que les enfants de près de 2.000 douars n'accèdent pas à l'école et que dans 7.230 autres douars, les enfants doivent parcourir un minimum de 2 km pour l'école la plus proche. C'est cela le vrai échec... qui explique d'ailleurs que les gens moyens et pauvres, eux, sont contents de l'école.
Si le taux de scolarisation se situe à 79% pour les enfants de 7 -12 ans, cette moyenne cache un déséquilibre de l'ordre de 30% entre l'urbain et le rural dont les taux sont respectivement de 96 et 65%. La stratégie d'action du MEN s'articule autour de 3 éléments: renforcement de l'offre, redéfinition du rôle de l'institution scolaire et sensibilisation de l'encadrement.
D'autres dispositions sont également prévues. Elles concernent le renforcement des mesures d'appui à la scolarisation: distribution de manuels et fournitures scolaires pour quelque 100.000 élèves, distribution de denrées sèches...
Côté enseignement privé, la rentrée risque d'être chaude. La fiscalisation continue à faire des remous chez les professionnels. Passer à la caisse, après 40 années d'exercice, n'est pas chose facile. Les professionnels réclament aujourd'hui un système fiscal approprié à leur activité... "Une école n'est pas une entreprise", "nous soulageons les Finances Publiques", les arguments pour refuser cette fiscalisation se multiplient.

En attendant, les écoles investissent de nouveaux créneaux: prothèse dentaire, orthophoniste et même cuisine... Pour sa part, la Faculté des Lettres de Ben M'sik risque de fermer la filière des licences appliquées. Créée il y a 6 ans, cette filière avait pour objectif de pallier les lacunes de la formation universitaire classique et faciliter l'intégration professionnelle. Aujourd'hui, confrontée à des difficultés financières et statutaires, elle risque de disparaître. Ce n'est pas le cas pour les filières artistiques qui attirent de plus en plus les étudiants aussi bien dans les universités que dans les écoles privées. Cette tendance s'explique par l'évolution du marché, la richesse de la formation et les opportunités que ces filières offrent. La rentrée universitaire s'annonce innovante cette année à la Faculté de Droit de Casablanca. En effet, celle-ci démarre trois types de DESS (Diplôme des Etudes Supérieures Spécialisées). Le premier concerne les techniques d'assurances en collaboration avec la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances. La formation doit remplacer l'ancien diplôme des techniques supérieures d'assurances. Les deux autres DESS correspondent à des filières de droit de transport et du droit européen. Des discussions sont en cours pour des accords de coopération avec la CGEM et le Ministère du Transport.

Badr a BERRISSOULE




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