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    Rentrée littéraire morose chez les libraires

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Les uns la qualifient de timide, d'autres de normale, voire de boiteuse. La rentrée littéraire 97-98 traîne le pas. Il y a peu ou pas encore de nouveaux titres sur les rayons des libraires.


    En septembre, la rentrée scolaire et le livre scolaire raflent la mise à la littérature. Ce n'est qu'une fois «l'orage» passé que les éditeurs démarrent leur nouvelle saison, autrement dit en octobre.
    «En attendant, nous préparons les publications du dernier trimestre de l'année, le programme annuel, nous commençons l'impression de certains titres...», explique M. Abdelkader Retnani, PDG d'Eddif.
    Les imprimeurs travaillant surtout sur le scolaire et le parascolaire, les éditeurs sont relégués en 2ème position. C'est ce qui fait que plusieurs titres ne sortent qu'à la mi-octobre, sinon vers la fin.
    Pour ce qui est des thèmes, l'année littéraire 1997-1998 s'annonce variée avec des préférences pour les essais traitant de la culture, de l'environnement et de la vie marocaine. «Ce sont des livres de plus en plus demandés», confie M. Retnani.
    Le roman y retrouve une bonne part «en tant que produit accrocheur et très prisé». Surtout que cette année le Prix Grand Atlas, organisé par l'Ambassade de France, récompensera le roman. Chaque éditeur en prévoit donc au moins deux ou trois titres.

    Tout ceci est réjouissant, mais le fait est là: sur les rayons des libraires, il y a peu ou pas de nouveaux titres en vue. Mme Marie-Louise Belarbi, gérante du Carrefour des Livres pense que cette rentrée est «plutôt boiteuse. Nous n'avons toujours pas reçu les programmes des éditeurs, alors que nous allons vers la mi-octobre».
    Côté événement, cette rentrée est marquée par trois grands rendez-vous qui se tiennent simultanément (entre les 10 et 20 octobre): «Le temps des livres» et «Le Maghreb des Livres» à Paris et la «Foire du Livre» à Francfort. Les libraires appelés à y participer se retrouvent un peu bousculés.
    Les éditions Le Fennec axent leur activité cette année sur la traduction avec, à côté, la sortie de titres à thèmes variés. «Quand je sors un titre et qu'il a du succès, je le traduits en d'autres langues pour le rendre accessible au maximum de lecteurs», explique Mme Layla Chaouni, administrateur.
    C'est le cas de «Rêve de Femmes» de Fatéma Mernissi, «Au nom de ma soeur» de Nabila Benaïssa, «Miséria» de Aïcha Ech-Chenna... qui seront traduits en arabe et mis sur le marché d'ici la fin de l'année.

    Chez Eddif, la tendance va plutôt vers la langue française, car outre le marché marocain, la maison vise des marchés à forte communauté maghrébine, la France notamment.
    La plupart des éditeurs sortent en moyenne une vingtaine de titres par an, avec une concentration à la rentrée. La ventilation arabe/français dépend de la stratégie de chaque éditeur et du marché qu'il vise.
    La librairie est l'un des maillons essentiels de la chaîne de la production littéraire, puisqu'elle a pour rôle d'écouler le livre sur le marché et d'assurer le contact direct avec le public. «Le lecteur est là, mais il faut l'intéresser», affirme-t-il.
    «Il faudrait que la librairie ne soit plus seulement un point de vente, mais qu'elle devienne un lieu de rencontre, de convivialité où le lecteur trouverait une personne qualifiée qui sache l'assister et l'aider dans son choix», suggèrent les éditeurs. Un lecteur a également besoin d'être constamment tenu au courant de chaque nouveauté. C'est dans ce sens qu'agit l'Association Marocaine des Professions du Livre (AMPL). Elle sort une revue, «Il Paraît», et organise des rencontres et des tables-rondes...
    De l'avis général, une émission littéraire télévisée, sérieuse et surtout régulière donnerait un coup de pouce. La balle est peut-être dans un autre camp...

    Très attendus



    - «Ibn Battouta», de Lotfi Akalay. (Le Fennec)
    Tiré de son journal de route (1325-1356), le livre retrace les voyages dans le monde islamique de cet écrivain et grand voyageur du Moyen-Age.
    - «Le Massacre de la tribu»(1), de Abdelhak Sarhane (Eddif)
    Devant les inégalités sociales, la répartition injuste des revenus... l'auteur constate qu'un changement politique est inévitable.
    (1) Ce livre devait sortir en juin, une signature était même prévue au Carrefour des Livres. Près de quatre mois après, il n'est toujours pas là!

    Hanaâ FOULANI

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