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    Economie

    Rentrée économique
    Le Maroc à deux points du plein-emploi?!

    Par L'Economiste | Edition N°:2352 Le 01/09/2006 | Partager

    . Un niveau de chômage qui rend sceptique. La campagne agricole a fourni la moitié des emplois nouveaux. Pas de débats constructifs Le taux de chômage du deuxième trimestre 2006, 7,7%, étonne plus d’un et ne cesse de nourrir le scepticisme. «Je m’avoue choqué par le chiffre de 7,7% du chômage affiché par le Haut-commissariat au plan», dit le président de l’Amith (Association marocaine des industries de textile-habillement) Karim Tazi. «Cela voudrait dire que le Maroc serait à deux points du plein-emploi?!», ironise-t-il.Même son de cloche chez le DG de l’association de microcrédit AlAmana, Fouad Abdelmoumni qui s’étonne du changement de discours. En effet, les experts nationaux ou internationaux (Banque mondiale, FMI) ne cessent de dire que pour maintenir le niveau de chômage, il faudrait constamment un niveau de croissance de 6%; et voilà que le taux de chômage a chuté brutalement, sans pour autant que le taux de croissance se soit envolé.. Masse de l’informelLe président de la Fédération des PME-PMI renchérit: «Il y a un problème de définition du chômage au Maroc. Ce n’est qu’ensuite que nous pourrions discuter des chiffres».En réalité, le HCP utilise les définitions et les standards internationaux. La méthodologie est rigoureusement respectée. Est considéré comme chômeur toute personne de plus de 15 ans n’ayant pas d’activité. Au Maroc le sens est déformé par la masse de l’informel. Seulement 2% de la population active est inscrite à la CNSS.Cela dit, une fois toutes les critiques posées, y compris celles du PJD, personne n’a de propositions pour d’autres lectures. Ce que déplore le directeur de la Statistique Jamal Boughchachen: «Il aurait été plus bénéfique de venir avec des outils d’analyses».Un débat s’impose, disent les opérateurs interrogés.Revenons aux chiffres: la campagne agricole a fourni près de la moitié des emplois nouveaux. C’est donc l’excellente campagne agricole qui gonfle les créations d’emploi. Une fois passée la campagne céréalière, le marché de l’emploi retrouvera son ancienne configuration. Ce qui montre au passage que la collecte des données par les statisticiens est correctement faite. Il n’en reste pas moins que le taux de chômage n’a de sens que sur la durée.


    Nouvel échantillon

    Le chômage se calcule désormais sur un échantillon plus grand et représentatif grâce au recensement 2004. «L’ancien échantillon se basait sur le recensement de 1994. Il était de 48.000 ménages», explique le directeur de la Statistique, Jamal Boughchachen.Le nouvel échantillonnage comporte 60.000 ménages sur l’année, dont 40.000 vivent en ville (15.000 sont sondés par trimestre).Les clés de répartition respectent naturellement les données du recensement: sexe, zone d’habitation, progression de la population de plus de 15 ans, âge.«Le nouvel échantillonnage permet d’avoir un niveau de détail significatif: les taux de chômage par province», indique Boughchachen. A la fin de l’année, ces données seront disponibles, promet son département. L’étude de l’emploi est techniquement améliorée. Reste après cela l’usage politique que chacun veut en faire. M.Kd.


    Chronologie des hausses des prix

    Pour le consommateur, les premières répercussions à la pompe de la hausse des cours du pétrole ont commencé en 2004. Les prix n’avaient pas augmenté depuis 2002. Flash-back:- 25 août 2004: +18 centimes /litre sur le gasoil- 16 mai 2005: + 50 centimes de plus à la pompe pour la plupart des produits et les industriels 500 DH la tonne pour le fuel. Le baril était à 50 dollars.*Essence super: 9,85 DH le litre (hausse de 50 centimes, soit +5,3%).*Essence ordinaire: 9,45 DH le litre (hausse de 50 centimes, soit +5,6%).*Pétrole lampant: 6,46 DH le litre (hausse de 50 centimes, soit +8,4%).*Gasoil: 6,46 DH le litre (hausse de 50 centimes, soit +8,4%).*Gasoil 350: 7,70 DH le litre (hausse de 50 centimes, soit +6,9%).*Fuel industriel: 2.581,00 DH la tonne (hausse de 500 DH, soit +24%).Les transporteurs routiers répercutent la première hausse :+8% sur les tarifsLes taxis blancs embrayent une semaine plus tard (cf. L’Economiste du 24 mai 2005,www.leconomiste.com): les petits trajet sont à 3,50 DH au lieu de 3 DH, et les grands de 6 DH au lieu de 5.- 7 août 2005: +45 centimes le litre de gasoil- 9 février 2006: +45 centimes le litre de gasoil- Août 2006: hausse des prix de l’eau et de l’électricité. Le prix de la tonne de sucre augmente de 348 DH, soit 35 centimes le kilogramme. La répercussion ne s’est pas encore faite au niveau des petits distributeurs. M.Kd&B.T

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