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    Economie

    Rentrée économique
    L’endettement de l’Etat en hausse

    Par L'Economiste | Edition N°:2352 Le 01/09/2006 | Partager

    . Le salaire réel des ménages s’est affaibli. Prix des produits à la consommation: +3,3%. La croissance par l’endettement: problèmes de répartition de richesseLE Marocain moyen a tendance à bougonner sur la conjoncture: «hausse des prix et rude été», avec une inflation de 2,9%. Pourtant la consommation des ménages est en hausse: 8,8% des crédits à la consommation par rapport au premier semestre 2005. L’inflation, par une politique monétaire rigoureuse et un taux de change relativement stable, reste en réalité contenue. Entre 1995 et 2005, le taux d’inflation est tombé de 6 à 1% (BMCE Bank, L’Economiste du 24 mai 2006, www.leconomiste.com). De plus, le soutien de l’Etat suite aux crises post-11 septembre 2001, la sécheresse, le paiement de certaines grosses factures, ont essoufflé la demande publique, surtout avec l’opération de départ volontaire. Il faut savoir que dans la zone euro aussi, et malgré les hausses successives du prix du pétrole, l’inflation se situait à 2,5% au mois de mai. Mais la relance de la demande européenne est là. Les exportations se sont accélérées (8,3%). Et les importations connaissent une forte poussée, grâce notamment à l’appréciation relative du taux de change de l’euro et la forte compétitivité des produits d’origine asiatique, lesquels, indiquent les conjoncturistes, commencent à constituer une part importante dans les importations européennes.Au Maroc, les dérives inflationnistes sont là. Outre la hausse des matières premières, la répercussion de cette hausse sur une partie des prix de vente, sans augmentation des salaires, la croissance de l’endettement intérieur influence indirectement l’inflation. Car l’augmentation de la demande se fait par l’emprunt lequel est censé, en temps t2 ou t3, produire de la richesse suffisante. Or, la croissance de l’endettement est supérieure à la croissance de la richesse. Attention donc.«Aujourd’hui, c’est l’endettement qui pourvoit à l’amélioration du niveau de vie», explique le président de la Fédération des PME-PMI, Hammad Kessal.L’endettement peut donc annuler l’effet de la croissance «et nous pourrions nous retrouver avec une croissance dont les retombées n’impactent pas les ménages marocains», poursuit-il, posant le problème de la répartition.La loi de finances 2007 est à nos portes: le gouvernement ira-t-il vers un déficit budgétaire plus grand? Difficile à faire passer dans un contexte de rareté des ressources budgétaires et des liquidités. «Ce ne serait pas tolérable: l’Etat ne peut plus continuer à jouer l’effet d’éviction en prenant des sur-liquidités sur le marché au détriment des entreprises», estime Kessal.


    Textile: Ça «cartonne» dur

    LES carnets de commandes sont pleins jusqu’à la fin de l’année pour les confectionneurs chaîne et trame sur le vêtement féminin. La bonneterie fait de moins belles performances, mais s’en sort très bien aussi.Le président de l’Amith, Karim Tazi, reste vigilant:»l’embellie est en grande partie due à l’accord d’autolimitation entre l’Union européenne et la Chine. Ne perdons pas de vue la grande frayeur de début 2005».Sur le climat de la rentrée, Tazi est confiant: «nous avons l’impression que le Maroc commence à récolter les fruits d’une politique entamée sur plusieurs fronts. La reprise de l’emploi est indéniable».M.Kd

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