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    Politique

    Renouvellement du tiers des conseillers
    Campagne électorale: «Circulez, il n’y a rien à voir!»

    Par L'Economiste | Edition N°:2353 Le 04/09/2006 | Partager

    . Aucune effervescence particulière dans les communesLe coup d’envoi a été donné vendredi à la campagne électorale pour le renouvellement du tiers sortant de la Chambre des conseillers. 90 sièges à pourvoir pour un mandat de 9 ans. La liste des candidatures, 667 réparties sur 6 collèges, a été bouclée le jeudi 31 août. La part la plus importante va au collège électoral des collectivités locales: 4 sièges et 23.213 électeurs. Le collège des représentants des Chambres de commerce, d’industrie et de services est concerné par 8 sièges, 11 pour les Chambres agricoles, 11 également pour les Chambres de l’artisanat, 1 pour les Chambres des pêches maritimes et 9 pour les représentants des salariés. Des mandats qui attisent les convoitises et pour lesquels la bataille s’annonçait rude. Tout ce beau monde, qui s’était battu pour avoir l’accréditation des partis devenue denrée rare, devait être en campagne électorale depuis vendredi dernier. Vérification sur place. Dans deux communes à Casablanca (Sbata) et à Rabat (Yacoub El Mansour) où nous nous sommes rendus, l’atmosphère était calme. Mieux encore, dans la canicule estivale, quelques fonctionnaires de la commune vaquaient sans enthousiasme à leurs occupations quotidiennes. «Campagne électorale?» Cette employée à qui nous avons posé la question paraissait surprise. «Quelle campagne?!» s’étonne-t-elle. «Celle pour le renouvellement du tiers sortant de la Chambre des conseillers». Un souvenir lui revient. Il semblait lointain. «Oui, j’en ai vaguement entendue parler. Mais vous savez, en réalité en ce mois d’août nous avons vu très peu de monde parmi les élus. La commune était vide». C’est justement en ce mois d’août que tout se jouait pour cette élection qui pourtant attise tant les convoitises. Les partis politiques, l’UMP (Union de la mouvance populaire) en tête, ont ratissé large pour briguer les postes mis en compétition.. Rumeur sur la corruptionEt pourtant, leurs candidats ne sont pas au rendez-vous en ce premier jour de campagne électorale. Fallait-il mettre leur absence du terrain en ce début de campagne sur le compte du démarrage difficile, du timing de fin de semaine ou encore de la canicule? Rien de cela ne justifie aux yeux de cet habitué des arcanes partisanes l’absence de la campagne comme on l’entend. «Les choses se passent ailleurs, et de toute façon les jeux sont fait d’avance!» lance-t-il. C’est le sentiment général que suscite cette élection. «Il n’y a que dans le collège des représentants des salariés où les choses se dérouleront un peu dans la normalité», assure notre source. La rumeur sur la corruption continue d’entacher le scrutin. L’aveu du ministre de l’Intérieur sur la difficulté à vérifier les «allégations» faites à ce sujet a fini par ancrer les convictions. Un effet boumerang? Dangereux en tous les cas. Le phénomène des députés démissionnaires qui ont réussi à se faire élire sur de nouvelles listes pour le scrutin du 8 septembre n’arrange en rien les choses. Quelle crédibilité dorénavant pour les partis politiques? Certains membres dirigeants paraissent désemparés et en tous les cas gênés face aux interrogations persistantes à ce sujet. «C’est ça ou la casse», nous avait déclaré Saïd Ameskane, porte-parole de l’UMP. Les partis politiques ne peuvent pas refuser des candidatures pouvant leur faire gagner des sièges et de fait les assurer d’un poids recherché au sein des institutions. C’est un dilemme qu’ils n’arrivent pas à gérer. «Tous sont concernés», assure un militant de l’opposition. «L’USFP a fait son tapage médiatique et pourtant ses candidats ne sont pas des anges», lance-t-il. Driss Lachgar, qui avait pourtant accusé de «trahison» les députés démissionnaires semble avoir mis de l’eau dans son moulin. Aujourd’hui, il parle de «minimiser les dégâts». Campagne électorale? «Circulez, il n’y a rien à voir!»


    Candidatures: L’UMP ratisse large

    Les candidatures pour les 90 sièges à pourvoir à la Chambre des conseillers a atteint 667. C’est ce qu’annonce le communiqué du ministère de l’Intérieur diffusé dans la nuit du 31 août. L’accent y est mis sur le collège des collectivités locales. 54 sièges sont en jeu. L’UMP met le paquet. 56 candidats sont présentés. Il faut dire que les partis de la mouvance populaire ont été particulièrement mis à rude épreuve tout au long de ce processus. Un, leurs conseillers ont été les plus touchés par le départ avec ceux du RNI. Le tirage au sort en a fait perdre leur siège à 16 conseillers de l’UMP. Deux, parmi les candidats futurs, beaucoup ont claqué la porte du parti lorsqu’ils n’ont pas pu se voir accorder la fameuse accréditation. L’UMP veut à l’évidence retrouver un poids au sein de l’institution parlementaire qui l’assurait d’un statut confortable lors de négociations éventuelles avec le gouvernement ou le Parlement. C’est par sa force numérique que l’UMP pouvait, notamment, imposer son rythme lors de l’élection des instances dirigeantes au sein des deux chambres. L’Istiqlal également arrive en force avec 54 candidats pour les 54 sièges du collège des collectivités locales. L’USFP en présente 53 et le PJD 41. Significatif. Le parti de Othmani ne fait plus dans les proportions mesurées d’autrefois. La surprise vient du RNI. Le parti d’Ahmed Osman, qui pourtant a vu 17 de ses conseillers quitter la deuxième chambre lors du tirage au sort, n’en présente aujourd’hui que 34. Il ne couvre ainsi pas la totalité des sièges à pourvoir. Un autre collège fait courir les candidats. C’est celui des représentants des salariés. Un total de 144 candidats, répartis sur 16 listes, est en ordre de bataille pour briguer 9 postes. Les nouveaux syndicats, ceux qui ont été créés, il y a à peine quelques semaines, sont également dans la course. C’est le cas de l’Organisation démocratique du travail (OIT), sortie de la manche de la Confédération du travail (CDT). La centrale de Amaoui, ayant perdu 4 postes à la Chambre des conseillers, se retrouve avec des rivaux qui ailleurs encore étaient dans ses propres rangs. Khadija RIDOUANE

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