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Politique

Renouvellement de l’élite politique
Les contraintes de la nouvelle vague

Par L'Economiste | Edition N°:2237 Le 20/03/2006 | Partager

. Absence de démocratie interne, zaïms indéboulonnables.... Le monde des affaires et la société civile appelés à la rescousseLeadership, gouvernance, démocratie interne… sont autant de concepts qui ont marqué la conférence sur le renouvellement des élites au sein des partis politiques au Maroc. Organisé, les 18 et 19 mars, par deux associations proches du RNI en partenariat avec l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI), l’événement a drainé de nombreuses personnalités du monde politique, des ministres, des représentants de partis, de syndicats, d’associations et du milieu des affaires et des médias. Une rencontre qui vient à point nommé puisqu’elle s’inscrit dans le contexte de la nouvelle loi sur les partis et les préparatifs des élections prévues pour l’automne 2007. D’entrée de jeu, Mohamed Aoujjar, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), a passé en revue une série de contraintes qui persistent en dépit des réformes réalisées. Parmi elles, figurent le traitement du dossier des violations de droits de l’homme, la création de l’IER, la mise à niveau de l’administration, le lancement de l’INDH ou encore la promulgation des lois sur les partis. Aujourd’hui, en dépit de ces réformes, les partis sont formés à l’image de zaouias avec des maîtres «adulés et indéboulonnables» qui détiennent le pouvoir. Conjuguée à cela, une stérilité intellectuelle dont découle une incapacité de produire des idées. A tel point qu’aujourd’hui, tous les programmes se ressemblent. «Si on enlève le nom du parti, nous avons le même contenu à quelques nuances près», estime un représentant du PJD. Résultat, une confusion auprès de la population qui boude les partis politiques. Ce qui représente une contrainte à la réhabilitation de l’action politique et entrave l’émergence de nouvelles élites au sein des partis. Par conséquent, le rôle de courroie de transmission entre le gouvernement et la population est grippé. Mohamed El Achâari, membre du bureau politique de l’USFP, a précisé qu’il faut faire le distingo entre l’alternance des générations, processus naturel, et le renouvellement des élites. Car, l’intérêt n’est pas le changement physique de zaïms mais un renouvellement d’idées. Un processus qui doit aussi émaner et être accompagné par les institutions, estime-t-il. Une chose est sûre, aujourd’hui, c’est le Parti de la Justice et du Développement qui obéit le plus au principe du rajeunissement. A en croire Abdelaziz Rebbah, membre du secrétariat général du PJD, la moyenne d’âge de son parti est de 38 ans. Selon Rebbah, les principales contraintes résident dans l’absence de structures d’encadrement au sein de partis pour favoriser l’attractivité des compétences et de projets, l’absence de démocratie interne, le cumul des mandats et les conflits et tensions entre partis. Et c’est une tendance complexe qui ne se limite pas uniquement aux partis, estime Rebbah. Autre constat, les partis se livrent à des tirs croisés sans se soucier des préoccupations de leur base. Et c’est pratiquement la presse indépendante qui joue désormais le rôle de l’opposition. Pour de nombreux intervenants, un rapprochement avec le milieu des affaires ou encore la société civile devrait injecter un sang neuf au monde politique. De même que des quotas favorisant les jeunes à l’instar des quotas pour femmes au Parlement. Chose que contestent les tenants du statu quo pour qui les hommes d’affaires et les jeunes n’ont pas assez de recul politique et historique. Pour les adeptes du changement, les partis gagneraient à être gérés comme une entreprise avec une culture de compétitivité: des audits, des évaluations et des obligations de résultats chiffrés. Le pari est de passer à des critères de sélectivité basés sur la performance et la méritocratie au lieu du relationnel et du favoritisme de lobbies. «Ce n’est pas un droit pour tous, c’est plutôt un processus sélectif basé sur l’excellence», précise un militant. Mais pour arriver à cet état d’esprit, les intervenants insistent sur des réformes structurelles au sein des écoles et des universités mais aussi au sein d’instances institutionnelles telles que le Parlement, le gouvernement ou encore la Constitution.


Gifle

Dans le même ordre d’idées, Ali Belhadj, secrétaire général de l’Alliance des libertés, estime que la loi sur les partis devrait favoriser plus de transparence, la tenue de congrès tous les 4 ans, un droit de recours pour les militants. Mais l’erreur majeure serait de croire qu’une loi va changer le paysage politique, précise Belhadj. Et c’est le taux d’abstention des jeunes qui inquiète le plus Ali Belhadj. Il a fait allusion à la dernière enquête des jeunes menée par L’Economiste qui révèle que la vie politique n’intéresse pas les jeunes. «Mon vote ne compte pas», a repris Belhadj en faisant allusion aux réponses des jeunes. Selon lui, s’abstenir c’est voter par le pied. Une gifle pour les partis politiques. Amin RBOUB

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