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    Economie

    Renforts urgents pour la direction de l’investissement

    Par L'Economiste | Edition N°:2490 Le 22/03/2007 | Partager

    . A peine 7 millions de DH de budget annuel. La Cnuced propose une agence de promotion de l’investissement. Elle ferait office de cabinet-conseil selon BernoussiLa direction de l’investissement (DI) n’a pas les moyens de ses ambitions. Le rapport de la Cnuced est on ne peut plus clair sur ce point. Avec un budget annuel de sept millions de DH, selon Hassan Bernoussi, directeur de l’investissement, elle est le parent pauvre de la région nord-africaine. C’est exactement le même montant qui a été consacré aux dernières intégrales de l’investissement, heureusement financées en totalité par le privé.«La DI fonctionne avec très peu de moyens, disproportionnés par rapport aux efforts considérables qu’elle accomplit et aux objectifs qu’elle ambitionne», révèle le document. La liste des missions de la DI est essoufflante: promotion générale de l’investissement, participation aux accords bilatéraux et multilatéraux, assistance aux investisseurs, analyse des investissements directs étrangers (IDE), coopération avec les centres régionaux d’investissement (CRI), campagnes de promotion, service de secrétariat pour la commission des investissements et de la coopération internationale. . LacunesSi elle a tout de même réussi à attirer un volume appréciable d’IDE depuis sa création, il y a dix ans, des ratés importants sont toutefois relevés par la Cnuced. Par exemple, il n’existe aucun programme généralisé de suivi des investisseurs en place, qui permettrait de rechercher les opportunités de réinvestissement. Certains groupes ont également été négligés. Le rapport cite les entreprises allemandes de taille moyenne, qui sont au nombre de 700 en Tunisie, contre 100 au Maroc.Le gouvernement est aussi interpellé pour le manque de flexibilité et d’autonomie de la DI. En relevant directement du ministère des Affaires économiques et générales, «elle ne dégage pas l’impression d’indépendance politique nécessaire pour lui permettre de gagner la confiance des investisseurs et d’assurer la continuité de sa stratégie et de sa politique», déplore le rapport.L’une des recommandations des Nations Unies est de «créer une agence de promotion de l’investissement (API), financée en totalité par l’État, qui engloberait tous les secteurs de la vie économique». Une stratégie nationale unique de promotion de l’investissement pourrait alors être élaborée. Cet organe serait autonome, mais sous le contrôle du Premier ministre ou encore d’un ministère chargé de l’Investissement. La Cnuced insiste cependant pour que l’éventuelle API repose avant tout sur les acquis de la DI. En effet, les compétences de ses ressources humaines ont été mises en lumière dans le document. «Sur nos 65 employés, 80% sont du personnel d’encadrement», rappelle Bernoussi. Selon lui, le rôle de cette future API pourrait s’apparenter à celui d’un véritable cabinet-conseil. «C’est ce que les pays occidentaux font de plus en plus», assure-t-il. Le directeur de l’investissement situe le budget de base de ce nouvel organe entre 30 et 40 millions de DH.L’API prendrait ainsi le relais en ciblant mieux les investissements, de sorte qu’ils soient canalisés vers les secteurs identifiés par la stratégie industrielle du gouvernement, c’est-à-dire le Plan Emergence.La Cnuced insiste aussi sur l’importance de la création d’une unité spécifiquement dédiée à l’innovation au sein de l’agence, car le Maroc doit absolument attirer les investissements dans la recherche & développement. Bref, le défi de cette API serait d’arriver à renverser la vapeur. Car pour l’instant, la DI «réagit plus qu’elle n’anticipe».


    Et les petits projets?

    Jean-Luc Martinet, président de la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc, faisait partie de la délégation qui accompagnait le Premier ministre, lors de la dernière conférence de la Cnuced, à Genève. Selon lui, le Maroc doit absolument chercher à séduire les petits et moyens investisseurs. Une mission dont pourrait s’acquitter l’API. «Actuellement, les projets qui font l’objet de conventions avec l’État sont de 200 millions de DH ou plus», rappelle-t-il. Or, même si ces grosses opérations sont structurantes et qu’elles produisent un effet d’entraînement, elles ne sont pas suffisantes. «Les grandes industries ont besoin d’un tissu de sous-contractants pour assurer leur compétitivité», indique Martinet. «Par exemple, une société qui œuvre dans le textile a besoin d’avoir accès à des ateliers mécaniques qui font de l’entretien».Marie-Hélène GIGUÈRE

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