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    Economie

    Rencontres nationales des collectivités locales
    Le plus dur: définir un mode de gestion

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . L’intercommunalité au secours des petites villes. Les communes faibles devant leurs partenaires privésS’il y a un volet qui souffre le plus de la «gestion politicienne» de la chose publique, c’est bien celui des services urbains. Dans leurs bagarres stériles sur les modes de gestion, les élus oublient souvent qu’eau, électricité, assainissement, transport… sont des services qui devraient être disponibles de manière stable et constante. L’idéal serait d’ailleurs de les gérer comme on gère une entreprise. Soit avec des impératifs comme l’efficacité, l’optimisation des coûts, l’investissement, le suivi et l’obligation de résultat. Où en est le Maroc aujourd’hui? Dans la rencontre nationale sur les collectivités locales, clôturée mercredi 13 décembre à Agadir (cf. L’Economiste des 12,13 et 14 décembre), un atelier de travail a été dédié uniquement à ce sujet. Force est de constater que les décideurs des villes posent encore de grandes questions existentielles quant à la gestion de base des services urbains. A qui doit-elle être confiée? Aux communes ou aux partenaires privés? Où trouver l’argent pour assurer la couverture des territoires sous-équipés?…L’option qui revient le plus reste l’externalisation de ces services. Et tout est donc question de garanties pour les communes comme pour les privés. Le modèle casablancais est ainsi revenu en force lors des discussions puisque c’est la ville qui a osé le plus de rapprochement avec les sociétés privées. Gestion déléguée et très bientôt une société d’économie mixte (SEM) sont des modes qui peuvent être efficaces sur le terrain. Mais les élus leur trouvent, parfois à juste titre, des aléas comme la hausse des prix et la difficulté du contrôle de l’exercice des sociétés délégataires. Pour le premier volet, l’origine du problème se situe au niveau du cahier des charges. C’est lors de sa négociation qu’il faut fixer le point de rencontre entre le bénéfice des entreprises et le caractère social du service public. Pour le second volet qui concerne le suivi des concessions, les villes se trouvent limitées par la faiblesse des compétences et qualification de leurs ressources humaines… mais aussi de leurs élus. Casablanca a, par exemple, fait appel à des bureaux d’études pour la soutenir dans la révision de son contrat avec Lydec. Et ce parce qu’elle ne pouvait pas tenir tête toute seule à l’armée d’experts juridiques et économiques d’une telle multinationale. «Mais recourir à de tels bureaux est une erreur en soi», indique un expert de la Banque mondiale, invité lors des rencontres. «La ville devrait plutôt solliciter d’autres mairies qui sont plus familières avec la négociation de tels contrats. Celles-ci partagent au moins le souci de l’intérêt public».


    Intercommunalité

    Plusieurs élus ont mis en avant la nécessité d’un régulateur pour superviser la gestion des services urbains. Celui-ci sera, contrairement aux communes, doté des compétences humaines capables de contrôler cette gestion. Pour créer un tel organe, l’intercommunalité s’impose, selon les conclusions de la rencontre d’Agadir. Des régulateurs devraient être créés à des niveaux plus grands que les villes, sans pour autant aller jusqu’à les centraliser. C’est-à-dire en mettre un régulateur au niveau de chaque groupement de communes. Rappelons que ceux-ci n’existent pas encore, mais leur création est fortement préconisée. Outre le volet de la régulation, l’intercommunalité devrait aider les petites villes sur le volet pratique. Pour la création d’abattoirs ou de décharges en commun par exemple. Une petite municipalité ne disposant pas des moyens de mettre en place, à elle seule, de telles infrastructures. Ichrak MOUBSIT

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