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    Economie

    Rencontres nationales des collectivités locales
    Gestion communale: Ce qui reste à faire

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . Mise à niveau de l’administration, renforcement des compétences humaines et des moyens financiers… . Un plan d’action en préparation . Evaluation des engagements dans deux ans La rencontre nationale des collectivités locales qui s’est tenue mardi et mercredi derniers à Agadir s’est clôturée sur un grand nombre de recommandations qui serviront indéniablement de base à l’élaboration d’un cadre juridique et organique pour le renforcement de la déconcentration administrative. Pour Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Il y a tout d’abord trois chantiers prioritaires à attaquer. Il s’agit de poursuivre les réformes relatives au cadre juridique et institutionnel régissant la gestion des affaires locales, d’accélérer le processus de décentralisation administrative et de mettre à niveau l’administration et notamment les établissements actifs des collectivités locales. Celles-ci ont particulièrement besoin d’être renforcées tant sur le plan compétences humaines qu’au niveau financier. Concernant ce dernier volet, le ministre a souligné, entre autres, l’urgence d’actualiser le système financier local par le biais d’une réforme. La fiscalité locale gagnerait en effet à être simplifiée car bon nombre de projets des collectivités locales sont retardés ou parfois bloqués en raison de procédures financières trop complexes. Il faut toutefois dire que le volet financier n’est qu’un aspect des freins au développement des affaires locales, même si l’argent constitue là aussi le nerf de la guerre. De l’avis de Mohammed Brahimi, wali de la région de l’Oriental, c’est la pierre angulaire pour construire de véritables politiques régionales autonomes. La compétitivité entre les régions, conjuguée à l’émulation du génie local dans chaque zone, est toutefois un autre moteur indispensable à l’autonomie des régions. ‘’C’est le stimulant qui va nous permettre d’être créatif. Le gâteau central, qui sera partagé, n’aura qu’un effet de levier et associé au génie local, il est possible de multiplier par dix son impact’’, juge Mohammed Brahimi. Au-delà de libérer les énergies, la mise en place d’une régionalisation élargie effective repose toutefois et avant tout sur un changement des mentalités. ‘’Le problème est culturel et psychologique. Il est temps que l’on comprenne que la décentralisation a mûri. On ne peut se dire en permanence que l’on n’a pas les moyens de mettre en œuvre les véritables réformes’’, poursuit le wali de l’Oriental. Pour Mohammed Rharrabi, wali de la région de Fès, il est également grand temps de libérer les régions des contraintes ‘’centralisatrices’’. ‘’Il faut que le gouvernement se mette d’accord sur un faisceau de pouvoirs à transférer aux régions. Un certain nombre de secteurs peuvent être mieux gérés au niveau local et être plus efficients’’, considère Mohammed Rharrabi. De son avis, les régions sont capables de relever les défis d’une gestion autonome car la décentralisation administrative a franchi de grandes étapes ces dernières années. Le wali de Fès rappelle la mise en place du nouveau concept d’autorité en 1999 et la création des centres régionaux d’investissement. Aujourd’hui, la poursuite de ce processus de décentralisation reposera entre autres sur un redéploiement et un renforcement des moyens humains, préconise le wali. En attendant, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’élaboration à court terme d’un plan d’action en vue de traduire dans les faits les recommandations du colloque. Il faudra faire vite, puisque dans deux ans, une évaluation des engagements sera réalisée.


    Le foncier, frein à la croissance des villes

    Les participants à l’atelier sur la croissance des villes ont particulièrement focalisé sur la question du foncier. Cette problématique est en effet un des freins à la croissance des villes. Les intervenants ont ainsi recommandé l’accélération de la promulgation du code de l’urbanisme et la mise en place d’une loi régissant le foncier périurbain, de manière à doter les collectivités locales d’une réserve foncière à même de maîtriser l’urbanisation galopante.Malika ALAM

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