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    Politique

    Rencontre nationale des collectivités locales
    Benmoussa: «Tout le gouvernement est interpellé»

    Par L'Economiste | Edition N°:2422 Le 14/12/2006 | Partager

    Pour mettre en œuvre la stratégie nationale pour la poursuite de la déconcentration, annoncée dans le discours royal du 12 décembre, tous les regards se sont tournés vers le département de l’Intérieur. C’est le principal lien du gouvernement avec les autorités régionales. Chakib Benmoussa explique que la responsabilité de ce plan incombe à l’ensemble du gouvernement et que lui n’est que l’un des acteurs. Comme pour l’INDH, c’est donc au Premier ministre d’en assurer la supervision. . L’Economiste: Qu’est-ce que vous retenez du discours du Souverain prononcé à l’ouverture de la rencontre nationale des collectivités locales?- Chakib Benmoussa: Sa Majesté a mis l’accent sur la nécessité de la poursuite du processus de décentralisation. Ce qui devrait se traduire par une réorientation vers la régionalisation élargie et par une déconcentration administrative. Celles-ci devraient être concrétisées à travers un plan global dans lequel l’ensemble du gouvernement est engagé. Ce plan devrait constituer une plate-forme pour la réalisation des programmes gouvernementaux, que ce soit par des services déconcentrés des différents services ministériels ou à travers la déconcentration d’un certain nombre de décisions aux gouverneurs et aux walis en tant que représentants de l’Etat.. Comment comptez-vous procéder?- Chaque département devrait établir sa planification et son programme d’action propre. Les problèmes posés dans les différents secteurs ne sont pas de même nature et chaque ministère est interpellé pour le secteur qui le concerne. Le gouvernement dans son ensemble doit, pour sa part, assurer la cohérence des actions de déconcentration qui seront engagées. . Est-ce vous qui allez chapeauter cette opération?- C’est le gouvernement qui est interpellé par cette opération, pas seulement le ministère de l’Intérieur. Mon département est lui-même invité à déconcentrer un certain nombre de décisions vers les walis et gouverneurs. Nous savons à notre niveau qu’il y a encore beaucoup de procédures et de décisions qui dépendent de Rabat et qui pourraient facilement être déléguées soit au niveau régional soit au niveau provincial.. Donc il n’y a pas encore de coordinateur pour cette stratégie?- Eh bien, le coordinateur est tout désigné, c’est le Premier ministre!


    Tutelle sur les élus

    La déconcentration envisagée par le gouvernement semble bien écarter les élus. Chakib Benmoussa ne parle effectivement que de délégation de pouvoirs aux représentants de l’autorité: walis, gouverneurs et directions régionales. Les collectivités locales s’en trouvent ainsi marginalisées alors que l’initiative de réforme les concerne à la base. La tutelle dont se plaignent les élus n’est donc pas près de disparaître. «Chakib Benmoussa , ministre de l’Intérieur et, à ce titre, tuteur des collectivités locales. Justement cette tutelle commence à peser sur certaines d’entre elles, les plus dynamiques, naturellement mais aussi celles qui ne veulent pas avoir de comptes à rendre parce que les comptes ne sont pas bons…. L’opinion publique ne semble pas avoir pris de parti dans ce débat, qui est pourtant central pour la démocratie et la forme qu’elle prendra«Propos recueillis à Agadir par Ichrak MOUBSIT

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