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Rencontre CGEM/Gouvernement
Le plan de relance textile signé

Par L'Economiste | Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

. Toutes les stars de l’économie présentes. Jettou tient promesse Tout le gotha du monde des affaires et du gouvernement s’est donné rendez-vous le 17 octobre dernier à Casablanca pour la signature du cinquième axe du plan Emergence, plan de relance de l’industrie textile. Ministres, banquiers, patronat, opérateurs et chefs d’entreprise ont assisté à la signature en grande pompe d’un accord très attendu par la profession, qui permettra au Maroc de se repositionner sur l’échiquier mondial. Après une introduction de Hassan Chami, président de la CGEM, tous les participants étaient suspendus aux lèvres du Premier ministre, Driss Jettou qui, en préambule, a divulgué les grandes lignes du projet de loi de Finances 2006 (voir article précédent). Et cela, en insistant sur le plan Emergence et tout son bénéfice pour le Maroc dans les années à venir. Par exemple, le Royaume devrait d’ici 10 ans créer 440.000 emplois, envisager une croissance du PIB de 1,6% et réduire de 50% le déficit commercial.. Franc-parlerS’adressant aux professionnels du textile, Jettou a tout d’abord salué les efforts effectués par l’Amith, ainsi que ceux de ses interlocuteurs tels que le département de l’Industrie, celui des Finances, des Transports et de l’Emploi. Avec franc-parler, il a également reconnu l’échec du 1er contrat-programme textile qui ne rendait pas service aux entreprises. Grâce à cette nouvelle vision compétitive, l’industrie sera dotée de subventions plus importantes mais en majorité orientées vers l’amont pour une plus grande intégration verticale, talon d’achille du Maroc. Le Premier ministre n’a pas omis de rappeler que ce secteur, premier pourvoyeur d’emplois et de devises, a réussi à drainer en 2004-2005, la bagatelle de 4 milliards de DH. Pour le volet social que Chami a soulevé, Jettou promet des mesures incessamment, car en cours de finalisation. Place ensuite à Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie, qui à son tour, a présenté le plan Emergence dans sa globalité en portant un regard sans complaisance sur la réalité du tissu économique: faible croissance, faiblesse de la mise à niveau, effets peu maîtrisés de l’ouverture avec gros risque de dérive en raison de la fragilité de l’économie et surtout nécessité de réinventer la place Maroc. Pour y arriver, le plan préconise un ciblage volontariste sur les moteurs de croissance et doter le Royaume d’un programme de relance économique… le tout décliné en 700 mesures.Côté textile, le plan Emergence vise à asseoir une industrie dynamique, moderne et en phase avec les évolutions des marchés internationaux. Mezouar, à l’instar de Jettou, n’a pas manqué de rendre hommage à la tenacité et au courage de Karim Tazi ainsi qu’à celui de tous les membres du bureau qui n’ont, malgré la crise de la suppression des quotas, pas démordu. Des compliments que la profession ainsi que le président de l’Amith apprécient à leur juste valeur mais qui n’empêchent pas Karim Tazi de remettre certaines choses dans leur contexte. Notamment que c’est à l’invitation, le 12 janvier dernier, du Premier ministre que les textiliens ont exposé les problèmes que traversait (et traverse toujours) leur industrie. Une précision qui a toute son importance, souligne Tazi, puisqu’elle permet de rompre définitivement avec l’image revendicative du secteur et de dépasser les idées reçues. C’est le gouvernement qui, conscient de l’importance de ce secteur pour l’économie nationale, a pris les devants pour mettre en place conjointement avec les professionnels un plan de relance. Si tout le monde en semble convaincu aujourd’hui, pour le président de l’Amith, les banques sont encore loin de l’être. Dans son discours, il fustige l’attitude hostile des établissements bancaires qui de facto refusent les dossiers des entreprises textile considérés comme «sinistrés». Elles doivent, selon lui, accompagner les entreprises vers le développement et la création de richesses et non vers le déclin. Il propose ainsi, au parterre qui contenait bon nombre de banquiers, d’acquérir une bonne connaissance des filières et de mettre en place au sein de leurs établissements des compétences spécialisées dans le textile pour une meilleure compréhension des dossiers. Il serait tout aussi judicieux, pour Tazi, d’établir une proximité avec les clients textile, et de transmettre l’expertise acquise aux gestionnaires du réseau dans le cadre d’une véritable décentralisation de la décision d’octroi de crédit. Une attitude réprouvée par le Premier ministre qui, suite au discours du président de l’Amith, a expressément demandé aux banques une plus grande coopération et une plus grande implication avec ce secteur.Sur les 30 propositions que les professionnels ont remises à Jettou en janvier dernier, toutes n’ont pas pu être intégrées au plan de relance, ce qui laisse augurer de concertations permanentes et de réajustements structurels gouvernement/profession, pour un secteur qui comme la mode change toutes les saisons. Radia LAHLOU

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