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Politique Internationale

Rencontre avec Mochon, celui qui peint les journaux

De notre correspondante à Tanger, Ilham BERRADA

Par L'Economiste | Edition N°:494 Le 27/04/1999 | Partager

· De l'art sur papier journal imprimé, mais surtout une relation nouvelle entre le sens et le senti
· La Galerie Delacoix de Tanger abrite pour la première fois l'artiste français et ce, jusqu'au 11 juin



Bertrand Mochon a choisi le papier journal comme support de son travail. Mais il est également un élément de ses toiles. Son choix du papier est tombé sur Le Monde: "C'est un parti-pris pour une question de qualité de papier. J'ai fait beaucoup d'essais pendant très longtemps et le papier du Monde est très facile à déchirer.
Par contre, le papier marocain est très difficile. Cependant, il n'y a pas que la forme de la déchirure qui importe, l'encre également et bien évidemment la qualité de l'information", explique Bertrand Mochon à L'Economiste.
Support ou élément, le papier journal est la voix d'un pessimisme et d'un expressionnisme dont l'artiste ne s'en défend pas: "Je suis de nature très inquiet. Je montre certains travers, chez les gens, dans leurs habitudes, ou dans le monde.
Cependant, je n'aime pas expliquer mon art. Il ne faut pas justifier son travail. Il faut laisser ce soin aux autres. L'aspect explicatif de l'art me gêne beaucoup", explique-t-il.
"Papier journaux", l'intitulé de l'exposition qu'abrite la Galerie Delacroix de Tanger jusqu'au 11 juin, est un amalgame de portraits -"je dirais même d'autoportraits. Ce thème lui colle à la peau, le fixe, le lie, le hante et le libère", indique l'artiste marocain Fouad Bellamine- et de couleurs sombres.
La violence de ses peintures qui frôle la caricature est synonyme d'un art individuel, propre à l'inspiration et l'humeur du jour de Bertrand Mochon.
Déchirer du papier, le coller, en faire un support, choisir le texte, le confronter aux couleurs, c'est là la rhétorique de cet artiste qui, si "par le geste, les couleurs et le choix des couleurs dans [ses] oeuvres fournissent justement la preuve de son utilisation artistique du langage expressionniste, c'est surtout une théâtralité presque enfantine qui prend de l'importance dans d'autres oeuvres", souligne Fouad Bellamine.
Bertrand Mochon, un Rouault des années 90? Il l'est par la violence de ses couleurs, par ses formes, mais aussi par cet aspect "non optimiste", comme tient à le préciser M. Mochon.

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