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Economie

Rencontre avec le ministre des Finances
Budget: Comment penser autrement?

Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

. Oualalou veut introduire l'idée de contrat-programme dans les administrations. Comment redéployer le personnel de l'Etat et des collectivités locales?Cela fait des années qu'on en parle, mais cette fois, c'est peut-être la bonne: la réforme de la gestion des ressources humaines de l'Etat. Un plan de départs anticipés se prépare, pour 9.000 fonctionnaires, dès cette année. Dans le management des ressources, le ministère des Finances veut développement l'idée de «contrats-programmes» au sein même des départements ministériels. Il veut aussi arriver à raisonner et faire raisonner en termes de projet ou de chantier. Cela ne va pas être simple…. L'Economiste: La loi de Finances soutient-elle la réforme administrative dont on parle pour la énième fois?- Fathallah Oualalou: La réforme de la politique budgétaire nous concerne directement. Le but est de développer de nouvelles approches, particulièrement la globalisation et la contractualisation. Entre le ministère des Finances et les autres départements et au sein de chaque ministère, la culture de contrat-programme sera promue. Chaque administration extérieure sera jugée sur ses résultats. Aussi, la globalisation permettra de dépasser la dichotomie entre fonctionnement et investissement dans chaque projet. Nous avons commencé aux ministères des Finances et l'Agriculture. La réforme des ressources humaines s'impose. Nous travaillons à dépasser la multiplicité des catégories dans l'administration. Et faire en sorte que le traitement ne dépende plus du diplôme mais de la fonction et de la responsabilité. L'autre chantier est le redéploiement du personnel.. Tout le monde voudra venir chez vous. Les primes sont trop grosses par rapport à ce qui se pratique dans d'autres départements?- Au niveau de la gestion des ressources humaines, chaque ministère a des spécificités, souvent liées à son histoire. Des ministères sont connus par l'importance de leurs oeuvres sociales par exemple. Le ministère des Finances comme partout dans le monde a une spécificité liée à la responsabilité des fonctionnaires. Ce sont des fonctionnaires qui gèrent les deniers de l'Etat au niveau de la ressource et de la dépense. Ils sont soumis plus que n'importe quel fonctionnaire à des responsabilités pénales. Cette responsabilité durable implique une protection. Dans les années 20, on a créé des primes qui sont fondées sur des textes. Il n'y a plus d'abus, tout est réglementé. On en parle maintenant que le Maroc est devenu transparent.. Dans le dialogue social, des trous restent au niveau du budget. Un travail de raccommodage est en train de se faire. Vous êtes concerné.- Ce qui se passe maintenant est le prolongement du dialogue d'avril 2002. C'est une sorte d'application. Tout ce travail se fait au niveau de la Primature. En tant que département des Finances, nous assistons la Primature dans ses discussions avec les différents ministères.


Economies de gestion

Les entreprises y sont très habituées et savent très bien comment les faire, mais pas l'Etat: ce sont les économies de gestion. Oualalou doit être un ministre des Finances heureux: il peut avancer des économies de gestion sur son budget de 2003. «Les chiffes définitifs seront donnés en février: l'amélioration des recettes fiscales provient essentiellement de l'IS, l'IGR et aussi d'une meilleure maîtrise de la dépense». Le ministre a déjà une estimation: «Nos performances de gestion nous ont fait économiser quelque 4 à 6 milliards de DH, ce n'est pas rien». Pourtant, rappelle-t-il, «nous avons accéléré tous nos programmes d'investissement, nous avons consolidé une bonne partie des retraites, nous avons renforcé nos interventions à travers le Fonds Hassan II». Il ne pense pas que les recettes fiscales additionnelles de 2002 soient déjà l'effet de la reprise. «Dans notre pays, le lien entre l'impôt et la croissance est toujours en retard, à cause de l'exonération du secteur agricole». Par conséquent, estime-t-il, «la valeur ajoutée agricole ne se traduit pas directement par une amélioration de la recette fiscale, sauf indirectement par le biais des services, du transport… cela se fait d'une façon différée».


Envahissant, le Premier ministre?
Non, au contraire!

Oualalou s'amuse de sa propre caricature dans les colonnes de L'Economiste, et demande pourquoi Rik, notre dessinateur, le croque si souvent avec Jettou le Premier ministre. Envahissante, cette Primature? «Non, pas du tout, répond d'un trait, avec un air étonné, le ministre des Finances et de la Privatisation». Et il explique son étonnement: «Vous savez, j'ai travaillé avec Abderrahman Youssoufi et avec Driss Jettou, deux patriotes et deux grands travailleurs; dans les deux cas, les deux Premiers ministres ont joué leur rôle de locomotive et de coordination, chacun à son rythme, chacun avec ses centres d'intérêt prioritaires». Ce qui compte, aux yeux de Oualalou, c'est «que nous n'avons plus de super-ministères comme auparavant». Pour lui, la Constitution qui définit le rôle du Premier ministre, il suffit de s'y tenir pour avoir un travail efficace et organisé. «C'est tout». Il tient à donner un exemple: l'investissement. Il ne réussit, dit-il, que «dans le cadre d'un travail de coordination. Cela concerne les Finances, l'Intérieur à travers la délégation des pouvoirs aux CRI… Quelques fois, le goulot d'étranglement vient des Habous ou de l'Equipement». Le travail en commun est nécessaire et par conséquent, seule la Primature peut jouer un rôle de coordination et d'arbitrage.

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