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Economie

Rencontre avec le ministre des Finances
BCP, Axa, BCM, BMCE, CDG… Oualalou est content de son Lego

Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

. Le mariage de BCM et Wafabank est très positif. La présence du capital étranger dans des banques a modernisé le secteur . La BCP a l'ambition de se lancer dans les assurancesLa place financière marocaine a connu une année 2003 fort riche: du démantèlement de la BNDE, deux établissements acquièrent des dynamiques additionnelles, la CNCA et la CDG. BCM, qui n'est pas vraiment sortie avec BMCE, fait un très beau mariage avec Wafabank… Depuis des années, les autorités financières rêvaient de construire autrement le Lego de la place financière marocaine.. L'Economiste: 2003 s'est terminé avec le rapprochement de BCM et Wafabank. Quel commentaire vous inspire ce mariage?- Fathallah Oualalou: Mariage est le mot que je préfère pour parler de cette opération qui est amicale. Non seulement, j'approuve mais j'avais souhaité ce genre d'opération pour la place marocaine. Aujourd'hui, nous avons besoin de grandes banques capables de trouver les réponses aux exigences de la mondialisation. Ce sont des banques où le capital national domine. Nous avons d'autres banques, de taille moyenne, où le capital étranger est très présent: elles sont nécessaires à l'équilibre, au dynamisme et à la modernisation de la pace. Pour la modernisation du système bancaire et aussi du Maroc -j'insiste sur la modernisation du Maroc tout entier-, cette dualité entre grandes banques marocaines et banques à forte présence étrangère a été et reste une très bonne chose. Je prends le pari que la BCP, en tant que grande banque, va rapidement agir pour s'adapter au nouveau paysage, que crée le mariage BCM/Wafabank.. Ne craignez-vous pas que la concurrence entre les banques baisse?- Non, je ne crois pas. C'est là où la BCP doit jouer un rôle important, justement. J'imagine que la BCP doit avoir aussi l'ambition de s'agrandir, car elle est en train de constater ce qui se passe dans le marché. . Pensez-vous qu'elle doive absorber une banque? s'adjoindre une compagnie d'assurances?- N'oubliez pas qu'en 2003, le paysage bancaire s'est beaucoup transformé. Il y a la BNDE, transformée en banque d'affaires pour la CDG. Cette opération a permis de résoudre le problème de la BNDE mais aussi de renforcer la CNCA qui avait déjà absorbé la BMAO et qui reprend maintenant le réseau d'agences de la BNDE. C'est une bonne chose pour le monde rural qui utilisera une partie de l'épargne urbaine. Il faut être attentif à un autre élément: l'amélioration de la situation du CIH. Contrairement à ce qui se raconte parfois, le plan de redressement, fonctionne bien. Il était prévu sur sept ans et tient parfaitement ses promesses.. Donc, vous êtes content?- Bien sûr! Tout le monde s'attendait à un rapprochement de BCM et BMCE. Ces deux banques privées n'ont pas pu se mettre d'accord, le rapprochement BCM-Wafabank est un peu plus petit, mais il convient très bien. Ce qui nous intéresse, nous le ministère des Finances et Bank Al-Maghrib, est d'arriver à avoir des banques marocaines solides. . Il se dit que la BMCE n'est pas en bonne santé. Vous, qui êtes le gardien du temple…- Il ne faut pas exagérer les choses. Il est certain que BMCE a également la possibilité de se renforcer. Elle a réussi cette dernière semaine une opération intéressante, son emprunt.. Y a t-il un fond de vérité dans ces rumeurs?- Non! C'est une banque qui fait partie d'un groupe qui a osé et réussi à développer ses interventions dans plusieurs secteurs, notamment dans la banque et l'assurance. C'est une bonne chose en soi. . Si Axa se rapprochait de la BCP, verriez vous cela d'un bon œil?- Je sais qu'on en parle mais je n'ai pas d'information en la matière. La BCP a l'ambition d'intervenir dans le secteur des assurances. Maintenant, il n'y a pas d'Axa sur la place. Il y a plusieurs acteurs et la banque aura à choisir.. Chez les grandes compagnies, à part Axa qui va peut-être divorcer, tout le monde est déjà en couple.- A partir des petits, on peut s'agrandir aussi! La BCP a la possibilité de s'élargir dans le marché et d'élargir le marché, ce n'est pas rien. Elle est tellement solide que nous ne pourrons que l'accompagner dans le choix qu'elle fera. Et puis, ne m'en faites pas dire plus que je ne puis!


Le dirham, on ne touche à rien

. Naturellement, le ministère des Finances observe avec soin les mouvements sur les marchés des changes, où le dollar continue de baisser, tandis que l'euro s'apprécie. Mais pour ce qui concerne le dirham, c'est la prudence qui reste de mise.. Est-ce qu'on va libérer le change pour un nouveau round?- Durant 2003, l'Office des Changes a pris plusieurs mesures dans ce sens. Mais nous tenons compte de ce qui s'est passé en Amérique latine. Par conséquent, notre choix est de continuer dans la voie de la libéralisation avec progressivité. Il ne s'agit pas seulement d'avoir des réserves extérieures importantes, mais aussi une assise forte de ces réserves. C'est pour cela que notre ambition est de promouvoir l'exportation. Notre challenge, dans les prochaines années, consiste à améliorer la compétitivité de notre pays et à pousser l'entreprise à assurer des positions de plus en plus importantes sur les marchés extérieurs. Aujourd'hui, ces réserves extérieures sont assises sur la confiance de l'autre en nous. C'est à nous de renforcer cette confiance demain. . Pensez-vous renforcer l'accrochage à l'euro?- Non, en tout cas, pas maintenant. Restons prudents tant que nous n'avons pas créé une base suffisamment solide pour nos réserves. Nous nous félicitons de notre dernier ajustement dont nous voyons les fruits aujourd'hui, mais nous pensons que nous devons renforcer l'attractivité de notre économie. Nous voyons un phénomène curieux: l'étranger a confiance en notre politique, mais nous n'avons pas encore assez confiance en nous-mêmes pour aller vers la liberté totale des changes, y compris pour les particuliers. Et puis, vous le voyez bien, les divers besoins des entreprises et des gens sont correctement couverts avec le contrôle que nous avons aujourd'hui. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin pour l'instant. . Quelle part la drogue a-t-elle dans les réserves de changes?- Comment le savoir? Ce que nous avons vu avec le dernier rapport rendu public, c'est qu'il n'y a pas autant de drogue qu'on le disait. Mais j'insiste, c'est un problème partagé: pas de consommateurs de drogue, pas de producteurs. Je veux attirer votre attention sur un autre phénomène très rassurant: les transferts des MRE. Ils se maintiennent à un niveau très élevé, bien que nous soyons maintenant à la troisième génération. C'est tout à fait remarquable, et rare. Je pense que cela tient à l'image que le Maroc a acquise, à la présence et à la réputation de SM Mohammed VI. En tout cas, peu de pays parviennent à maintenir des liens aussi forts avec leur communauté émigrée.


9.000 départs anticipés chez les fonctionnaires

Cela fait des années, que les gouvernements parlent de réformer, rajeunir, dynamiser la fonction publique. Peut-être que cela va commencer en 2004. Toujours est-il que le programme de 73.000 retraites anticipées est dans le pipe, sur 4 ans. Pour l'année 2004, 9.000 fonctionnaires pourront prendre leur retraite anticipée. Le programme est financé avec une aide de l'Union européenne. Seuls les fonctionnaires des échelles 1 à 9 pourront y avoir droit.Le ministre des Finances et de la Privatisation précise que les ministères s'inspireront de l'expérience des établissements publics qui ont réussi des programmes de départ anticipé. Il cite expressément l'ONT, l'OMT, l'Office des Changes… comme des établissements exemplaires. «Vous n'avez pas entendu parler de leur programme, n'est-ce pas? C'est parce qu'ils ont été bien faits». M.C.

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