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Affaires

Renault réaffirme son projet de Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:3047 Le 16/06/2009 | Partager

. Les premiers véhicules sortiront des chaînes de montage début 2012. La commande des premiers équipements déjà signéeLa question n’est pas tant de savoir si Nissan reviendra dans le projet de Tanger, mais quand le fera-t-elle. «Nissan se retire temporairement mais reviendra à Tanger dès que la situation se redressera», précise le management de Renault. Voilà qui lève définitivement le doute sur le devenir de l’usine de Renault à Tanger et soulage Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie et du Commerce. «Une des raisons pour lesquelles je suis au Maroc, c’est d’arrêter la rumeur qui enfle autour de l’usine de Tanger. L’usine se fera et l’on démarrera la production dans les temps». Ainsi s’exprimait Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault, hier à Rabat, au lendemain d’une visite sur le chantier de la future usine de Melloussa. De plus, Ghosn a tenu à réaffirmer le caractère «stratégique» du port de Tanger pour l’Alliance Renault- Nissan. Valeur aujourd’hui, les travaux de terrassement sont achevés aux 2/3. La construction, proprement dite, débutera à partir de septembre prochain (usine et centre de formation compris). D’ailleurs, la commande des premiers équipements de production est déjà signée. En clair, le projet industriel du constructeur français est maintenu au Maroc. «Si je suis là, c’est pour clore le chapitre des rumeurs», martèle Ghosn. Le site devra démarrer la production de deux premiers modèles début 2012. La capacité de production tournera autour de 30 véhicules/heure, soit 170.000 voitures low-cost par an avec une extension prévue deux ans plus tard. A terme, la capacité de production devra doubler pour atteindre 400.000 unités par an. Entre 10 et 20% seulement seront destinés au marché local. Le reste (soit plus de 80%) sera exporté vers l’Europe, l’Asie, l’Afrique et le reste du monde. «Bref, partout où la demande sera exprimée», précise Jacques Chauvet, senior vice-président du groupe Renault. L’intérêt du projet de Tanger repose sur un fort taux d’intégration locale de rangs 1 et 2 auprès du tissu d’équipementiers qui se greffera autour du site de Tanger. Une très grande partie des pièces de rechange sera produite localement pour donner à l’usine de Tanger un rang comparable à celle de Roumanie ou encore celle de Turquie. D’ailleurs, «ce site n’aurait pas de sens s’il était réduit au rôle de «tournevis» qui importe toutes les pièces de rechange de l’étranger», poursuit Chauvet. Renault veut en faire l’une de ses usines les plus compétitives au monde avec un maximum de localisation du tissu des fournisseurs, une qualité d’embauche (déjà 4.000 recrues) et de formation. Le montant des investissements est resté inchangé: 600 millions d’euros pour l’investissement capacitaire, le reste pour les investissements spécifiques selon les véhicules. A terme, le site Maroc devra exporter des pièces de rechange (câblage, coiffes de sièges, plastique,…). «Peugeot est déjà intéressé par le made in Maroc, notamment pour les besoins de ses usines basées en Espagne», laisse entendre Ahmed Réda Chami qui promet déjà de reprendre son bâton de pèlerin juste après la crise pour démarcher d’autres constructeurs. Car la plate-forme de Tanger offre des opportunités aussi bien pour les équipementiers que pour les constructeurs automobiles. Amin RBOUB & Bachir THIAM

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