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Renault: Plan d’économie pour rester dans la course

Par L'Economiste | Edition N°:2858 Le 11/09/2008 | Partager

. Réaction immédiate des syndicats: appel à la grève . Le groupe accusé de vouloir dégager des marges plus importantesSuite au projet de départs volontaires confirmé par Renault, ainsi qu’un gel des recrutements, les syndicats se préparent à la riposte. Les salariés de Renault s’alarment du plan d’économie annoncé par le constructeur automobile. Outre l’usine MCA, avec ses 2.700 salariés à Maubeuge, le site Renault de Douai, qui emploie 5.200 salariés, a encaissé le choc en comité d’entreprise: «On invente des difficultés pour faire des économies», s’alarme Ahmad Bougnin, délégué CGT du site de Douai. «Ces restructurations sont justifiées, non pas par une situation catastrophique au plan financier, mais par le besoin de dégager des marges plus importantes par véhicule produit», a souligné Le SG de la CGT, Bernard Thibault. Une journée de grève nationale est annoncée pour jeudi 11 septembre dans les sites du groupe. Le constructeur français s’était défendu de supprimer des emplois pour délocaliser leur production hors de France. «Les marchés en forte croissance se situent aujourd’hui essentiellement hors d’Europe» et «la politique de Renault consiste à produire au plus près des marchés où se trouvent les clients», a réagi une porte-parole du groupe. Il n’y a pas de «transfert d’activité», mais des «activités supplémentaires localisées au plus près des marchés de commercialisation», a-t-elle fait valoir. «Les grands projets en Inde, Roumanie ou au Maroc concernent principalement la fabrication de modèles de la gamme Logan, destinée aux pays émergents», a-t-elle souligné. Pour rappel, Renault a détaillé mardi dernier un plan de 4.000 départs volontaires en France, annoncé en juillet dans le cadre d’un plan de retour à la compétitivité, tout en préparant le terrain à 2.000 suppressions d’emplois supplémentaires en Europe qui seront officialisées le 18 septembre. Le groupe joue à présent son avenir avec sa Mégane III. Les ventes de ce modèle arrivé en fin de vie et de ses dérivés en version monospace ne cessent de décliner. Du fait du retard pris en Iran et du semi-échec de la Laguna sur un marché européen en recul, Carlos Ghosn a revu à la baisse en juillet dernier les objectifs commerciaux du groupe. Il vise désormais 3 millions de ventes en 2009 (contre 3,3 millions à l’origine). L’objectif de 6% de marge opérationnel à cet horizon reste pour l’instant inchangé. Le groupe est désormais moins dépendant de son modèle phare puisque Renault s’appuie aussi sur son véhicule à bas coût, la Logan, qui représente une vente sur 5 du groupe dans le monde et affiche un niveau de rentabilité supérieur à 6%. Reste qu’en Europe, où elle réalise 70 % de ses volumes, la Mégane est le fer de lance de Renault.Synthèse L’Economiste

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