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Remise en cause des quotas laitiers

Par L'Economiste | Edition N°:2655 Le 20/11/2007 | Partager

. Baisse de l’offre et hausse de la demande, principale raisonDANS des propositions visant à améliorer la Politique agricole commune (PAC) qu’elle présente officiellement le 20 novembre, la Commission européenne favorise la non reconduction après 2014-15 du système de quotas sur les produits laitiers mis en place à l’origine en 1986 pour éviter la surproduction. Et d’ici là, leur réduction progressive. «Les raisons qui ont poussé l’UE à créer des quotas laitiers ne sont plus valides», souligne la Commission. «Une hausse progressive des quotas pourrait être la meilleure solution pour permettre un atterrissage en douceur du secteur d’ici à l’arrivée à échéance des quotas», ajoute-t-elle. Cette suggestion rencontre un écho favorable parmi les Etats de l’Union. Plusieurs gouvernements demandent d’augmenter ces quotas en avril 2008. En cause: un tassement de l’offre et une hausse de la demande qui font grimper les prix du lait (+35% prévus en France l’année prochaine), après des années d’excédent et de repli. Les tarifs des produits laitiers, comme le yaourt, le fromage ou le beurre (hausse jusqu’à 50% en Allemagne), suivent. Le phénomène a conduit l’UE dès le mois de juin à mettre fin à ses dernières subventions à l’exportation, devenues inutiles. Dans l’Union européenne, qui n’arrive plus à répondre à ses besoins avec des collectes à leur plus bas niveau depuis une quinzaine d’années, des causes multiples ont plombé la production laitière. En France et en Allemagne, qui représentent à elles deux 40% de la collecte européenne, le nombre d’agriculteurs du secteur tend à diminuer. Cinq mille environ quittent la profession chaque année en France, où il manque environ 100.000 vaches. La réforme de la PAC, qui a rompu le lien entre montant des subventions et quantités produites, en a découragé certains. Beaucoup, notamment en Allemagne, se sont réorientés vers la production céréalière plus lucrative, sous l’impulsion de la mode des biocarburants en particulier. Conséquence: ces deux pays n’atteindront pas les quotas qui leur sont alloués en 2007. En France, deuxième pays laitier européen avec 98.000 producteurs, ceux qui le peuvent viennent du coup d’être autorisés à augmenter leur production individuelle de 10%, pour se rapprocher du plafond national autorisé.Synthèse L’Economiste

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