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    Politique

    Remaniement ministériel
    Les superministres…

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    . Habib El Malki récupère l’Enseignement supérieur…Habib El Malki a cumulé deux portefeuilles. A côté de l’Education Nationale et de la Jeunesse, il a aussi hérité de l’Enseignement supérieur, jusque-là piloté par son collègue au parti Khalid Alioua. La logique de ce regroupement est claire. Les deux bouts du cursus éducatif se rejoignent après que chacun ait mené sa propre réforme. La restructuration de l’Education ayant été appliquée dans sa globalité, le département de l’enseignement redevient gros comme auparavant. El Malki est natif de Boujaâd (province de Khouribga) en 1946. Il a déjà été ministre de l’Agriculture sous Youssoufi. Professeur d’économie à l’université de Rabat, il est également député du Cercle de Boujâad depuis 1992 et membre de l’Académie du Royaume du Maroc.. … Et Mohand Laenser, la PêcheA côté du portefeuille de l’Agriculture, le patron du Mouvement populaire hérite aussi de la Pêche. Deuxième exemple du regroupement des valises ministérielles. La Pêche rejoint l’Agriculture comme avant. Diplômé de l’ENAP (cycle supérieur), Laenser a assumé depuis 1969 plusieurs fonctions au sein des Postes et Télécommunications, dont il deviendra ministre en 1983. Il est décoré du Wissam er Reda de première classe. Pour ses nouvelles fonctions, il devra faire face à de multiples pressions, dans un secteur connu pour le conflit d’intérêts, le clanisme et le lobying. . Adil Douiri, l’Economie sociale et l’Artisanat en plusPAS de changement à la tête du ministère du Tourisme, c’est toujours Adil Douiri qui en a la charge, avec en plus, les portefeuilles de l’Artisanat et de l’Economie sociale. Fils de l’Istiqlalien M’hamed Douiri, qui a été dès le lendemain de l’Indépendance et plusieurs fois depuis, ministre, Adil Douiri est revenu au bercail dans les années 90 après des études à l’étranger. Il crée son entreprise, CFG Group, dans un domaine tout à fait nouveau: la bourse, la désintermédiation financière et la banque d’affaires. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Adil Douiri, membre du G14 du temps de Hassan II, a également participé à la plupart des grandes réformes économiques du Maroc depuis dix ans, dont celle des marchés financiers. Douiri a aussi activement participé avec son associé Amyn Alami à l’élaboration et la mise en place de la politique touristique, qu’il connaît bien mais dont il n’a eu la charge de mettre en place les instruments qui lui manquaient encore qu’en 2002; année durant laquelle il prend les rênes d’un ministère très sollicité. D’ailleurs, la mise en place du plan Azur, qui vise 10 millions de touristes pour le Maroc en 2010, est certainement le plus gros dossier qu’il a à gérer. Au cours de ces deux dernières années, Douiri a conclu de nombreux accords avec des TO étrangers, pour la commercialisation de la destination Maroc. Il a en outre développé le tourisme rural et de niche. . Salah Eddine Mezouar, un industriel à la tête de l’Industrie et de la Mise à niveauSportif et ambitieux, Salah Eddine Mezouar rejoint la nouvelle équipe gouvernementale. Il est nommé, pour l’ère Jettou II, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à Niveau de l’Economie. Il remplace ainsi Rachid Talbi Alami et hérite du portefeuille d’El Mossadeq. Son profil est un peu spécial vu son parcours atypique. Le président de l’Amith accède ainsi à une responsabilité qui requiert des qualités qu’il a justement su développer depuis qu’il représente les professionnels du textile-habillement. Il est connu pour son franc-parler et ses qualités de manager. Sa vraie carrière, il l’a démarrée en 1991 avec le groupe espagnol Tavex, spécialisé dans la fabrication du jean et denim, où il est nommé directeur général adjoint et directeur commercial du groupe installé à Settat (SETTAVEX). En 1993, il est directeur général et directeur commercial de l’Afrique et du Moyen-Orient, avant de devenir membre du directoire de la compagnie. Mezouar est titulaire d’un DEA en sciences économiques de l’Université des Sciences Sociales de Grenoble et du diplôme du cycle supérieur de gestion de l’ISCAE de Casablanca. Il a intégré au début des année 80 les Régies d’Eau et d’Electricité de Rabat et Tanger, en charge du Département administratif pendant 3 ans, pour assurer par la suite, durant 2 ans, la direction financière d’une PME franco-tunisienne. Et cela avant d’intégrer l’Office d’exploitation des ports (ODEP), où il a contribué à la mise en place des structures de la direction de l’Action sociale et assuré la direction du Club omnisports RAJA de Casablanca, parrainé par l’Office. En juin 2002, il a été élu président de l’Amith.. Abderrahim Harouchi, le médecin militant au service du socialHarouchi retourne au gouvernement, mais pas au ministère de la Santé, qu’il a occupé de 1992 à 1995. Chirurgien pédiatre, ce défenseur du civisme a été nommé à la tête du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. C’est donc sa casquette de militant social qui a prévalu dans sa nomination. Président de l’Association Afak pour le civisme et le développement, il est aussi membre fondateur du Collectif Démocratie et Modernité et membre du conseil d’administration de l’Association Al Amana pour le microcrédit. Il est très connu pour son engagement dans les actions de proximité des ONG et ses prises de position sur des questions de société. Il est aussi membre du Conseil consultatif des droits de l’homme et membre du conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus. Il a occupé plusieurs postes dans le milieu de l’enseignement et de la santé, entre autres, celui de professeur à la Faculté de médecine de Casablanca et de médecin chef de l’Hôpital des enfants de Casablanca.. Mohamed Boussaïd chargé de moderniser l’AdministrationComme beaucoup de hauts responsables, Boussaïd a fait ses armes au ministère des Travaux publics. Cet ancien chef de cabinet d’Abdelaziz Méziane Belfkih alors ministre de ce département, vient du secteur bancaire. Il est l’un de ces rares cadres à avoir quitté le privé pour intégrer le secteur public, mais c’était à l’époque où les gouvernements technocrates voulaient rendre la gestion publique plus efficace. Boussaïd était directeur de la Planification et des Etudes dans le même département avant d’être écarté par l’istiqlalien Bouammar Taghouane. Le ministre de l’Economie et des Finances, Fathallah Oualalou, lui confie alors la direction des Etablissements et des Participations publiques (DEPP). C’est une promotion, car, à elle seule, cette direction représente près du quart du PIB. En plus, elle a eu un rôle stratégique dans plusieurs projets de privatisation dont la Régie des Tabacs.


    Le ministère des Droits de l’Homme disparaît

    CE département a disparu dans la nouvelle équipe Jettou. Sa création avait été interprétée comme un grand signe de changement dans le traitement du dossier des droits de l’homme. Maintenant, la création des instances de réconciliation et d’indemnisation des disparitions abusives en plus des avancées enregistrées au niveau des droits de l’enfant et de la femme ont fait que la question est devenue l’affaire de tous.

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