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    International

    Rejet du plan Paulson
    Nouveau défi pour Obama et McCain

    Par L'Economiste | Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    . Les candidats jugés à l’aune de leurs réactions à ce dossierLA campagne présidentielle vit des hauts et des bas. En effet, le rejet inattendu lundi 29 septembre par la Chambre des représentants américaine du plan de sauvetage financier a immédiatement eu un impact sur le déroulement de la campagne. Les candidats interviennent en forcing et appellent le Congrès à trouver un accord. Depuis le début de la crise, les deux candidats John McCain et Barack Obama sont jugés à l’aune de leurs réactions à ce dossier. Les suites du plan Paulson (à condition que le Congrès parvienne à voter le texte) devraient figurer en bonne place sur le bureau du prochain locataire de la Maison-Blanche. «Démocrates, républicains, relevez le défi et réglez cela!», a lancé lundi dernier lors d’un rassemblement électoral à Westminster (Colorado, ouest) le candidat démocrate Barack Obama en s’adressant au Congrès. Devant le plongeon historique de la Bourse de New York, Obama a appelé à ne pas céder à la panique. De son côté, John McCain, le candidat républicain, quittait un meeting à Colombus (Ohio, nord) lorsqu’il a appris la nouvelle du rejet du plan. Il a réagi devant la presse, sur un ton beaucoup plus grave que son adversaire démocrate: «J’appelle le Congrès à reprendre tout de suite, évidemment, ses travaux pour résoudre cette crise». «Nous attendons de nos leaders qu’ils laissent leur esprit partisan à la porte et qu’ils viennent autour de la table pour résoudre nos problèmes», a conclu McCain. Le nouvel épisode de la crise financière a été l’occasion pour McCain de redonner de la légitimité à sa décision de suspendre sa campagne la semaine dernière pour se rendre à Washington afin de participer aux négociations sur le plan de sauvetage. Selon l’un de ses principaux conseillers économiques, Douglas Holtz-Eakin, qui s’exprimait lundi lors d’une conférence de presse téléphonique, «McCain a accepté le défi, a suspendu sa campagne et est retourné à Washington avec l’intention d’apporter aux Américains l’aide dont ils ont besoin». L’absence de John McCain dans la campagne est pourtant vraisemblablement l’une des causes de la baisse de sa cote de popularité dans les sondages. Pour la deuxième journée consécutive, le sondage quotidien Gallup donnait lundi une avance de huit points à Obama avec 50% d’intentions de vote contre 42%.F. Z. T.

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