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Régulation bancaire:
Sarkozy et Brown font la paix

Par L'Economiste | Edition N°:3168 Le 11/12/2009 | Partager

. Ils réclament une taxation mondiale des bonusNicolas Sarkozy et Gordon Brown ont décidé de tirer un trait sur la polémique suscitée par la nomination du Français Michel Barnier au poste de commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers, en réclamant jeudi 10 décembre une taxation mondiale des bonus. Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, les deux dirigeants font assaut de convergences et plaident, au nom de l’Europe et de son «rôle pionnier» depuis le début de la crise, pour un «pacte mondial à long terme» de régulation bancaire. Le président français, encore accusé la semaine dernière à Londres de vouloir tordre le cou à la City, et le dirigeant britannique y proclament leur volonté de conserver en Europe des «places financières de rang mondial, comme Londres et Paris».Mais, jugeant «inacceptable» que le contribuable risque d’assumer une nouvelle fois les pertes de marchés financiers restés, selon eux, «opaques» et d’un «court-termisme excessif», Sarkozy et Brown souhaitent renforcer et étendre au monde entier leur contrôle et leur surveillance.Au lendemain de la décision inédite de Londres de taxer de 50% le montant des primes versées à leurs employés par toutes les banques qui opèrent sur le territoire britannique, les deux dirigeants suggèrent rien moins qu’un «impôt exceptionnel» mondial sur les bonus versés en 2009. Et l’examen de propositions telles qu’un prélèvement sur les transactions financières.Ce texte marque clairement la volonté de Paris et de Londres de tourner la page des échanges aigres-doux qui ont accompagné la nomination fin novembre de Michel Barnier à la Commission européenne.Nicolas Sarkozy n’avait pu s’empêcher de plastronner, y voyant le «triomphe» des idées françaises de régulation sur le «modèle anglo-saxon. «Gordon Brown n’en voulait pas, ça a été une rude bataille», s’était-il réjoui. Synthèse L’Economiste

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