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Economie

Règlement des sinistres
Le hit-parade 2008 des compagnies d’assurances

Par L'Economiste | Edition N°:2953 Le 30/01/2009 | Partager

. Montant des jugements exécutés: deux milliards de DH . Encore un solde de 11.000 dossiers à réglerPalme d’or à Essaada. Les statistiques que vient de publier le Bureau de notifications et des exécutions judiciaires du ministère de la Justice placent l’assureur en tête des compagnies ayant réglé le plus grands nombre de dossiers de sinistres. En effet, elle a apuré, l’année passée, pas moins de 11.000 dossiers, volume qui a généré un solde de 157 cas en suspens. A ce niveau, elle est aussi première, devant Zurich, qui, elle, en totalise 161, suivie de la CNIA Assurance (255), d’Axa Maroc (1.078), Wafa Assurance (1.370). L’examen du tableau des jugements montre qu’Essaada revient de loin. Très loin même. En effet, en 2006, elle traînait encore un boulet de plus de 9.400 dossiers non réglés, stock qui est descendu à 3.800 en 2007 et à 157 fin 2008. «Il s’agit en fait, dans la plupart des cas, de dossiers faisant l’objet d’un pourvoi en cassation devant la Cour suprême ou de dossiers comportant des anomalies», indique Saïd Azzabi, responsable indemnisations au sein de la compagnie. Concernant les dossiers qui ont connu leur dénouement chez la filiale de Saham, leur nombre s’est établi, en 2008, à 11.000, correspondant à un montant total de 324 millions de DH. «Si l’on rapporte le montant total réglé par le marché, qui est à peu près de 2 milliards de DH, au nombre de dossiers, l’on constate que le coût moyen du marché est de 32.000 DH, contre un peu plus de 30.000 DH pour Essaada», ajoute Azzabi.En ce qui concerne le nombre de dossiers réglés pour l’ensemble du secteur, leur nombre a augmenté, passant de 58.000 en 2007 à 62.000 l’an passé. Cette accélération de la cadence procède-t-elle d’une volonté délibérée ou de la puissance de la Justice ? «Pour notre compagnie, ces résultats traduisent notre ferme volonté d’apurer le portefeuille sinistres et d’octroyer l’indemnité due à ses bénéficiaires (assurés et tiers)», répond Azzabi. Mais selon des professionnels, cette accélération de la cadence de règlement des dossiers s’explique, en réalité, par l’esprit d’émulation né dans le secteur depuis ces trois dernières années. Pour Abdellatif Tahiri, directeur général de la compagnie, «c’est dû en réalité à une meilleure organisation des tribunaux, du Bureau de notifications et des exécutions judiciaires, et des compagnies d’assurance».Toujours est-il qu’en termes de jugements non exécutés, Sanad est lanterne rouge. Mais il faut tout de même souligner qu’en 2006 elle avait un stock de dossiers en suspens de plus de 4.500, volume qui a baissé à 3.300 en 2007, pour s’établir à presque 2.000 à fin 2008, soit le nombre de dossiers le plus élevé du marché. Ce volume est de loin plus élevé que celui de l’avant-dernier de la classe, Atlanta, qui totalise 1.700 dossiers non exécutés.


Un département dédié

Comment peut-on expliquer le mauvais classement de Sanad? «Nos services reçoivent les dossiers par centaines, ce qui nécessite beaucoup de temps pour les identifier et les examiner», déclare Abdellatif Tahiri, directeur général de la compagnie. Mais le fait que cette dernière croule sous le nombre de dossiers non exécutés n’est pas seul en cause. Tahiri indique également l’existence de bon nombre d’affaires relatives à des sinistres survenus en dehors de la police d’assurance. Il arrive également que Sanad soit incriminée dans des dossiers qui lui sont imputés par erreur. En tout cas, le dirigeant affirme que le stock de dossiers non exécutés sera apuré d’ici quatre mois. «Nous avons d’ailleurs créé un département exclusivement dédié à l’exécution des jugements», affirme-t-il. Hassan EL ARIF

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