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    Politique

    Régionalisation: Le PAM coache ses adhérents

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Une rencontre houleuse à Fès. La culture au centre des débats Partisans, académiciens et intellectuels se sont donné rendez-vous à la capitale culturelle, vendredi dernier. Ralliés à l’invitation du Parti Authenticité et Modernité (PAM), 300 personnes environ, représentant de différents secteurs, ont débattu de «Culture et régionalisation avancée». La rencontre qui s’est déroulée en présence notamment de Mohamed Cheikh Biadillah, le leader du Tracteur, a été perturbée par une «ex-PAM». Il s’agit de Fatima Sekkouri, une «redoutable» femme du tissu associatif qui aurait été expulsée du parti il y a quelques semaines, comme quatre autres membres. Sauf que l’un d’eux, Jaouad El Marhoum, a été «gracié» par le conseil national du parti.Ce vendredi, Sekkouri voulait, elle aussi, profiter de la grâce et rencontrer Biadillah, à tout prix. «Je veux lui expliquer mes positions», criait-elle devant l’entrée du palace qui a abrité la rencontre. Des cris qui ont attiré des journalistes curieux mais également des éléments du service des renseignements généraux (RG), venus nombreux pour une simple rencontre de parti, constate-t-on sur place. Ces derniers ont d’ailleurs précipité l’arrivée d’une voiture de police pour maîtriser la dame «enragée». Mais finalement, Sekkouri se fera accompagner agressivement par des vigiles vers la porte de l’hôtel. Ici, elle attendra vainement la sortie de Biadillah. Certains diront même qu’elle aurait reçu, la veille, des instructions d’un camp adverse pour monter ce coup. C’est Hassan Tayki, qui avait rejoint le PAM après avoir quitté la Gauche socialiste unifiée (GSU), en compagnie de son ami Farid Amghar, qui le confirme. Selon lui, «l’activiste féminine» aurait eu une large discussion, jeudi, avec le maire istiqlalien, Hamid Chabat. Contacté par L’Economiste, celui-ci a catégoriquement démenti cette rumeur. A l’intérieur de la salle, le débat était très instructif. Des intellectuels à l’image de Faouzi Skali, fondateur du festival des musiques sacrées, ont animé des réflexions très poussées sur la régionalisation et non pas le régionalisme. Une régionalisation qui «ne peut aboutir du simple fait d’une volonté, même si celle-ci est nécessaire», affirme-t-on auprès de la direction du PAM. «Il lui faut prima da fare des fondements historiques, culturels et économiques, disons une légitimité. Sinon l’artifice finira par prendre le dessus, et l’architecture régionale ne mettra au monde qu’un château de cartes promis à un long feu», ajoute-t-on.Pour bon nombre d’intervenants, la régionalisation voulue se doit d’être une entreprise de rééquilibrage, de remise sur pied d’un territoire correctement réaménagé. Youness SAAD ALAMI

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