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    Par L'Economiste | Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    Le vote des Algériennes


    L'ALGERIEN de l'année est en fait une Algérienne. Hassiba Boulmerka a donné à l'Algérie, en 1991, son premier titre mondial, ce qu'aucun homme n'avait réalisé auparavant, en 30 ans d'indépendance. C'était le 31 Août à Tokyo, au championnat du monde d'Athlétisme. Après un 1.500m où la rage de vaincre crispait ses traits, elle pousse des cris d'hystérie, se fait acclamer par un public japonais étonné, dans un dernier tour de piste, le drapeau algérien à la main. Elle volera la vedette à Noureddine Morceli qui remporte la même course, le lendemain.
    Les féministes algériennes clament alors que Hassiba a remporté une médaille sans la procuration d'un mari ou d'un père, qui lui aurait été nécessaire pour un simple voyage à l'étranger.
    Les femmes sont d'une manière implicite ou explicite au centre de la crise de société algérienne, de son processus de démocratisation. Le meilleur indice de l'état d'esprit des Algériens et des Algériennes reste les multiples jeux de mots qui entrent désormais dans leur langage courant. Le FIS avait été surnommé «Fatma Interdit de Sortir» et le FLN «Fatma Libre la Nuit». Ces appellations largement diffusées sont un signe que le débat entre les deux grands partis est polarisé autour de la "libération" de la femme. Les Algériennes représentent 51% des 13,3 millions d'électeurs et ne sont que 57 candidates sur 6.000 postulants, soit 1% du total. L'institut Louis-Harris France, spécialiste des sondages pré-électoraux est revenu en France sans résultat. Ses agents n'ont pas pu constituer des échantillons significatifs, faute de pouvoir interroger les femmes.
    Le FLN a déjà marqué ses choix sur le scrutin actuel: il a aboli l'usage qui autorisait l'homme à voter à la place de son épouse, sur présentation du livret de famille. Il a installé des jeunes femmes habillées à l'occidentale pour contrôler les bureaux de vote.

    Quant au FIS, il ne craint pas la contradiction: il compte retirer le droit de vote aux femmes s'il parvient au pouvoir, mais appelle ses militants à accompagner leurs mères, leurs surs ou leurs épouses aux urnes. Quand dans une famille les obédiences politiques de frères sont différentes, chacun s'efforce d'accompagner sa mère pour l'influencer en cours de route.
    Le vote des femmes reste un mystère qui peut tout au plus être expliqué par leur faible insertion dans la vie active. Elle ne sont que 10% à travailler, en conséquence, une minorité à craindre la solution brandie par le FIS pour résorber le chômage, qui consiste à renvoyer les femmes à leur foyer et donner priorité aux hommes pour l'emploi. Paradoxalement elles ont peut-être contribué au succès du FIS, d'autant plus que, «femmes au foyer», elles sont bien placées pour percevoir la crise économique et les pénuries alimentaires attribuées à la politique menée à ce jour. Elles peuvent avoir renforcé le vote sanction contre le FLN.
    En définitive, le FIS a remporté au premier tour 188 sièges, le FFS 25, le FLN 15 et les indépendants 3. Pour le second tour, le 16 Janvier, il reste 198 sièges à pourvoir.

    Antoine Pinay: l'économiste du bon sens a 100 ans


    Antoine Pinay est un des hommes politiques français qui ont compté pour le Maroc. Ministre des Affaires Etrangères au moment de la conférence d'Aix Les Bains, il avait signé avec Feu S.M MohammedV la déclaration franco-marocaine qui annonçait les négociations destinées à faire accéder le Maroc à l'indépendance.
    Antoine Pinay avait aussi été un économiste de talent, encore reconnu par l'ensemble de la classe politique française, à ce jour. Pourtant "L"homme au chapeau rond», qui a exercé pendant l'époque triste et austère d'après-guerre, et qui paraît comme un conservateur, était un novateur. Il est d'abord le «père du Franc lourd», c'est-à-dire du passage de la France au «Nouveau Franc».
    Monétariste libéral avant l'heure, il croyait à la stabilité monétaire, fondement de la croissance équilibrée, créatrice d'emplois, et à la stabilité budgétaire. Il a prôné l'épargne volontaire pour mettre fin à la «conscription» de l'impôt. Le fameux «emprunt Pinay» a été un succès. Il a incité son pays, à l'époque où les frontières ne connaissaient pas l'ouverture actuelle, à s'aligner sur l'évolution mondiale des prix et la juste concurrence.
    Il avait aussi compris dès les années 50 la nécessité de la communication en matière d'économie. La télévision étant peu répandue, il passait des heures à expliquer ses choix économiques aux industriels, aux commerçants et même aux syndicats ouvriers. Il est arrivé à faire la promotion... d'une réduction volontaire des prix, inconcevable actuellement.
    En définitive, c'est le concept de «bon sens» qu'il a introduit en économie et que les praticiens oublient trop souvent. Antoine Pinay: l'économiste du bon sens a 100 ans

    Antoine Pinay est un des hommes politiques français qui ont compté pour le Maroc. Ministre des Affaires Etrangères au moment de la conférence d'Aix Les Bains, il avait signé avec Feu S.M MohammedV la déclaration franco-marocaine qui annonçait les négociations destinées à faire accéder le Maroc à l'indépendance.
    Antoine Pinay avait aussi été un économiste de talent, encore reconnu par l'ensemble de la classe politique française, à ce jour. Pourtant "L"homme au chapeau rond», qui a exercé pendant l'époque triste et austère d'après-guerre, et qui paraît comme un conservateur, était un novateur. Il est d'abord le «père du Franc lourd», c'est-à-dire du passage de la France au «Nouveau Franc».
    Monétariste libéral avant l'heure, il croyait à la stabilité monétaire, fondement de la croissance équilibrée, créatrice d'emplois, et à la stabilité budgétaire. Il a prôné l'épargne volontaire pour mettre fin à la «conscription» de l'impôt. Le fameux «emprunt Pinay» a été un succès. Il a incité son pays, à l'époque où les frontières ne connaissaient pas l'ouverture actuelle, à s'aligner sur l'évolution mondiale des prix et la juste concurrence.
    Il avait aussi compris dès les années 50 la nécessité de la communication en matière d'économie. La télévision étant peu répandue, il passait des heures à expliquer ses choix économiques aux industriels, aux commerçants et même aux syndicats ouvriers. Il est arrivé à faire la promotion... d'une réduction volontaire des prix, inconcevable actuellement.
    En définitive, c'est le concept de «bon sens» qu'il a introduit en économie et que les praticiens oublient trop souvent.

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