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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:43 Le 03/09/1992 | Partager

Un espace de liberté

L'INTERVIEW accordée par Sa Majesté le Roi au "Monde" confirme les termes du discours Royal du 20 Août. La nouvelle constitution consolide "l'espace de liberté" au quotidien. Le Souverain estime, par ailleurs, "souhaitable que ceux qui n'ont pas été aux affaires, pendant des années, puissent aujourd'hui y participer". A condition bien sûr que la majorité formée élabore un programme sur Ses orientations, où il n'est pas question de succomber à un "libéralisme aveugle". Sa Majesté le Roi confirme la candidature du Maroc, "espace stratégique sur le flanc Sud", à la CEE, qui s'interroge sur son intégration, à la veille du référendum français sur le traité de Maâstricht.
Le problème essentiel du Maroc est celui de l'emploi des jeunes, le taux de croissance du PIB, quel qu'il soit, sera réservé aux investissements pour l'emploi et aux dépenses sociales.

Le référendum et les partis

LES positions des partis politiques quant au référendum ont été, généralement, sans surprise pour l'opinion publique. Seul le P.P.S a adopté une position particulière, faisant croire, un moment, que l'ensemble des partis du "bloc démocratique" allaient appeler à voter "oui". Le parti d'Ali Yata justifie son "oui de progrès", par le "changement qualitatif" apporté par le projet. Les revendications de la Koutla pourraient être, souligne un éditorial d'Al Bayane, adoptées par le futur parlement.

Le Parti de l'Istiqlal a entretenu le suspense, comme l'USFP. Il a appelé à la non-participation au référendum, reconnaissant le "caractère positif de certains amendements", comme la responsabilité du Premier Ministre, le maintien du parlement dans l'Etat d'exception... Mais le projet ne répond pas "aux revendications des masses montantes". L'USFP, dans la foulée, reconnaît l'évolution positive de la question des droits de l'homme, des commissions d'enquête, mais s'associe à la non-participation, suivie par l'UNFP et l'OADP. Les deux centrales syndicales, UGTM et CDT, unies pour rappeler que le "dossier social est en veilleuse", appellent au boycott. L'UMT, fidèle à ses "positions consensuelles", ne donne aucune consigne. Quant aux partis de ce qui était la majorité, ils approuvent, de manière inconditionnelle, le projet et mènent campagne pour un "oui unanime" pour la consolidation de l'Etat de droit. Les leaders du RNI, de l'UC, du PND et du Mouvement Populaire organisent des meetings, pour expliquer des dispositions du projet de constitution révisée et lancer leur campagne électorale au passage.
La CGEM décide de répondre par un "oui franc et massif" sur ce qu'elle "considère comme un projet de société". La création du Conseil Economique et Social est saluée par le communiqué de la Confédération patronale comme ""un forum de concertation". Le nouveau syndicat patronal, créé par M. Abaakil, la Confédération Economique Nationale, affirme son soutien au projet.

La balkanisation des Balkans

IL y a 30 ans, au moment des indépendances, l'Europe craignait, avec beaucoup de dédain, la "balkanisation" de l'Afrique. Les guerres tribales et les états ethniques étaient réservés au continent noir par l'Europe des nations. C'est la balkanisation des Balkans qui a dominé l'actualité de l'été. La Yougoslavie se désintègre: Serbes, Croates et Musulmans s'entre-tuent sous l'il des Albanais et des Grecs qui pourraient entrer dans la bataille. La Tchécoslovaquie annonce un partage en douceur. L'Europe de l'Ouest craint la contagion sur la CEI: l'antagonisme slaves-musulmans pourrait y être reproduit. La "question des Balkans" qui ne figure plus que dans les livres d'histoire, reste associée dans les mémoires aux deux guerres mondiales. Tout autant que Sarajevo où l'assassinat d'un archiduc précipita le premier conflit. Les manifestations racistes de Rostock, sur le territoire de l'ancienne RDA, sous les encouragements complaisants de la population allemande, participent à cette impression de "montée de périls".

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