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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:41 Le 06/08/1992 | Partager

Une guerre civile larvée en Algérie

Les forces de l'ordre ont intensifié leur lutte contre les groupes armés islamistes. Ils sont passés d'une confrontation ouverte autour des mosquées à une "guérilla urbaine". Les gendarmes, tentant d'isoler les groupes armés, ont annoncé l'arrestation de dizaines de personnes.
Plusieurs chefs importants de ce que l'on appelle officiellement le Mouvement Islamique Armé (MIA) ont été arrêtés, notamment dans la région d'Alger. La gendarmerie n'hésite plus à faire usage d'armes lourdes et d'explosifs.
Dans un climat de tension, Vendredi 31 Août, 214 personnes ont été arrêtées lors de heurts entre islamistes et forces de l'ordre. Près de 140 d'entre elles ont été placées sous mandat de dépôt et les 73 autres remises sous liberté provisoire. Dans la même journée, cinq autres personnes arrêtées, lors d'une tentative de marche à la fin de la grande prière hebdomadaire à Tissemsilt, ont été mises sous mandat de dépôt par le tribunal de la ville.
Parallèlement, les actes de violence, attentats contre les forces de l'ordre et actes de sabotage contre les PTT se multiplient. Samedi 1er Août, deux officiers de police ont été tués par balles dans la capitale, l'un près de la Foire Internationale d'Alger et l'autre à Kouba.
Des actes de sabotage ont été perpétrés à Tiaret contre quatre répartiteurs téléphoniques, incendiés, ce qui aurait privé de téléphone près d'un millier d'abonnés. Une bombe artisanale a explosé, Samedi matin devant les locaux des PTT...
Il reste à espérer que les forces de l'ordre puissent contrôler la situation.

France: service de lutte contre la corruption

M. Pierre Bérégovoy a présenté au Conseil des Ministres une communication sur la prévention de la corruption qui doit faire l'objet d'un ou plusieurs projets de loi dès la session d'automne du Parlement. M. Bérégovoy a annoncé, notamment, la création d'un service central de lutte contre la corruption, qui aura pour mission d'identifier les transactions donnant lieu à des faits de corruption. Il s'agit, entre autres, du renforcement de la transparence pour l'attribution des marchés publics et les délégations de service public par une meilleure information des assemblées délibérantes des collectivités locales.

Dans un entretien accordé à l'Express, M. Bérégovoy se dit "préoccupé par les rapports de la société avec l'argent" et souligne qu'il est "de l'intérêt de tous de rendre plus transparentes les relations financières", faute de quoi ajoute-t-il "chacun deviendra suspect, y compris ceux qui font honnêtement prospérer leurs affaires".

Les camps de la mort serbes en Bosnie

L'ARMEE serbe aurait établi, selon le quotidien "New York Newsday", au Nord de la Bosnie, plusieurs camps de prisonniers, deux d'entre eux étant des "camps de la mort" où auraient péri des milliers de civils.

Le Comité International de la Croix Rouge a déjà eu accès à cinq camps de Bosnie, où sont détenues 4.000 personnes. Mais, à plusieurs reprises, la Croix Rouge a cherché à visiter d'autres camps, dont le plus important celui d'Omarska avec 11.000 personnes internées. Devant le refus des Serbes, les organismes humanitaires redoutent que ces installations soient effectivement des camps de la mort.

Le quotidien américain a publié le compte rendu très précis de deux personnes affirmant avoir été détenues dans ces camps. Selon les témoignages, les prisonniers sont entassés dans des cages métalliques, servant habituellement au tri du minerai, où il leur est impossible de s'allonger. D'incessants passages à tabac et des tortures par les soldats Serbes sont opérés. Des détenus seraient exécutés par groupe de dix ou quinze. Ainsi, ce ne serait pas au Goulag de Staline qu'il faudrait alors comparer ces camps mais à ceux des nazis. Depuis 1945, c'est la première fois qu'un pays européen se trouve accusé de telles pratiques qui seraient la conséquence du "nettoyage ethnique" pratiqué par les Serbes dans les régions conquises.

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