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Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

Bruits de bottes dans le Golfe

Tarik Aziz, qui a reçu du galon après la guerre du Golfe et qui est devenu vice premier ministre en Irak, a été reçu, à sa demande au conseil de sécurité de l'ONU pour réclamer la levée des sanctions contre son pays.

Il fut accueilli par un acte d'accusation, lui rappelant le refus de l'Irak de se soumettre, à la destruction de son arsenal et des équipements industriels destinés à sa fabrication. Les missions d'experts se succèdent à Baghdad qui affirme que ses installations ont été recouverties à des usages civils. Israël attire le feu et clame que Saddam Hussein disposerait de centaines de Scud et d'armes chimiques et nucléaires et le front des "alliés" semble se reconstituer, d'abord par ses éternels ennemis, l'Iran et la Syrie qui semble-t-il vont réceptionner les Scud Nord coréens, transportés par les fameux cargos.

L'Irak déjà pris en sandwich par ses faux frères, doit s'inquiéter d'une vingtaine de bâtiments militaires, américains et un greens qui voguent non loin de ses eaux. L'occident n'envisage pas une nouvelle guerre, mais une expédition "punitive". Si les Irakiens refusent d'être pacifistes, l'Occident en toute bonne conscience veut bien lui apprendre par la guerre.

Et Tarik Aziz de déclarer au Washington Post que l'Irak considère que figurer parmi les principales puissances militaires est un "droit"

La Pravda n'est plus

Dernier symbole de l'URSS la Pravda a cessé de dire la "Vérité", puisque c'est son nom. Elle est morte, comme le régime qui l'a créée victime avant tout de l'échec économique qu'elle ne voulait pas reconnaître. Vendue à 5 Kopecks, du temps de Staline, à 10 Kopecks, du temps de Gorbatchev, son prix est devenu tout simplement libre.

Par ailleurs le prix du papier augmente et la manne publicitaire d'un capitalisme balbutiant tarde à venir.

La Pravda avait été créée en 1912 par Lenine qui choisit sans doute ce nom, conforme à sa fameuse maxime, "seule la vérité est révolutionnaire". Ce principe, comme tant d'autre, ayant été trahi par Staline, la Pravda adopte la langue de bois, glorifie l'avenir radieux de la patrie des prolétaires et atteint au passage des tirages exceptionnels dans le monde, de 22 millions d'exemplaires.

De quotidien, elle est devenue hebdomadaire puis a suspendu sa parution le week-end dernier.

Les Izvestia, son concurrent du soir, qui avait senti le vent de l'Ouest plus tôt et avaient abandonné la langue de bois continue d'exister.

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