×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Eco-Consom

    Regard sur l'actualité

    Par L'Economiste | Edition N°:159 Le 22/12/1994 | Partager

    La "Richesse culturelle"

    Le budget alloué par l'Etat à la culture sera encore insignifiant, et ce ne sont pas les sponsors et les mécènes qui enrichiront les artistes et les écrivains, souvent dans le besoin. Même les enseignants crient à leur paupérisation. Les travaux du Conseil Supérieur de la Culture, placés sous la présidence d'honneur de Sa Majesté le Roi, voulaient redonner sa place à la culture et la sortir de son ghetto. Le discours de SAR le Prince Héritier Sidi Mohammed rappelait la protection politique de la culture par les Rois du Maroc et appelait à un soutien aux auteurs "pour les libérer du joug de l'indigence, diffuser leur produit et faire connaître leur génie".

    La valse des présidents des communes

    Difficile échéance. Un article du Dahir de 1976 prévoit la mise en cause des présidents de communes si les 2/3 des conseillers qui les ont élus le souhaitent. L'objectif est d'arrêter les défaillances ou les incompétences constatées dans l'exercice de la gestion communale. La limite est qu'il faut une continuité dans les hommes et les actions pour l'exercice de la démocratie. Des remises en cause ont commencé pour des motifs multiples et risquent de parasiter l'esprit de conciliation politique qui règne en vue de l'alternance. La presse de l'USFP accuse déjà l'Administration d'ingérence, lui reprochant de débloquer les demandes de destitution des présidents qu'elle défend ou cherchant à placer ses hommes.

    Les Russes à Grozny

    Petite nation musulmane jusque là inconnue, la Tchétchénie semble être une de ces nations imaginaires créées par l'auteur des aventures de Tintin. Les 1,2 million de Tchétchènes, durs au combat comme leur cousin caucasien Staline, veulent résister aux assauts de l'armada blindée russe. Le drame de ce petit peuple, qui risque occupation et "épuration ethnique", inquiète les Russes eux-mêmes. Les 2/3 sont opposés à cette invasion qui renforce les "durs du régime" à Moscou, en particulier les militaires qui craignent un enlisement, comme jadis en Afghanistan. L'Ouest, déjà impuissant en Bosnie, face à la violence serbe, voit resurgir un autre expansionnisme slave, celui des Russes. Les images de chars qui avancent, de l'artillerie qui pilonne peuvent ramener à la course aux armements. Il est vrai qu'en Tchétchénie, deux prétextes servent de base à la sécession: le pétrole (les oléoducs de Bakou passent par là) et l'Islam qui menace la Russie sur son flanc est. Mais il ne semble pas que les autres peuples musulmans appartenant à des ethnies différentes de la CEI manifestent une solidarité.

    Bulgarie: Le retour des Communistes

    Le Mur de Berlin est tombé, mais le communisme est toujours là. Le Parti Socialiste bulgare (en fait, bien communiste) obtient la majorité relative au Parlement bulgare. La "liberté" n'a pas donné les résultats économiques escomptés et les frustrations poussent la population à regretter l'ordre ancien, fait de sécurité bureaucratique. La Lituanie, nostalgique, avait ouvert la voie, puis la Pologne et la Hongrie ont suivi, rappelant les Communistes. Jean Videnov, ingénieur en hydraulique de 35 ans, est élu en pleine période de sécheresse. Il cherche à constituer une coalition pour obtenir la majorité parlementaire, gérer des réformes... et rejoindre l'OTAN.

    L'islamisation du cinéma égyptien

    Depuis les années 80, l'islamisation du cinéma égyptien décime les rangs des actrices. Le mouvement semble ralentir, mais lors du dernier Festival international du film du Caire, la grande Chadia, à qui les organisateurs avaient décidé cette année de rendre un hommage particulier, a refusé d'apparaître. C'est depuis 1986 que la vedette a rompu avec sa carrière et décidé de se consacrer à l'Islam. Pour les critiques cinématographiques égyptiens, "c'est une erreur de rendre hommage à une actrice qui a décidé de se voiler et de couper les ponts. C'est le meilleur moyen d'encourager les fondamentalistes". C'est vers le début des années 90 que le mouvement a pris des allures de mode. La liste des converties est longue: on peut citer Soheir Ramzy, Chadia, Chahira, Noura, Hana Sarwat...
    Pour la première présentatrice de la télé égyptienne à être apparue voilée à l'écran, "c'est toute la société qui est en voie d'islamisation. Les actrices en font partie, et il n'y a pas de raison que Dieu ne leur montre pas à elles aussi la voie de la pudeur"....

    PRECISIONS

    Le MEN réagit sur les prix du livre scolaire

    Dans notre édition du 24 novembre, les termes d'un libraire spécialisé dans le livre scolaire étranger étaient rapportés. Il disait que ce type de livres coûte cher ("entre 60 et 200DH pour le primaire"). Le Ministère de l'Education Nationale, pour lever toute équivoque, nous précise: "Les prix des livres scolaires officiels marocains du primaire sont assez bon marché eu égard à leur qualité, au niveau de la présentation, des illustrations, de la reliure et du papier (ceci bien entendu en conformité avec les dispositions arrêtées dans les cahiers des charges). Ils varient entre 5,45DH et 19,65DH. D'ailleurs, à titre d'exemple, l'ensemble des livres et cahiers d'exercices (au nombre de quatre) pour la première année de l'enseignement fondamental coûtent t en totalité 40,05DH".

    Un arrêté du Premier ministre fixe à chaque rentrée scolaire les prix du livre de l'enseignement fondamental. Le MEN affirme que "si les prix des manuels scolaires au Maroc ne sont pas chers comparativement à ceux des pays voisins, cela est dû essentiellement aux conditions de maîtrise de ce domaine et aux procédures suivies par le Ministère de l'Education Nationale. Ce qui garantit le meilleur produit pédagogique possible à des prix à la portée de l'ensemble des élèves marocains. Les professionnels du livre au Maroc participent activement à cette politique et assument leur responsabilité pleinement et consciencieusement".

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc