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    Par L'Economiste | Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

    Le choc du vote de Strasbourg


    LE refus du Parlement de Strasbourg de donner son accord au protocole d'aides destinées au Maroc, a soulevé une émotion considérable: surprise et incompréhension dans les mileiux d'affaires, indignation dans les milieux politiques. Des appels ont été lancé pour que le Gouvernement marocain durcisse sa position dans les négociation en cours sur l'accord de pêche. Le ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères et de la Coopération a commenté en termes forts et durs le vote du Parlement européen et a évoqué «l'époque coloniale».

    M. Mattutes, commissaire européen chargé des relations avec les pays du Sud de la Méditerranée, tout en prenant la précaution de dire qu'il «respectait la décision» des élus, a indiqué qu'il la «regrettait» et qu'il s'agissait «d'une situation temporaire». De source proche de la Commission, on marque aussi sa «surprise» et on rappelle que le Conseil et la Commission ont le pouvoir de représenter rapidement le texte. On souligne aussi que les entreprises qui souhaitent user de facilités, telles que celles de la BEI, «n'auront pas a en souffrir».
    L'analyse des votes fait apparaitre que 16 voix sur les 260 nécessaires, ont manqué au Maroc. L'opposition vient des formations socialistes des pays du Nord de la Communauté (grande Bretagne et Allemagne notamment), tandis que les socialistes des pays du sud ont voté pour ou se sont abstenus. A Rabat, on estimait ce mardi dans les milieux des hauts fonctionnaires, que «l'affaire se dégonflerait rapidement» mais qu'elle devrait «servir de leçon»: d'abord pour cesser de considérer que les relations avec la Communauté sont «sûres à tous les coup» et ensuite pour «remodeler» les formes d'interventions auprès des diverses instances communautaires.

    La Guerre du Golfe: in mémoriam


    L'ANNIVERSAIRE du déclenchement de la Guerre du Golfe qui avait bouleversé les esprits et créé, ou fait apparaitre, de profondes fractures civilisationnelles, est presque passé inaperçu. Les médias et le monde politique international n'ont guère dépassé le stade de la publication de bilans, peu fiables. A l'époque, peu de Nations et peu de populations s'etaient senties en dehors du conflit et les investissements psycho-politiques, notamment au nord et au sud de la Méditerranée, avaient été extrêmement puissants, rendant délicates à tenir les positions de «raison garder» comme celle du Maroc.
    Née de la guerre du Golfe et de la fin de la coexistence pacifique («équilibre de la terreur» entre l'URSS et les USA), est apparue la proposition d'un nouvel ordre international. Il est conçu comme reposant davantage sur le Droit et appuyé par la menace d'interventions militaires coalisées en cas «d'infraction». Il a eu quelques applications en Afrique et a débouché sur les Conférences de Madrid et de Washington, mais dans l'ensemble la proposition reste floue et décevante.
    Renforcée avec le traitement des informations sur la Guerre et autour de la Guerre, les interrogations à propos des déformations volontaires ou involontaires des données ont agité les opinions publiques dans le monde, comme elles ont émus les milieux politique et les professionnels de la médiatisation. Cependant, l'espoir d'en voir naître un consensus déontologique s'est éteint, comme le montre la ré-apparition «d'informations» visiblement non relativisées sur le potentiel militaire irakien actuel.

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