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Economie

Regain d'activité mais encore timide

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

Les résultats du premier trimestre devraient être moins bons que prévu, compte tenu notamment de l'attentisme qui a accompagné la formation du gouvernement. Finalement, le bon alterne avec le moins bon.


LE premier trimestre affiche une mine de temps perdu. L'attente qui a suivi les législatives a refroidi l'enthousiasme des chefs d'entreprise. Les chiffres disponibles même s'ils sont partiels font apparaître une tendance contrastée. L'enquête de conjoncture réalisée par la Direction de la Statistique au titre du premier trimestre présageait déjà des résultats mitigés.
La production minière devait être moins importante qu'au cours de la même période l'année précédente, marquant une légère hausse de 1%. L'industrie de transformation devrait connaître la même évolution. Sur le terrain, quelques indicateurs corroborent cette tendance. A fin janvier, les crédits d'équipement à long et moyen termes accusent respectivement un recul de 2,93 et 0,85%. Autrement dit, l'investissement semble avoir globalement pris un coup d'arrêt.
Pourtant, l'économie fait preuve d'une solide résistance. En témoigne l'activité portuaire et la consom-mation énergétique.

Au terme du mois de mars, la première a connu un bond de plus de 10% par rapport à la même période de 1997, alors que les prévisions portaient sur une hausse de 4,7%. En volume, le trafic a totalisé 12,4 millions de tonnes, dont 6,72 millions à l'import. Ce dernier poste a toutefois été en deçà des attentes. Il n'a progressé que de 16,2% au lieu des 19,1% prévus. La plus grande partie du tonnage à l'import est le fait du trafic vrac et solide. Il n'en demeure pas moins que le trafic «unitarisé», qui traduit véritablement le niveau d'activité industrielle, affiche également une forte hausse. Les réalisations sont supérieures de 21% aux prévisions. Le tonnage débar-qué est 722.988 tonnes en progression de près de 27% par rapport au premier trimestre 1997. Quant aux exportations, elles se sont bien tenues. L'augmentation est de 4,7% à 5,4 millions de tonnes, au lieu d'un recul programmé de 5,4%. Au niveau du trafic «unitarisé» à l'export, il augmente de près de 11%, à 590.220 tonnes.

La seconde, à savoir la consommation électrique, a été bien soutenue durant ce premier trimestre. L'énergie appelée nette s'est élevée à 2.932, 9 GWh, en hausse de 5,2% par rapport à la même période en 1997. Les entreprises auront été gourmandes en énergie, quand bien même elles se plaisent toujours à invoquer l'atonie de la demande. Si c'est réellement le cas, la relance ne viendra pas, pour l'instant, des dépenses publiques. Et pour cause, le gouvernement est plutôt préoccupé par la réduction du déficit budgétaire enregistré au cours des trois premiers trimestres de l'exercice budgétaire 1997-1998.

Dans les faits, les prix connaissent un léger regain de tension. L'indice du coût de la vie a enregistré une hausse de 0,7% à fin mars. Il devrait progresser de 3% pour 1998, tranchant nettement avec la situation quasi déflationniste de 1997. L'évolution actuelle pourrait toutefois résulter d'une pression de la demande, alors que l'offre reste serrée du fait de l'absence de stocks conséquents.
En définitive, l'attentisme du premier semestre conjugué à la raréfaction des pluies entre la mi-février et la fin mars va peser sur les performances de l'économie en 1998. Au lieu d'un maximum de 11%, le PIB ne devrait croître que de 6,8%, compte tenu d'une production céréalière ne dépassant pas 65 millions de quintaux. Rien n'est cependant définitif. Si les milieux d'affaires accueillent favorablement les orientations du gouvernement, le secteur non agricole pourrait présenter une allure plus vigoureuse.

Fatima MOSSADEQ & Alié Dior NDOUR










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