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    Economie

    Réformes des établissements publics
    Le plein d’investissements en 2006

    Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

    . Deux liaisons ferroviaires dans le Nord pour 4,72 milliards de DH. Encore 4,7 milliards de DH dans des projets d’agriculture. Les dettes de 100.000 petits agriculteurs annulés pour 1 milliard de DHL’Etat rappelle ses échéances. Le rapport de la direction des établissements et participations publiques (DEPP) accompagnant le projet de loi de Finances 2006 liste les réformes programmées dans chaque secteur et souligne les investissements correspondants. Dans les transports, la nouvelle Société marocaine des chemins de fer (SMCF) entre en activité en janvier prochain. Elle construit de nouvelles lignes et exploite commercialement le réseau avec des opérateurs privés. L’ONCF s’engage dans la desserte de Tanger Med et la liaison ferroviaire Taourirt-Nador, pour 4,72 milliards de DH pour les infrastructures et 1,18 milliard pour le matériel roulant. En tout, l’Office investira 15,47 milliards de DH d’ici 2009 pour améliorer son offre, dont 11,48 milliards à financer par des emprunts. L’amélioration des services publics concernera également celle des ports avec la séparation des fonctions régalienne, de régulation et commerciale. L’Odep sera scindé en une agence d’autorité portuaire et une société d’exploitation des ports (SODEP). Une convention de concession devra être signée entre les deux entités pour la définition des obligations mutuelles et le partage des fonctions, des actifs et des effectifs. Une échéance attendue avec impatience par les professionnels du secteur. Toujours dans les transports, le sort des Régies autonomes de transport urbain de Casablanca (RATC) et de Rabat-Salé (RATR) sera tranché en 2006. L’apurement du passif total de la régie de Casablanca qui s’élève à 470 millions de DH a commencé en 2005. Deux coliquidateurs ont été désignés à cet effet. Pour la RATR, il sera question également d’apurer le passif total et de liquider la structure.Des expériences douloureuses et une catastrophe sociale que l’Etat a fait le choix d’éviter coûte que coûte en introduisant la formule de contrat-programme. Parmi les entreprises publiques qui en ont bénéficié jusque-là, trois d’entre elles pour qui 2006 sera une année d’investissements et de développements tous-azimuts. Des entreprises à surveiller de près car, une fois leurs finances rééquilibrées, elles sont capables de créer autour d’elles une vraie dynamique économique dans des domaines pointus. C’est le cas de la Comanav qui s’engage dans un programme de développement de sa flotte et s’ouvre sur le continent noir avec un premier projet opérationnel au Sénégal. Ou encore de RAM qui, elle, ambitionne de développer, outre ses métiers de base, trois activités autour de l’industriel, l’hôtellerie, les services et les innovations. L’Etat ambitionne pour le transporteur aérien une plus grande compétitivité, une amélioration de la qualité de service et une maîtrise des coûts. L’Onep profitera en 2006 d’un nouveau contrat-programme au titre de la période 2005-2008 pour développer ses capacités. L’office avait bénéficié de deux augmentations de prix de 6,75% en 2000 et 4,5% en 2003 pour retrouver sa capacité bénéficiaire. Après l’eau, l’électricité. Le projet de libéralisation progressive de ce dernier secteur se poursuivra en 2006. Une réforme de la distribution des deux activités ainsi que l’assainissement liquide réorganisera le secteur en termes d’opérateurs, métiers et taille d’exploitation et introduira un nouveau système de régulation. Le pays sera subdivisé en 7 à 10 zones de distribution, dont 3 déjà attribuées à des privés. Parent pauvre de l’action gouvernemental, l’agriculture a connu quelques éclats avec le partenariat sur les terres de Sodea et Sogeta. Sur 44.000 hectares distribués, quelque 205 projets sont prévus, dont 167 déjà attribués. Un investissement de 4,7 milliards de DH, orienté à hauteur de 60% vers la production agricole, 39% vers l’agro-industrie et 1% vers l’agritourisme. Les emplois créés concernent 401 cadres supérieurs, 1.225 cadres de maîtrise et 15.464 ouvriers. Une deuxième tranche sera attribuée en 2006 sur près de 43.000 hectares. Voilà pour les grands du secteur. Pour les petits, le gouvernement procédera à l’annulation de dettes de 100.000 d’entre eux en misant 1 milliard de DH dans le Crédit Agricole.L’irrigation n’est pas en reste dans les projets de l’Etat. Les entreprises ONA-CDG-Inframan-Société du Bas Rhône et du Languedoc, regroupées au sein de la société AMENSOUSS, se sont engagées dans la réalisation et l’exploitation de l’ouvrage et le réseau de distribution d’eau d’irrigation du périmètre El Guerdane sur une période de 30 ans. Un projet qui a été estimé à 987 millions de DH. Dans les télécommunications, de nouvelles licences mobiles de 3e génération UMTS sont programmées en 2006.Le Comité de gestion du service universel prévoit la même année la mise en place de salles multimédia dans les établissements scolaires, estimé à 1 milliard de DH sur une période de trois ans. Les zones ciblées par l’Initiative nationale pour le développement humain seront servies en priorité.B. E. Y.

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