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Economie

Réforme universitaire: Les étudiants en colère

Par L'Economiste | Edition N°:1692 Le 27/01/2004 | Partager

. Des étudiants d'économie boycottent les examens. L'absence de la vulgarisation des dispositions de la réforme les préoccupeLA contestation estudiantine gagne du terrain. Après Fès, Marrakech et Agadir, c'est au tour des étudiants de la capitale de montrer leur mécontentement vis-à-vis de la réforme de l'enseignement supérieur, exprimé pendant la période des examens. Est-ce que l'Université Mohammed V de Rabat -Agdal va mal? A en croire les responsables de cet établissement, l'université est à l'abri de tous les mouvements de protestation qui ont frappé les autres établissements universitaires au Maroc. Selon son président, Hafid Boutalab, l'université se porte bien et les examens se sont déroulés dans un climat normal, malgré quelques incidents de parcours. Ce fut le cas, il y a une semaine, lorsque des étudiants de la faculté d'Agadir et de Marrakech, qui contestent la réforme, sont venus faire sortir les étudiants des salles d'examen. “Mais c'était très circonscrit et les étudiants ont repris les examens”, ajoute le président de l'Université d'Agdal. Sur le terrain, le son de cloche est différent. Après quelques mois de l'entrée en vigueur de la réforme universitaire, les étudiants affichent un air craintif, voire furieux.A la faculté des sciences économiques, relevant de l'Université d'Agdal, les étudiants de la première année d'économie, concernés par la réforme, ont boycotté les examens. Selon eux, l'examen du module comptabilité devrait être effectué en 3 heures. Sur place, “nous avons découvert que le temps accordé est de 2 heures”, explique un étudiant non sans cacher son mécontentement. De plus, les étudiants jugent que le temps accordé pour la préparation était insuffisant. Le calendrier des examens a été affiché un jour avant les épreuves. “Nous n'avons pas eu assez de temps pour nous préparer aux contrôles”, disent-ils. Les étudiants constatent l'absence de la vulgarisation des dispositions de la réforme et leur implication en tant que partie concernée par cette opération. Ils s'estiment mis à l'écart. “Nous ne savons pas ce qui se passe exactement et les règles de l'examen n'ont pas été placardées. Nous n'avons aucune idée ni sur les notes éliminatoires ni sur le système de notation. Parmi les autres griefs des étudiants, certaines promesses non tenues de la part de l'administration. “On nous a promis des classes au lieu des amphis. Nous sommes toujours à peu près 100 étudiants dans un amphi”, se lamente-t-on. Et d'ajouter que le programme est demeuré le même dans l'ensemble, à part l'introduction de deux nouvelles matières. Sur le même registre, les résultats des examens de la Faculté de Souissi à Rabat devaient êtres affichés mercredi dernier. Voilà que l'annonce est reportée d'une semaine. Les cours doivent reprendre le 16 février. Et les résultats annoncés. Les premiers fruits de la réforme seront connus aussi. Mais les étudiants sont toujours sceptiques quant à l'intérêt de la réforme. “Le refus de la réforme par certains étudiants s'explique par la non-compréhension de la finalité de ce chantier”, précise un professeur. D'où la nécessité d'ouvrir le débat sur les buts de la mise en place de la réforme. Le débat est lancé.Amal BABA ALI

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