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Economie

Réforme universitaire: Le satisfecit de l'Université Mohammed V de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:1623 Le 15/10/2003 | Partager

. La réforme pédagogique est lancée. Reste la mise en place de l'autonomie de l'université L'Université Mohammed V Agdal, doyenne des universités du Maroc, a amorcé sa première année de la réforme pédagogique avec un programme ambitieux. Une opération de sensibilisation, d'explication et d'orientation, du 8 au 20 septembre dernier a permis en effet à 6.794 inscrits de choisir parmi les 23 filières proposées cette année. Hafid Boutaleb Joutei, président de l'université, est satisfait. Lors d'un point de presse organisé au siège de l'université à Rabat, le Pr Boutaleb n'a pas tari d'éloges sur l'esprit de mobilisation des enseignants qui ont tous adhéré à la nouvelle réforme pédagogique instituée par la loi 02/00. C'est cette mobilisation qui a permis à l'Université Mohammed V Agdal d'entrer de plain-pied dans le changement. La mise en place de la réforme pédagogique a retardé néanmoins la rentrée pour certaines filières. Ce retard est justifié, selon Boutaleb. D'abord, l'Université Mohammed V Agdal a été la seule à consacrer deux semaines pour l'inscription au lieu d'une semaine pour les autres universités. Ensuite, elle a reçu plusieurs étudiants, des autres universités, dont le nombre est estimé à près de 700 étudiants soit 10% environ de l'ensemble des nouveaux inscrits. «Nous sommes les victimes de notre succès», a dit avecfierté le Pr Boutaleb. L'universitéMohammed V Agdal a toutefois beaucoup anticipé sur les autres étapes de la réforme. Le travail qui a commencé depuis trois ans entre en effet dans sa période cruciale avec la mise en application de la réforme pédagogique. Mais cette réforme n'est toutefois que la première étape d'un long chemin avant que l'université ne puisse atteindre son autonomie financière, administrative, pédagogique et scientifique que Boutaleb appelle de ses voeux. Ce projet vieux de trois ans est resté lettre morte, regrette avec une pointe d'amertume le Pr Boutaleb. Pour une simple opération de redéploiement du personnel par exemple, il est encore indispensable de se référer au ministère de tutelle. La priorité doit cependant être donnée à la restructuration de la recherche scientifique où le Maroc dispose d'atouts importants. Un projet dans ce sens est en cours de préparation au secrétariat d'Etat à la Recherche scientifique. Il sera annoncé dans les prochains mois, a indiqué Boutaleb.Mais d'ores et déjà, l'Université Mohammed V a commencé de nouvelles formules de financement de la recherche scientifique. Le budget de 15 millions de DH alloué à la recherche est partagé en effet entre l'Etat, le privé et la coopération internationale. Mais cette somme reste dérisoire comparée à d'autres universités dans le monde qui reçoivent 100 fois cette enveloppe. Boutaleb reste toutefois assez satisfait de ces rentrées par rapport aux autres universités dans le Royaume. La rentrée universitaire 2003-2004 n'a pas été sans quelques difficultés. Le déficit constaté en informatique et dans les filières des langues et communications pose en effet problème. Une réunion avec 55 enseignants du secondaire a été tenue depuis quelques jours au siège de l'université pour combler ce déficit. Le problème des bibliothèques a été également présent lors de ce point de presse. Le président de l'université a essayé d'expliquer le désordre qui a touché la gestion des deux bibliothèques de la Faculté de Souissi et celle d'Agdal. Les plans pour la construction d'une grande bibliothèque sont en cours de préparation, a promis Boutaleb.


Les projets en chantier

Pour l'achèvement de l'architecture de l'enseignement supérieur au niveau de la licence, plusieurs chantiers sont programmés. Des filières professionnelles seront proposées et celles du deuxième cycle (Master et Master spécialisé) sont en cours de préparation. La réforme des études pour l'obtention du doctorat sera lancée par la remise en question des diplômes de DEA, DESA etc. Les plus importants chantiers restent la mise en place de l'Agence nationale d'évaluation des établissements universitaires, l'entrée en vigueur de l'autonomie de l'université et la restructuration de la recherche scientifique.Noureddine FASSI

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