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    Economie

    Réforme portuaire
    Les négociations au point mort

    Par L'Economiste | Edition N°:2371 Le 28/09/2006 | Partager

    . Le Premier ministre a promis de s’occuper du dossier. Les stevedores réclament la stricte application de la loi«NON, ce n’est pas encore le point de non-retour dans les relations du ministère de l’Equipement et du Transport avec les stevedores». A en croire le président de l’Association des agents maritimes, consignataires de navires et stevedores (Assamat), Mohamed Karia, «les voies du dialogue et de la négociation demeurent ouvertes». «Nous avons été reçus, lundi dans la soirée, par le Premier ministre qui a manifesté un grand intérêt pour notre cause et qui nous a assurés qu’il allait examiner profondément le dossier». Toutefois, Karia déplore «l’absence de propositions concrètes de la part du ministère de l’Equipement et du Transport, autorité de tutelle sur les ports». «C’est à croire que nous tournons sur place sans possibilité d’avancer en ligne droite et d’aller de l’avant», affirme un stevedore.Ils sont venus des principaux ports du Maroc (Tanger, Nador, Safi, Casablanca, Agadir) pour assister au «ftour-débat» organisé à leur intention, mardi dernier, par leur association, Assamat. L’occasion pour les stevedores donc de prendre compte de l’état d’avancement des négociations avec les autorités de tutelle. Ils sont unanimes à «rejeter l’interprétation qui est faite par le ministère du texte de loi». «Nous ne demandons pas plus que la stricte application de la loi 15-02 relative aux ports et portant création de l’Agence nationale des ports (ANP) et de la Société d’exploitation des ports (SODEP)», renchérit un agent maritime opérant au port de Casablanca. Cette loi a introduit le concept de concurrence pour mettre fin à la situation de monopole en encourageant la participation du secteur privé dans les activités portuaires. Elle prévoit ainsi que l’autorisation est accordée après appel d’offres et donc aussi appel à concurrence. «Cela signifie, souligne Mohamed Karia, que c’est l’ensemble de l’exploitation du domaine portuaire qui doit être soumis à la concurrence selon les règles reprises dans un cahier des charges incluant les conditions d’amodiation et de location de l’outillage portuaire». Le président de l’Assamat, «s’étonne qu’un projet de conventions de concession du terminal à conteneurs du môle Tarik, du terminal roulier et du terminal divers au port de Casablanca ainsi que les projets de cahiers des charges qui leur sont relatifs soient élaborés et proposés par le ministère de l’Equipement et du Transport en lieu et place de l’ANP, qui elle-même n’existe pas encore». De nombreux stevedores se demandent d’ailleurs «pourquoi le département de tutelle continue à vouloir soutenir les deux entités issues de l’éclatement de l’Odep, puisqu’elles sont censées être privées». La réforme en question s’étant fixée comme objectif de rehausser le niveau de la compétitivité des ports marocains aux standards européens et internationaux, elle a donc introduit le concept de concurrence. Pour les stevedores, «cette concurrence ne joue pas encore puisque le ministère continue à privilégier l’ANP et la Sodep au détriment des autres stevedores. On sait que les deux établissements ont hérité d’importants moyens que les autres n’ont pas».


    Entre concurrence et préférence

    LA nouvelle société regroupant les stevedores, Consorport, et créée par IMTC et Comanav, a notamment sollicité du ministre de l’Equipement et du Transport «l’attribution d’une concession de terminaux à conteneurs devant lui permettre de traiter les trafics sous son contrôle, sans contrainte de capacité de stockage, de tirant d’eau et de dimension des navires». Les stevedores estiment que le plan soutenu par le département de tutelle «est de nature à accorder une nette préférence à la Sodep avec une exclusivité d’opération de grands navires. Ce plan ne répond donc pas aux objectifs fixés par la loi de compétitivité et de concurrence».Jamal Eddine HERRADI

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