×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Réforme portuaire
Que vont devenir les stevedores privés?

Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

. La loi 15-02 interdit leur objet social, la manutention. L’Assamat a introduit un recours en justiceDeux semaines après son entrée en vigueur, la réforme portuaire n’en finit pas de provoquer des remous. En effet, elle a induit une «situation de non-droit» qualifiée de «première» par de nombreux juristes. D’un côté, la loi 15-02 introduisant cette réforme a mis fin, dès le 5 décembre, à l’activité de manutention dans les ports en décidant son unicité. De l’autre, des sociétés de stevedoring qui, légalement, ont toujours droit de cité puisqu’elles n’ont pas été dissoutes, mises en faillite ou déposé leur bilan. En d’autres termes, la réforme a mis fin à leur objet social qui est, justement, l’activité manutention. Réagissant à cette situation, l’Association des agents maritimes consignataires de navires et stevedores (Assamat) a introduit un recours en justice contre le gouvernement. Le président de cette association, Mohamed Karia, estime que «la mise en œuvre de la réforme portuaire est non conforme à l’esprit même de la loi 15-02 introduisant cette réforme». Raison invoquée: «la répartition des concessions ne permet pas une réelle concurrence». Seules deux sociétés peuvent, désormais, exercer les activités de stevedoring au port de Casablanca. La première, Société d’exploitation des ports (Sodep), est issue de la scission de l’ex-Office d’exploitation des ports (Odep). Alors que la seconde, Somaport, elle a été nouvellement créée par la Comanav. «Comment deux sociétés créées par l’Etat peuvent-elles être concurrentes?» s’interroge Karia. Pour ce dernier, «il ne s’agit ni plus ni moins que d’un monopole rétrograde n’allant pas dans le sens des orientations de la libéralisation et de la privatisation». «Alors que la loi 15-02 prévoit l’encouragement de l’initiative privée, c’est tout le contraire qui s’est produit, les concessions ayant été attribuées à deux établissements publics au port de Casablanca», ajoute-t-il. Force donc est de constater que «les discussions engagées avec le ministère de l’Equipement et du Transport en vue de trouver une solution qui permet la viabilité et la pérennité des sociétés de manutention privées, dans le cadre de la loi, n’ont trouvé aucune issue». «Nous sommes pour la réforme à 100% et nous l’avons toujours été. Nous y avions appelé depuis 1973 et nous l’avons donc applaudie même si certaines de ses dispositions n’arrangent pas notre activité notamment celles permettant à l’Agence nationale des ports (ANP) de passer des marchés de gré à gré», répète à l’envi le président de l’Assamat.


Dockers: Rien n’est encore signé

L’autre situation paradoxale est à constater du côté des dockers. Le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, avait annoncé, la semaine dernière, lors d’une rencontre avec les opérateurs portuaires à Casablanca (cf. www.leconomiste.com) que les 1.090 dockers du port de la métropole «vont être intégrés à Somaport». Affirmation confirmée par le directeur général de cette société, Mohamed Hachami. «Somaport s’est engagée à reprendre la totalité de l’effectif qui relève des stevedores et du Centre d’embauche», avait-il déclaré.Seulement, «les dockers du port de Casablanca attendent toujours que le ministre de l’Equipement et du Transport signe la garantie de l’emploi qui leur a été promise par le Premier ministre en personne», indique Saïd El Hairach, secrétaire général du syndicat des dockers affiliés à l’UMT. En attendant, il semblerait que Somaport a déjà entamé le recensement des dockers. Hachami a promis que tous les dossiers seront examinés et traités d’ici le 20 décembre pour «permettre aux dockers de toucher leurs salaires de ce mois-ci». Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc