×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Réforme hospitalière
Encore des obstacles à lever

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. Trouver de nouveaux postes budgétaires. Externaliser les fonctions annexesC’est le moment d’étendre la réforme aux autres hôpitaux publics, aux Centres hospitaliers universitaires (CHU) en particulier. Les effets du changement en seront d’autant plus retentissants que ces établissements emploient l’essentiel de l’effectif hospitalier, traitent la plupart des malades et contribuent à la formation du personnel médical. A titre d’exemple, les CHU de Rabat et Casablanca comptent à eux seuls plus de 10.000 employés.Mais pour mener à bien les chantiers, il faudra revoir à la hausse les effectifs. “En l’état actuel des choses, nous affichons déjà un déficit en ressources humaines, notamment en médecins. Les besoins de la réforme aggraveront ce déficit dans les 5 prochaines années”, souligne Ahmed Belghiti Alaoui, directeur de la direction hospitalière et des soins ambulatoires (DHSA).Le gouvernement devra trancher: en l’absence de ressources suffisantes pour résorber le déficit humain, il faudra trouver des solutions de rechange. Elles existent. “Les établissements hospitaliers ont l’obligation de dispenser des soins. Priorité sera donc donnée au personnel médical et paramédical”, est-il souligné. Les autres fonctions peuvent pour la plupart être externalisées. D’ailleurs, certains hôpitaux sont en train d’expérimenter cette alternative, notamment pour la facturation et la gestion des déchets. “Un véritable marché de la sous-traitance pourrait naître à la faveur du secteur privé, dans le cadre du partenariat public/privé”. Mais au préalable, il faut déterminer le nombre de postes requis par le secteur dans les 5 prochaines années pour faciliter le travail du planificateur. Selon M. Benelkadi, directeur de la direction des ressources humaines, les besoins pour le remplacement et le développement des ressources humaines au sein du ministère de la Santé sont évalués sur la base de 3 hypothèses: 1 médecin pour 1.200 habitants, 1 infirmier pour 600 habitants, le personnel administratif et technique représente 10% de l’effectif global. Dans ces conditions, le recrutement net est estimé à l’horizon 2010, à près de 3.500 personnes, en supposant qu’il soit réparti pour moitié entre les secteurs privé et public. En 2018, il devrait concerner 6.000 personnes pour approcher les 7.000 à l’horizon 2020.En attendant de combler ses besoins, le déficit subsiste et la plupart des établissements sont en proie à une pénurie de personnel. “De plus, tout nouveau recrutement est affecté aux nouveaux établissements de santé. Et les hôpitaux fonctionnent avec 2/3 des effectifs recommandés par les normes du ministère. Enfin, la question de la relève des effectifs proches de l’âge de la retraite reste posée. A noter que plus de la moitié du personnel paramédical a plus de 20 ans de service.M. K.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc