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    Réforme des retraites: Le projet adopté au Sénat

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . Le vote définitif du texte prévu pour mercredi . La plus grosse crise que gère Sarkozy depuis son élection Après 3 semaines de débats enflammés, les sénateurs ont voté vendredi dernier la réforme des retraites. Une réforme qui provoque depuis septembre un mouvement massif de contestation et de grèves, constituant la plus grande crise depuis que Nicolas Sarkozy est devenu président, en mai 2007. En effet, le projet a été adopté avec 177 voix pour et 153 contre, malgré la poursuite du mouvement de contestation sociale contre le texte, qui a mobilisé des millions de personnes. Le vote définitif du texte devrait donc avoir lieu mercredi prochain au plus tard et le chef de l’Etat devrait remanier le gouvernement peu après, pour redynamiser son équipe à 18 mois de la présidentielle. Cette réforme doit faire passer de 60 à 62 ans l’âge minimal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans l’âge auquel il sera possible de percevoir une pension complète.L’opposition socialiste a dénoncé un «passage en force» et les syndicats ont appelé à deux nouvelles journées d’action nationales, les 28 octobre et 6 novembre. Le gouvernement compte, lui, sur les vacances scolaires pour voir s’essouffler la mobilisation. Samedi dernier, alors que le trafic ferroviaire s’est amélioré avec au moins huit trains à grande vitesse sur 10 en France et des liaisons quasi normales à l’international, la circulation sur les routes a pâti des pénuries de carburant et a été ponctuellement perturbée par des manifestations d’opposants à la réforme à Auch (sud-ouest), Besançon (est) ou La Rochelle (ouest). Le ministre de l’Energie Jean-Louis Borloo a déclaré à la mi-journée que les «difficultés» d’approvisionnement affectaient encore six stations-service sur dix dans l’ouest de la France et un tiers en région parisienne.Pour éviter que la capitale ne soit paralysée, le pouvoir a fait intervenir les gendarmes vendredi dernier afin de débloquer la raffinerie de Grandpuits, principale source d’alimentation en carburant de la région parisienne, après un ordre de réquisition du personnel en grève.Le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky, quant à lui, a jugé indispensables ces réquisitions, faisant valoir que la France importe actuellement 100.000 tonnes de pétrole par jour, au lieu de 20 à 25.000 tonnes en période normale.Après des semaines d’une mobilisation sociale largement soutenue par l’opinion publique, les Français paraissent désormais partagés. En fait, 63% d’entre eux estiment justifiée la poursuite du mouvement (selon l’Ifop), mais, dans le même temps, ils sont une majorité (56%, selon Opinionway) à considérer que les syndicats devront arrêter le mouvement une fois la réforme définitivement adoptée.Synthèse L’Economiste

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