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Economie

Réforme des retraites: Encore une étude

Par L'Economiste | Edition N°:2622 Le 02/10/2007 | Partager

. Cette fois-ci, elle sera pilotée par un cabinet international. L’appel d’offres est lancé. Les syndicats veulent un avis  «neutre»Le dossier de la réforme des retraites refait surface. Le ministère des Finances et de la privatisation vient en effet de lancer un appel d’offres international pour réaliser une étude sur les pistes de réforme du système des retraites au Maroc. L’ouverture des plis est prévue pour le 19 octobre. L’étude sera confiée à un cabinet étranger, de préférence européen. C’est du moins la demande expresse faite par les centrales syndicales lors de la dernière réunion de la commission nationale chargée de la réforme des retraites et présidée par le Premier ministre Driss Jettou le printemps dernier. En effet, les partenaires sociaux veulent un avis d’experts externes. Ils font donc « confiance dans la neutralité » des bureaux d’études internationaux. Les Finances ont contacté une dizaine de cabinets dont quatre ont déjà manifesté leur intérêt. Toujours est-il que l’opinion publique peut y voir une manière de noyer le poisson. Toutes les études actuarielles engagées depuis quelques années n’ont pas suffi à mener une réforme salutaire pour le secteur des retraites. Il faudra donc attendre au moins une année, durée de l’étude, pour voir les premiers résultats avant de les présenter à la commission nationale qui sera présidée par Abbas El Fassi. Le prochain gouvernement sera-t-il sensible à l’urgence du dossier?En attendant, la fragilité des équilibres démographiques et financiers de la majorité des régimes de retraite est établie. Un rapport de la commission technique avait recommandé en 2006 la nécessité d’introduire des réformes urgentes et mis le doigt sur la problématique de la gouvernance des différentes caisses. Si rien n’est fait, certaines caisses seraient pratiquement menacées de ne plus pouvoir servir les pensions d’ici quelques années. Rappelons que trois scénarios de réforme ont déjà été examinés par la commission nationale. Le scénario 1 maintient l’organisation institutionnelle et les mécanismes de financement actuels, tout en introduisant des réformes paramétriques pour améliorer la situation financière des régimes. Une coordination entre la CNSS et la CIMR serait alors nécessaire pour en assurer la cohérence globale. Le scénario 2 prévoit une organisation institutionnelle dualiste qui vise l’intégration de la CMR et du RCAR dans un pôle public, de la CNSS et la CIMR dans un pôle privé. Quant au scénario 3, il cible un régime unique, avec un système de retraite intégré pour l’ensemble des travailleurs.


Quatre Caisses et deux  régimes internes

Le système des retraites se compose essentiellement de quatre opérateurs, dont deux sont tournés vers le secteur public. Il s’agit de la Caisse marocaine des retraites (CMR) pour les fonctionnaires, le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) pour le personnel des établissements publics. Le secteur privé dispose de la CNSS et la Caisse interprofessionnelle marocaine des retraites (CIMR). A cela s’ajoutent deux autres régimes internes de retraites pour les effectifs de l’OCP et l’ONE. Les deux régimes sont déficitaires : le premier de plus de 32 milliards de DH et le second de 11 milliards de DH.Mohamed CHAOUI

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