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Economie Internationale

Réforme de la PAC, "une évolution nécessaire"

Par L'Economiste | Edition N°:32 Le 04/06/1992 | Partager

La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC), récemment approuvée par les Douze et saluée avec une grande prudence par Washington, est "une révolution nécessaire qui semble beaucoup mieux acceptée par les milieux agricoles que ne le laissent supposer certaines réactions à l'emporte-pièce", assure un fonctionnaire de la Commission Européenne. La réforme de la PAC préserve trois des fondements du système créé voici trois décennies: la préférence communautaire, la solidarité financière et la libre circulation des produits.
En fait, c'est le système actuel de soutien des cours qui a été profondément remanié. La baisse prévue des prix des céréales (-29% en trois ans) ou de la viande bovine (-15% sur trois ans) sera désormais compensée par des primes à l'hectare sur une base régionale.

Telles sont les grandes lignes de la réforme dont l'objectif est de promouvoir une meilleure occupation des sols, protéger l'environnement et freiner la course aux excédents en ne rémunérant que les gains de productivité. La réalisation de ce triple objectif nécessite une enveloppe agricole plus importante. Celle-ci va passer de 35 milliards d'Ecus en 1992 à 38 milliards en 1993 et 44 milliards en 1997.
Les dispositions de la réforme, qui "sont sans limite même s'il peut y avoir en cours de route des ajustements", préservent le revenu des agriculteurs puisque les baisses de prix et l'obligation de mettre en jachère 15% des terres cultivées seront intégralement compensées. Les compensations dureront au-delà des trois ans fixés et les primes auront la même "sécurité juridique" que les prix. D'ailleurs, dans le système actuel 60% des 9 millions d'agriculteurs européens vivent déjà dans un système de primes. Les aides directes au revenu seront, d'après la réforme de la PAC, versées sur la base du nombre de parcelles cultivées et de têtes de bétail. L'on craint alors de voir les agriculteurs déclarer plus de terres et de bétail pour toucher davantage de compensations.

En outre, et de par ses répercussions sur le volume des productions agricoles, et donc sur les achats de produits phytosanitaires, la réforme de l'Europe verte devrait entraîner une restructuration dans l'agrochimie, un marché de 25 milliards de Dollars. Les grands groupes agro-chimiques estiment que des reclassements d'activités attendus dans la profession vont réduire de 10 à 6 environ le nombre d'acteurs sur ce marché. Ciba-Geicy, leader mondial de l'agrochimie devant ICI et Rhône-Poulenc, évalue la baisse du marché français entre 15 et 20%, selon les cultures.

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