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    Economie

    Réforme de la PAC: Bonn abondonne l'idée du cofinancement

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    ·Petite avancée dans la réforme de la PAC

    · Bras de fer franco-allemand sur les aides directes terminé en faveur de Paris

    · Les négociations d'aujourd'hui promettent d'être difficiles



    La relation franco allemande aura finalement eu raison des différends sur la réforme de la PAC. Dans un geste de bonne volonté pour dégager la réforme de l'agriculture européenne, enlisée depuis plus d'un an, Bonn a abondonné son idée de cofinancement national des aides agricoles de l'Union Européenne. Annoncée dimanche 7 mars par le ministre allemand délégué aux Affaires Etrangères, Guenter Verheugen, cette décision est intervenue deux jours avant la reprise aujourd'hui des négociations du Conseil des Ministres de l'Agriculture des Quinze sur la réforme de l'Europe verte, entamées à la fin février à Bruxelles et deux fois interrompues.
    Dans une déclaration à l'agence de presse allemande DPA, M. Verheugen a indiqué que l'Allemagne ne défend plus l'idée de cofinancement national des aides agricoles de l'UE. Cette renonciation confère de lourdes tâches à M. Franz Fishler, commissaire européen à l'Agriculture, qui devra donc revoir sa copie sur la réforme de la PAC. Car sans le cofinancement il est difficile de mettre en place la baisse des prix agricoles garantis exigés par la Commission Européenne et la diminution de la contribution allemande au budget de l'UE.

    Paris, principal bénéficiaire des aides agricoles européennes et farouche opposant à l'option précédente, aura finalement eu gain de cause. La France considérait le cofinancement comme un pas dangereux vers une renationalisation de la PAC et un abondon des sacro saints principes de solidarité entre les Quinze qui est à la base de la construction européenne.
    Si le gouvernement français s'est dit satisfait du revirement allemand, "rien n'est encore réglé", rectifie Jean Glavany, ministre français de l'Agriculture. Malgré l'abondon du cofinancement, le ministre jugeait encore trop coûteuse la réforme présentée par la Commission Européenne.
    Pour cette dernière, les demandes des Quinze pour les trois grandes organisations communes des marchés (viande bovine, lait et céréales), dépassent largement le plafond annuel de 40,5 milliards d'Euros (plus de 430 milliards de DH) consacrés à l'Agriculture sur la période allant de l'an 2000 à 2006 et souhaité par la plupart des chefs d'état et de gouvernement de l'UE. M. Franz Fishler, évalue le surcoût à 25 millions d'Euros (265 millions de DH), dont 12 millions pour la France.
    En dépit donc de la volonté affichée par les Quinze pour clore le dossier, les négociations qui se sont ouvertes ce matin à Bruxelles promettent d'être difficiles.

    Ghassan KHABER

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