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    Politique

    Réforme constitutionnelle
    Un mémorandum commun Istiqlal-USFP?

    Par L'Economiste | Edition N°:3481 Le 08/03/2011 | Partager
    Un des thèmes de la rencontre El Fassi-Radi
    Le Premier ministre reçoit la classe politique aujourd’hui
    Le 20 février semble libérer les énergies

    Toute la classe politique surfe sur la vague des réformes politiques et institutionnelles. C’est une pression supplémentaire sur Abbas El Fassi qui compte préparer un mémorandum commun avec l’USFP pour la révision de la Constitution

    Après les petits partis, les grands. Le Premier ministre a convié les formations de la majorité et de l’opposition à une réunion de travail aujourd’hui. Les invitations ne mentionnent aucun ordre du jour. Mais tout le monde sait que Abbas El Fassi poursuit ses contacts avec la classe politique après le 20 février et les bouleversements dans le monde arabe. Déjà vendredi dernier, le Premier ministre a rencontré de nombreux chefs des petites formations. Visiblement, cette lenteur s’explique notamment par le manque de préparation de l’ensemble des partis. Ils ont été tous surpris de cette vague de contestations directe alors qu’ils avaient pris l’habitude de traiter les dossiers en coulisses. Les partis les plus avancés dans la réflexion ont des bribes sur la réforme de la Constitution basées sur la mise en œuvre de la régionalisation. Sinon, le reste apparemment avait d’autres priorités. Incontestablement, l’effet 20 février et le contexte régional alimenté par des bouleversements historiques semblent libérer les énergies. Toutes les formations de l’échiquier politique jouent à peu près la même musique. Elles réclament des réformes politiques et institutionnelles. Même le MP, qu’il y a encore quelques mois, n’y voyait pas l’opportunité, s’y est également mis. La semaine dernière, le parti de Mohand Laenser a pris de court tout le monde en mettant face à face des jeunes avec des dirigeants de plusieurs partis politiques. De son côté, le PAM a promis sa version de la réforme institutionnelle dans moins de quinze jours. Tous ces changements augmentent la pression supplémentaire sur le Premier ministre.
    Une chose est sûre: Abbas El Fassi abordera avec les dirigeants des partis la préparation des élections. Il reviendra aussi sur le recrutement de 4.304 chômeurs diplômés dans le cadre de la loi de Finances en vigueur qui a prévu la création de 18.802 postes budgétaires. D’ailleurs, un décret accordant une dérogation au recrutement sur titre des diplômés chômeurs, sans passer par le concours, vient d’être adopté par l’avant-dernier Conseil de gouvernement. Cette disposition devra courir jusqu’au 31 décembre prochain.
    Abbas El Fassi ne manquera pas de revenir sur la relance du dialogue social, surtout après que le conseiller du Souverain Mohamed Moatassim ait rencontré les cinq centrales syndicales les plus représentatives. Ces dernières ont compris que la volonté d’élaborer une nouvelle génération de réformes politique et institutionnelle est incontestable. Dans ce contexte, le Premier ministre prépare les conditions pour sortir le dialogue social de l’impasse. Il faudra donc s’attendre à de nouvelles concessions de la part de la Primature.
    Il est incontestable que le dernier rebondissement du Conseil national de l’USFP planera sur cette réunion. L’écrasante majorité du Parlement du parti veut quitter le gouvernement. Elle a donné un délai d’un mois à l’état-major pour trouver une solution. Aujourd’hui, des membres du bureau politique de l’USFP font monter les enchères. Ils réclament les réformes politiques et institutionnelles avec un agenda précis. Comprenez que les réformes constitutionnelles doivent intervenir avant les élections de 2012 comme l’ont réclamé deux membres du bureau politique. En tout cas, les désaccords au sein du parti sont profonds. Les voix qui s’expriment ouvertement le font à titre individuel. «Quand on le fait au nom du parti, c’est la langue de bois qui prime», pour reprendre l’expression d’un membre du Conseil national. Mais avant la réunion de la majorité et l’opposition d’aujourd’hui, les patrons de l’USFP et l’Istiqlal se sont rencontrés dimanche dernier. Abbas El Fassi et Abdelouahed Radi ont cherché à accorder leurs violons avant de voir les autres dirigeants politiques. Il est question de préparer un mémorandum commun qui portera sur la révision de la Constitution. Ils pourront l’élargir au PPS, membre de la Koutla. Cependant, des membres du Conseil national de l’USFP n’attendent pas grand-chose de la rencontre Fassi-Radi.

    Mohamed CHAOUI

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