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Redynamisation de la bourse: Les réactions des professionnels aux mesures de Oualalou

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. Le débat sur les incitations fiscales et la taxation des plus-values est reconduit. Le comité de suivi sera constitué dans les jours qui viennent et assurera une meilleure réactivité des autorités monétairesLes déclarations du ministre semblent avoir été bien accueillies dans les milieux financiers, bien que le marché ait réagi différemment. Après avoir ouvert en hausse, le marché a corrigé à la baisse après l'annonce du plan de sauvetage. «C'est une réaction normale. Les boursicoteurs achètent la rumeur et vendent la nouvelle pour en tirer les bénéfices», explique M. Amyn Alami, associé fondateur de CFG. Les professionnels sont ravis de l'engagement du gouvernement vis-à-vis du secteur. Pour le reste, ils se disent globalement satisfaits. Beaucoup attendent cependant la composition du comité d'experts et l'application des mesures annoncées, ce qui est tout à fait légitime. Mais sur le fond, les dispositions prises par le Ministère des Finances répondent aux attentes des intervenants du marché, d'autant que c'est le fruit de plusieurs réunions avec des professionnels. Les plus optimistes qualifient de fondateur le discours de M. Oualalou. «Il a jeté les bases d'une nouvelle réforme du marché financier», affirme M. Driss Bencheikh, directeur général de la bourse. «Sans se fixer sur la bourse, le ministre avait une vision plus opérationnelle et pragmatique du marché des capitaux». En effet, le marché monétaire est la base de l'ensemble des compartiments. Le fait de revoir la politique monétaire en diversifiant les ressources de financement du Trésor (recours aux marchés internationaux), diminuera la pression exercée jusque-là par ce dernier. La promesse d'éviter les irrégularités antérieures est ressentie comme un soulagement de la part des gestionnaires de fonds (OPCVM). L'autre mesure qualifiée de fondamentale est la révision du dispositif réglementaire relatif au placement des investisseurs institutionnels de manière à réorienter l'épargne vers le marché financier. Cela reconduit le débat sur les incitations fiscales et la taxation des plus-values. «Le volet fiscal n'est pas le plus important, mais son influence sur les investisseurs reste grande», est-il souligné. D'ailleurs, la volonté affichée par le ministre de reconsidérer la fiscalité de l'épargne des particuliers et institutionnels le confirme. M. Oualalou n'a pas manqué de souligner dans sa déclaration qu'il «intégrera, s'il le faut, une révision du dispositif fiscal actuel». Le projet de Loi de Finances prochaine apportera sûrement plus de précisions. En affichant sa bonne volonté et son engagement, le Ministère jette la balle dans le camp des professionnels qui ont ainsi les outils nécessaires pour la relance de la place. Leur responsabilité en matière de communication et de vulgarisation des nouvelles mesures est grande. Le comité de concertation doit être mis en place incessamment. «C'est une question de jours», est-il indiqué. Ce comité requiert son importance du fait qu'il est directement lié au ministre des Finances et qu'il assure un pilotage au jour le jour du marché financier dans sa globalité. Ce sont des hommes du terrain qui maîtrisent les techniques de fonctionnement des différents compartiments et qui assureront une meilleure réactivité des autorités monétaires.


Comment le Trésor y contribuera

. Le retour du Trésor sur les marchés internationaux favorisera la réallocation des ressources disponibles au profit de l'investissement privé en général et la bourse en particulierEviter de fortes pressions sur les ressources domestiques et partant sur les taux d'intérêt en faisant un arbitrage permanent entre le marché intérieur et extérieur. L'annonce faite conjointement par M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances et Abdellatif Loudiyi, directeur du Trésor lors de la présentation du plan de la bourse, a eu l'effet de bouffée d'oxygène (Cf. notre édition d'hier). Pour la première fois, Trésor et Minsitère des Finances affichent une volonté ferme de travailler concrètement afin de préserver l'équilibre des différents compartiments du marché. L'objectif ultime étant d'encourager l'épargne productive et donc utile à l'économie nationale.Les messages forts de l'autorité de tutelle ont soulagé plus d'un dans un contexte marqué par un effet d'éviction de l'épargne vers le compartiment obligataire (monétaire) au détriment du marché actions. Désormais, la politique de financement du Trésor veillera malgré l'encaissement des recettes de la privatisation de Maroc Telecom (prévu pour le premier trimestre 2001), à la préservation du marché d'une évolution erratique des taux d'intérêt. . Diversifier les sources de financementLe souci des autorités est d'éviter un scénario tel que celui de la deuxième licence GSM (été 99) où le Trésor avait choisi tout simplement de se retirer d'un marché qui regorgeait de liquidités. M. Abdellatif Loudiyi l'avait clairement annoncé lors de l'interview accordée à L'Economiste (www.leconomiste.com). “Le Trésor est décidé à aller dans le sens d'épargner au marché les variations erratiques que pourrait générer son retrait total du marché pendant un certain temps”, avait-il souligné. . Pression sur les taux Autre mesure très appréciée par le marché, l'intention du Trésor de diversifier ses sources de financement, en affichant un possible retour sur les marchés internationaux des capitaux. Et ce, avec l'objectif de limiter les ponctions sur les ressources internes. Et là encore, l'impact sur le maintien des équilibres des différents compartiments est notoire. Le retour de l'institution sur les marchés internationaux favorisera la réallocation des ressources disponibles au profit de l'investissement privé en général et la bourse en particulier. La sortie du Trésor vers l'international signifie l'accroissement des liquidités sur le marché représenté par les banques, compagnies d'assurance et caisses de retraite, mais aussi du petit épargnant.Le problème actuel de l'épargne et son orientation quasi-systématique vers le financement du Trésor. En recourant au marché domestique, l'institution exerce en effet une pression sur les taux.“La problématique trouve son origine dans l'effet d'éviction de l'épargne, déjà limitée, notamment vers les produits courts”, souligne un opérateur. Ces derniers connaissent en effet depuis un peu plus d'une année, un afflux important des épargnants. Les produits obligataires arrivent eux en seconde position avec des rendements plus attractifs que les actions. En 2000, la performance des produits monétaires s'est élevée à 6% contre 0% pour les obligataires (en 1999, celles-ci ont toutefois réalisé une performance de 14%), alors que les actions affichaient une contre-performance de 15%. “La courbe des rendements incite à l'épargne vers les placements courts”, indique M. Amyn Alami, associé fondateur de CFG. Et d'ajouter: “Dans les marchés financiers matures, la situation est inverse. Les actions rapportent plus que les obligations qui à leur tour raflent la vedette aux produits monétaires”.Yousra MAHFOUD

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