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Entreprises

Recyclage de papier : Sonacar crée une filiale pour 200 millions de DH

Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


La création de "Lex-papiers", entreprise de recyclage de papier, a nécessité un investissement de 200 millions de DH. Cette nouvelle unité, entièrement automatique, servira à approvisionner à hauteur de 30% sa maison mère Sonacar.


Le secteur des papeteries vient de s'enrichir par une nouvelle entreprise de recyclage de papier. Il s'agit de la Société Marocaine de Fabrication de Papiers, baptisée "Lex-papiers". Sa capacité de production est évaluée à 36.000 tonnes de papiers par an. La construction de cette unité, implantée dans la zone industrielle d'El Jadida, a nécessité un investissement de 200 millions de DH. Le coût de la première tranche, déjà réalisée, s'élève à 120 millions de DH, financé par un prêt à hauteur de 60%. Le reste provient de fonds propres. Le démarrage de la deuxième tranche est prévu pour septembre prochain.

"Cette unité entièrement informatisée répond aux normes européennes avec un système de chaleur géré par microprocesseur", affirme M. Aziz Jabri, directeur général adjoint de "Lex-papiers". Il explique que l'usine dispose d'une cellule nucléaire qui contrôle en permanence l'humidité, le grammage et l'épaisseur des feuilles de papier. Outre deux stations d'épuration des eaux, la nouvelle usine est équipée d'un système de récupération des eaux déjà utilisées pour les réinjecter dans le circuit. Sans cette récupération, la consommation journalière s'élèverait à 60.000 mètres cubes.

Aujourd'hui, on n'en utilise que 240, précise M. Jabri à qui incombe, en compagnie d'une douzaine d'experts italiens, le lancement de l'usine. Leur rôle consiste également à former de jeunes techniciens, lauréats de l'Institut de Technologie Appliquée qui devront par la suite prendre la relève.

Création de 80 emplois permanents


Le démarrage de cette unité industrielle a généré la création de 80 emplois permanents et de 70 temporaires.
Les produits qui sortiront de cette unité seront variés. Il s'agit ainsi du papier pour l'ondulation, des couvertures de papier ondulé et du papier pour l'offset. L'objectif est de fabriquer du papier pour l'emballage, le conditionnement et les imprimeries (en multicouches et multigrammes).

L'approvisionnement de "Lex-papiers" se réalisera à partir de la fibre de cellulose et de déchets de papiers. Pour cette dernière catégorie, la Société Marocaine de Recyclage (SMR), entreprise appartenant à M. Abdallah Jabri, PDG du groupe, fournira environ 30% des besoins. Le reste devra provenir du réseau des ramasseurs indépendants implantés à El Jadida et dans différentes villes du pays. M. Jabri reconnaît la grande qualité des déchets de papiers en provenance de Nador. La proximité de Mellilia y est pour beaucoup.

Accompagner la croissance de Sonacar


La naissance de cette nouvelle unité s'inscrit dans une logique de croissance. M. Abdallah Jabri explique que "Lex-papiers" va lui permettre d'arrêter d'importer du papier pour alimenter son usine Sonacar et d'accompagner la croissance (30% par an). D'ailleurs, le président du groupe compte, dans un premier temps, consacrer 25% de la production à Sonacar avant de passer à 50% qui reste un objectif à atteindre à terme. Le reste de la production sera écoulé sur le marché avec la fabrication de produits à valeur ajoutée à partir de la matière première qu'est le papier recyclé.

Sonacar, créée il y a 4 ans, est spécialisée dans la fabrication des caisses destinées aux machines munies d'un automatisme de remplissage. Sur ce créneau, déclare M. Jabri, l'entreprise couvre 80% des besoins du marché local.

Avec une production située entre 12.000 et 15.000 tonnes par an, Sonacar se targue d'avoir su attirer "une clientèle moderne". Outre les Brasseries du Maroc, l'entreprise fournit des emballages en caisses à papier ondulé pour la Shell, Sincomar et pour l'agro-alimentaire tourné vers l'exportation. Une autre fierté de la famille Jabri consiste à évoquer un client, la Régie des Tabacs, qui a investi 1 milliard de DH dans la modernisation des machines de son usine située à Aïn Harrouda. Sonacar "ayant pu s'adapter à temps" aux contraintes de la Régie a emporté le marché avec 80% de plus que le moins-disant. M. Jabri avance le chiffre de 250.000 caisses par mois commandées par la Régie.
En outre, il indique vendre environ 10 % de sa production des emballages à l'étranger particulièrement pour le Gabon et la Lybie. Avec ce dernier pays, Sonacar est en cours de négociation pour la fourniture de caisses pour tabac.

A ce chiffre, s'ajoute la fabrication de caisses de tomates, d'oranges et de confection, produits destinés à l'exportation. Sonacar fabrique également des palettes en cartons en fonction des dimensions souhaitées par le client. Ce procédé breveté présente l'avantage d'un gain de poids et de résistances légales.

M. C.

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