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    Enquête

    Recrutement au Maroc Forum 96 : Les qualités personnelles d'abord, le diplôme ensuite

    Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


    Plus qu'au diplôme, les entreprises s'intéressent surtout aux qualité personnelles des candidats. Maroc Forum 96, qui s'achève ce jeudi 18 juillet, confirme cette tendance.


    Les entreprises représentées au Maroc Forum(1) semblent intéressées beaucoup plus par les qualités personnelles des candidats que par leurs diplômes. Ces entreprises déclarent explicitement ne pas avoir de préférence particulière pour les diplômés des grandes écoles étrangères. Mais de l'avis des lauréats des écoles marocaines, cette préférence existe bel et bien. Elle serait même ouvertement exprimée.

    Pour les diplômés venus spécialement pour un entretien d'embauche sur place, la déception a été grande. Les entreprises se sont contentées de les accueillir et de leur donner des informations sur leurs activités. Les candidats remplissent ensuite des fiches de renseignement accompagnées de leurs CV. "C'est aux candidats de jouer. Ils ont ici une occasion de rencontrer directement de potentiels employeurs qu'ils doivent convaincre. Ceux qui arrivent à s'imposer auront certainement leur entretien", argumente un exposant.

    Profil ouvert


    Pour le cabinet d'audit et de conseil Arthur Andersen, fort de ses 40 collaborateurs, le diplôme n'est pas le plus important. Ce sont plutôt des lauréats d'écoles d'ingénieurs ou de commerce, ouverts d'esprit, curieux, exigeants et dynamiques qui l'intéressent. En fait des candidats qui apprennent vite. "Nous ne cherchons pas un profil déterminé puisque nous prenons en charge la formation de nos recrues", souligne un animateur du stand Arthur Andersen. Cette formation, assure-t-il, est complétée par des stages internes et à l'étranger. Son concurrent, Coopers & Lybrand, lui, fixe ses besoins: des financiers ou des ingénieurs disposant d'une culture financière. Présent l'année dernière, le cabinet a recruté essentiellement des Iscaïstes et un lauréat de Sup de Co Lyon.

    Industries Marocaines Modernes, IMM, une entreprise qui emploie 973 personnes (ouvriers, cadres et techniciens confondus), affiche à l'entrée les profils qu'elle recherche et même le nombre. Ainsi, elle a besoin de 15 personnes pour l'usine, de 5 pour le marketing, d'un collaborateur pour les études de marché, de 4 pour les finances et de 4 autres pour les ventes. "Le forum constitue pour nous une occasion de rencontrer un grand nombre de candidats potentiels", soulignent les animateurs du stand IMM. Fraîchement recrutés, ces candidats ont été dépêchés spécialement pour faire partager leur expérience d'intégration dans l'entreprise.

    Le secteur bancaire est fortement représenté. La SGMB, le Crédit du Maroc, la BMCE, la BMCI et le CIH multiplient les slogans pour vanter les avantages qu'ils offrent à leur personnel et semblent avoir besoin des mêmes profils: commerciaux, analystes financiers et formation en marketing.
    Si la plupart des entreprises sont venues chercher leur oiseau rare, d'autres sont là pour évaluer la demande d'emploi. Le Ministère des Finances a fait le déplacement essentiellement en vue de constituer une base de données des chercheurs d'emplois pour d'éventuels recrutements. Des entreprises ont également profité de l'organisation de ce Forum pour exposer leurs produits. C'est notamment le cas de Diffusion Directe, un distributeur de matériels informatiques venu faire la promotion de ses machines et logiciels éducatifs et instructifs. La présence du Ministère de la Formation Professionnelle visait surtout à informer les jeunes visiteurs sur les opportunités de formation offertes actuellement par les organismes de formation professionnelle.

    Parallèlement à la création d'emplois, les organisateurs de Maroc Forum ont pensé à la création d'entreprises. Ainsi, au stand de la Fondation Banque Populaire pour la création d'entreprises, les entrepreneurs en herbe ont pu prendre connaissance des possibilités d'assistance qui sont offertes.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Cf L'Economiste du 11 juillet 1996.


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