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Economie Internationale

Record de capitaux privés vers les PVD en 1996

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

Les flux de capitaux privés investis à long terme dans les pays en développement ont encore atteint un niveau record en 1996 pour la sixième année consécutive, mais l'aide publique au développement, elle, s'est réduite considérablement, selon un bilan annuel de la Banque Mondiale sur «Les finances du développement» publié le 23 mars.


Les flux de capitaux privés ont représenté 244 milliards de Dollars en 1996 contre 184 milliards en 1995, soit une augmentation de 60 milliards. C'est aussi cinq fois plus qu'il y a six ans. Sans vouloir faire de prévisions pour 1997, le chef économiste de la Banque Mondiale, Joseph Stiglitz, a estimé qu'il serait «surpris» si ces flux ne continuaient pas à augmenter l'année prochaine.
L'aide publique au développement a en revanche reculé de 12 milliards de Dollars, à 41 milliards contre 53 milliards en 1995. Au total, les flux de capitaux à long terme se montent à 284,6 milliards de Dollars contre 237,2 milliards l'année d'avant, dont 86% de fonds privés contre 82% en 1995.
Ce recul de l'aide publique «représente un sérieux problème», a souligné M. Stiglitz, notant que les pays les plus pauvres qui sont les plus nombreux ont besoin de l'aide publique car ils ne peuvent emprunter sur les marchés internationaux.
L'aide internationale va aussi à des secteurs cruciaux pour le développement, comme l'éducation et la santé, secteurs qui n'intéressent pas les capitaux privés à la recherche d'un retour sur leurs investissements, a noté en substance l'économiste de la Banque Mondiale.

En effet, un petit nombre de pays, seulement une douzaine, attirent à eux seuls 73% des investissements étrangers, un progrès toutefois par rapport à 1990 où ils attiraient 84% des flux de capitaux. Hormis la Chine et l'Inde, les pays à bas revenus ne reçoivent que 3% de ces fonds, a noté M. Stigliz.
En tête des pays les plus dotés de capitaux privés viennent la Chine avec 52 milliards de Dollars contre 44,3 milliards en 1990, le Mexique qui a repris la deuxième place avec 28,1 milliards contre 13,1 milliards et l'Indonésie avec 18 milliards contre 11,6 milliards. Suivent la Malaisie (16 milliards contre 12 milliards) et le Brésil (14,7 milliards contre 19 milliards).
Le continent africain au Sud du Sahara a attiré moins que la Thaïlande à elle seule (respectivement 11,8 milliards contre 13,3 milliards) mais c'est toutefois dix fois plus qu'au début des années 1990, note la Banque Mondiale.
Tous les types d'investissements privés ont progressé l'année dernière.
Les investissements en portefeuilles (actions et bons) ont grimpé de 31 milliards de Dollars à 92 milliards.

L'émission de bonds dans les pays émergents, particulièrement forte en Amérique latine, a progressé de 17 milliards de Dollars à 46 milliards. Les investissements en actions sont aussi en progrès de 14 milliards à 46 milliards également.
Après la crise du Peso fin 1994-début 1995, le Mexique est clairement revenu sur les marchés internationaux, empruntant près de 18 milliards de Dollars en bons.
En Asie, les Philippines, l'Indonésie, la Chine et la Thaïlande ont été particulièrement actives. «Les investisseurs sont en outre devenus plus mûrs et ont mieux mesuré les risques de leur gestion», a souligné Joseph Stigliz.

Les investissements étrangers directs (participation dans des entreprises) ont également fortement progressé pour représenter 110 milliards de Dollars contre 95,5 milliards un an plus tôt et quatre fois plus qu'en 1990. Les privatisations, la libéralisation de secteurs comme les télécommunications ou la production d'énergie attirent une bonne part de ces investissements.
Enfin, les prêts des banques commerciales prennent de la vigueur, se montant en 1996 à 34,2 milliards de Dollars contre 26,5 milliards en 1995. La Banque Mondiale prévoit encore une extension de ces prêts l'année prochaine.
Dans cet environnement favorable aux pays émergents, le rôle de la Banque Mondiale devient de plus en plus «complémentaire» pour soutenir les pays les plus pauvres et les secteurs de l'éducation et de la santé, a conclu M. Stiglitz.

AFP





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