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    Economie

    Recherches halieutiques: Les nouvelles missions de l'Institut

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    · L'Institut National de la Recherche Halieutique se redéploie sur le littoral

    · Un nouveau métier: Les technologies de production et de valorisation

    · Un budget renfloué de 26 millions de DH supplémentaires pour les cinq prochaines années


    Près de 30% des captures de la flotte nationale ne sont pas comptabilisées en raison de fausses ou de non-déclarations. Le constat émane du Plan quinquennal 1999-2003 du Ministère des Pêches Maritimes et renseigne sur la défaillance du système d'information dans ce secteur. Aussi, le redéploiement de l'INRH (Institut National de Recherche Halieutique) sur le littoral marocain se veut-il comme l'une des réponses à ce dysfonctionnement.
    Situés sur les villes de Dakhla, Laâyoun, Agadir, Casablanca, Nador et Tanger, les centres régionaux de l'INRH comptent en effet combler le déficit en matière de collecte des données de la biomasse locale.
    S'ajoutent à cette armada de centres régionaux de recherche deux unités spécialisées situées à M'diq et à Tétouan. Destinées à étudier le thon rouge et l'aquaculture, ces deux unités sont équipées de stations pour évaluer la salubrité du littoral. Et c'est justement l'une des cinq missions «génériques» de l'INRH que le Plan quinquennal a mise en valeur.

    Cinq principales missions


    En fait, le redéploiement stratégique de l'INRH répond, non seulement à un impératif d'un suivi de proximité de la ressource halieutique, mais aussi à celui d'une différenciation des méthodologies adoptées en fonction de chaque environnement marin.
    De la science au politique, il n'y a parfois qu'un pas qu'il peut s'avérer périlleux de franchir. Et pour cause, les programmes à moyen ou long terme élaborés par l'Institut sont à la base des stratégies alternatives d'aménagement et de développement que l'administration de la pêche met en oeuvre. «C'est aussi à la lumière des études scientifiques de l'Institut que nous avons pu vérifier que l'accord de pêche conclu avec l'Union Européenne mène à une surexploitation de la ressource halieutique et ce, compte tenu de l'effort de pêche déployé», affirme en substance M. M'hamed Sedrati, directeur général de l'INRH. La frontière entre le biologique et le politique devient donc floue.
    Moins floues, en revanche, sont les «nouvelles» missions de l'INRH. La déclinaison de ces dernières est plus ou moins reproduite par la structure organisationnelle de l'INRH (projet d'organigramme). «L'adoption de cette organisation opérationnelle, à l'instar des instituts de recherche halieutique de par le monde, permet de développer une plus grande synergie entre les différentes structures de l'INRH.
    Outre l'étude de la qualité des eaux du littoral, les autres missions s'articulent autour de quatre domaines d'intervention. Il s'agit de l'évaluation des ressources et l'étude océanographique et de l'aquaculture. Les deux autres missions viennent en complément des trois premiers et portent sur la connaissance économique et sociologique du secteur des pêches maritimes ainsi que la mise en place d'un nouveau métier: la technologie de production et de valorisation.


    Plan quinquennal: 430 millions de DH


    CRÉÉ par Dahir(1) en 1996, l'INRH n'est toutefois pas un récent organisme. En fait, ce n'est que le nom et le statut qui ont changé. Car l'institut existait depuis 1947 sous le nom de d'Institut Scientifique des Pêches Maritimes. Rattaché comme département à l'ONP en 1967, cet organisme souffrait d'un manque d'autonomie. «C'est probablement dû à une conception des autorités publiques qui n'accordaient pas suffisamment d'intérêt au rôle de la recherche dans la gestion des ressources halieutiques, certes renouvelables, mais qu'il faut gérer avec précaution», conteste subtilement M. Sedrati.
    Aujourd'hui, «la conception de l'actuelle administration des pêches a bel et bien changé au point que le ministre des Pêches Maritimes affirme que son véritable cabinet est celui de l'INRH», note, mais cette fois-ci avec satisfaction, M. Sedrati. Avec 60 millions de DH par an, le budget de l'INRH alloue au fonctionnement et à l'équipement la même proportion, soit 30 millions de DH chacun. La part de l'Etat dans le financement du budget se limite à 18 millions de DH pour l'équipement et à 5,5 millions de DH pour le fonctionnement. Le reste, quant à lui, émane du contribuable sous forme de taxes parafiscales. A rappeler que le Plan quinquennal prévoit, pour le budget de l'Institut une enveloppe globale de 430 millions de DH pour les cinq années à venir, soit un montant supplémentaire de 26 millions de DH par an.
    Par ailleurs, l'INRH a élaboré un projet de statut concernant la gestion et l'organisation du personnel. Objectif: coordonner les activités, évaluer les compétences, rechercher l'excellence..., «bref, un pacte de bonne gestion», précise M. Sedrati.
    Ainsi, trois possibilités sont offertes pour les candidats ambitieux de grimper les échelles de la science et de la hiérarchie. D'abord, un accès aux nouveaux grades par évaluation. Ensuite, ceux qui ne veulent pas courir ce risque peuvent conserver leur indice, échelle et grade. Et enfin, pour grimper plus vite, le personnel peut demander un contrat de probation afin de se préparer à l'évaluation en vue d'accéder aux nouveaux grades.


    (1) Dahir n°1-96-98 en date du 29 juillet 1996 publié dans le Bulletin Officiel du 7 novembre 1997).

    Hassan BOUCHACHIA

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